Canailles lance l’album Ronds-Points dans un party à guichets fermés

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C’était jeudi dernier au Cabaret du Mile-End que le groupe Canailles a lancé son 2e album (et premier vinyle!) : Ronds-Points. Dans une salle où tous les billets ont été vendus, (ainsi que leur premier billet scalpé!), les huit membres du groupe ont su faire lever la foule avec leurs rythmes country/blue-grass endiablées durant un show d’environ presque deux heures.

CANAILLES04Dès les premières notes de Titanic, Canailles a donné le ton à la soirée. On a rapidement compris que le party était pour lever, puisque plusieurs fans dans la foule chantaient déjà toutes les paroles du single. Les tounes plus calmes comme Poisson d’avril et Berceuse pour les plantes ont calmé un peu la fête car on sentait que la foule avait hâte de se remettre à danser. Erik Evans nous a rassuré en disant « On va bouger tantôt, on vous oublie pas! »

Durant la chanson Fromage (la superbe toune de 10 minutes), le collectif a levé la barre haute en nous montrant de quel bois ils se chauffent. La chanson se terminait avec jam intense de 5 minutes qui a créé tout un mosh-pit survolté. D’ailleurs, juste avant la chanson, la front-woman Daphnée avait un cadeau pour nous, c’est-à-dire d’envoyer un morceau du décor (une gigantesque tête en papier mâché) dans la foule. « Détruisez-le!! » s’écria-t-elleau grand plaisir de la foule. En fait, tout le décor y a passé. Durant le rappel, c’est le gros fauteuil en carton qui a goûté à sa destruction!

La soirée s’est terminé avec une averse de bouteilles de champagne et de confettis, sous le tonnerre d’applaudissements de tout le Cabaret.

On peut officiellement dire que Canailles, c’est un vrai groupe de party qui sait commencer s’amuser avec son public. Multi-instrumentiste, énergie contagieuse et des rythmes accrocheurs, c’est la recette parfaite! J’ai déjà hâte de les revoir au Cabaret La Tulipe le 2 octobre, mais d’ici-là, le groupe se promènera partout au Québec.

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Francouvertes: les demies-finales

Francouvertes: les demies-finales

Lundi, mardi et mercredi soir dernier avaient lieu les demies-finales des Francouvertes au Lion d’Or. Lancé au mois de février, le concours qui fête cette année ses 18 ans présentait en première ronde 21 artistes francophones de la relève québécoise. Après 7 soirées de préliminaires, les 9 premiers artistes au classement allaient ensuite s’affronter lors de 3 soirées de demies-finales. On a pu assister à la soirée de lundi, où s’affrontaient P.A.P.A., Bobby One et Philippe Brach.

P.A.P.A. (Pas d’Argent Pas d’Agent) a ouvert la soirée de façon originale mais un peu maladroite vu les circonstances : la lecture d’un poème sur une note si dramatique a quelque peu semé le doute dans la foule dès le début du spectacle. Sans trop de cérémonie, on est passés à la partie musicale. Malheureusement, le son manquait d’ajustement et on distinguait mal les paroles du rappeur. Ce n’est que grâce aux pamphlets des paroles distribués à l’entrée qu’on pouvait deviner des textes travaillés et réfléchis. On a pu remarqué la présence aux claviers de Christophe Dubé, connu aussi pour son projet solo électro très intéressant, CRi. Malgré une prestation peu convaincante, on s’intéresse quand même au son de P.A.P.A., qui semble plus réussi en numérique qu’en live.

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Ce fut au tour de Bobby One, qui a fait lever le party pour de bon. Les 4 musiciens et 2 rappeurs nous ont livré des rythmes puissants et des paroles percutantes, le tout pour créer une ambiance de fête très réussie. On a pu reconnaître plusieurs supporters du groupe dans la salle, qui ajoutait encore à l’ambiance avec leurs cris et leurs applaudissements fréquents. Au contraire de P.A.P.A. par contre, j’ai préféré la prestation live que l’écoute en ligne.

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Pour clôre la soirée tout en douceur, c’est Philippe Brach qui est finalement monté sur scène avec ses musiciens. Enjoué, nonchalant, surprenant, il nous a joué plusieurs morceaux très réussis : des textes à la fois drôles et touchants sur un ajustement sonore très harmonieux. Il a aussi ponctué ses chansons de quelques histoires amusantes par-ci par-là, pour faire de chaque minute de la prestation un moment agréable. Monsieur Brach sort son premier album le 22 avril prochain sous l’étiquette de Spectra, et il est déjà disponible en ligne (!!!).

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Après vote du public et délibération des jurys, on nous a annoncé le classement : Philippe Brach en première position, Bobby One en seconde, laissant la troisième place à P.A.P.A. C’est donc Philippe qui passera en finale.

Le concours s’est poursuivi mardi et mercredi pour déterminer les 2 autres participants qui passeront en finale des Francouvertes eux aussi. Mardi, c’était au tour de Joëlle St-Pierre, Maritza et Julie Blanche de se disputer la première place, et mercredi, lors de la troisième et dernière soirée des demies-finales, on a pu entendre Deux Pouilles en Cavale, Les Hôtesses d’Hilaire et Jacques Bertrand Junior. Julie Blanche et Deux Pouilles en Cavale ont remporté la première place dans leur soirée respective. C’est donc ces derniers qu’on aura la chance de revoir aux côtés de Philippe Brach le 12 mai prochain, au Club Soda, pour la grande finale du concours.

Pour plus d’infos, consultez le site des Francouvertes!

Les Francofolies nous font des cadeaux cet été

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Mardi dernier, la 26e édition des Francofolies de Montréal a dévoilé sa programmation de concerts en salle uniquement. Un festival qui se déroulera du 12 au 17 juin et déjà je peux vous dire que j’ai quelques X à mon agenda ! Les billets sont en vente dès aujourd’hui à 12h via leur site web. Je vous conseille de vous dépêcher, ça va partir rapidement ces concerts-là ! La programmation gratuite extérieure sera annoncée au début du mois de mai.

Voici une sélection, presque jour par jour, de ce qu’on ne veut absolument pas manquer cet été !

Vendredi 15 juin

Fioritudes - Salle Wilfrid-Pelletier – PdA

Un grand spectacle d’ouverture pour cette 26e édition des Francofolies, avec le spectacle de l’album Les Fioritudes auquel auront participé Antoine GrattonCatherine Major, Alexandre DésiletsMarie-Pierre Arthur, et plus. Serge Fiori ne faisant plus de concert, l’équipe des Francofolies a tout de même tenu à rassembler ces musiciens sur scène pour un spectacle unique !

Monogrenade - Gesù – Centre de créativité

Nous avons adoré le dernier album, Composite, de Monogrenade. Un son cosmique, atmosphérique, mais ô combien réussit ! Nous avons d’ailleurs très hâte d’entendre le tout sur scène, où nous croyons vivre une immersion totale. Relisez notre critique juste ici !

Dimanche 15 juin

Fontarabie - Théâtre Maisonneuve – PdA

Le nouveau projet de Julien Mineau est sans aucun doute très bien réussi ! Après avoir pris deux années sans Malajube, il nous arrive enfin avec un projet unique, qui fait autant place aux films d’horreur qu’aux génériques d’Harry Potter. Une ambiance atmosphérique comme on en voit souvent ces temps-ci, mais empreint d’un sentiment glauque pour un résultat complètement différent, qui fait presque peur. Un projet très bien réalisé également qui nous intrigue à voir sur scène…

Mardi 17 juin

Alex Nevsky - Club Soda

Même si j’ai vu Alex Nevsky de nombreuse fois en concert, je le recommande toujours ! C’est un peu une valeur sûre. Un spectacle toujours bien réalisé, une performance qui captive les gens, qui les fait danser et sauter autant que se taire au bon moment.  Himalaya mon amour a été hautement apprécié, vous pouvez d’ailleurs lire notre critique ici, et chanter des Pa PaPaPaPa Paaaa à tue-tête parmi des centaines d’inconnus, c’est très libérateur.

Jeudi 19 juin

Jason Bajada - L’Astral (Maison du Festival Rio Tinto Alcan)

Vous l’avez peut-être vu lors de Montréal en Lumière cet hiver, dehors, dans le grand froid de la ville! Ce sera dans la chaleur de L’Astral cet été que vous aurez encore la chance d’écouter le résultat de ses bêtises en concert. Un brin nostalgique, un brin dansant, un spectacle pour se balancer tendrement.

Jason Bajada sera d’ailleurs en programme double avec Sally Folk

Philippe B –  Gesù – Centre de créativité

Philippe B nous revient avec un 4e album, Ornithologie, la nuit, qui dès la première écoute nous a séduit. Un album dont la qualité et la justesse impressionnent. Il nous fait parcourir plusieurs horizons et plusieurs styles musicaux. On retrouve énormément de sonorités sur cet album et on y ressent un travail acharné. À découvrir sur scène certainement !

Vendredi 20 juin

Dead Obies – Club Soda

Évidemment, le concert de Dead Obies ne passera pas inaperçu ! Depuis leur prestation extérieure gratuite l’an dernier aux Francofolies également, puis un autre spectacle extérieur haut en couleur durant le festival Montréal en Lumière cet hiver, le groupe du 450 nous donnent envie à chaque de fois de les suivre dans chacune de leurs prestations déjantées ! Nous avions en effet adoré l’album des gars du $ud $al que vous pouvez lire ici. Un concert qui sera sold out assez rapidement…

Pierre Lapointe – Musée Grévin

Décidémment, je ne pourrai absolument pas manquer ce concert. Pierre Lapointe est un artiste que j’admire pour sa versatilité, son originalité et pour sa capacité à se renouveler sans cesse dans un processus créatif que nul ne peut copier. En live au Musée Grévin en plus, je ne sais tout simplement pas comment passer à côté de cette opportunité !

Et évidemment, cette vidéo est complètement incroyable.

Chloé Lacasse lance LUNES

Chloé Lacasse lance LUNES

«Yeah!», s’est exclamée l’auteure-compositrice-interprète à son entrée sur la scène du Cabaret du Mile-End, mercredi dernier, constatant une salle bien remplie. C’est dans son intégralité que Chloé Lacasse nous a offert son deuxième album intitulé Lunes, accompagnée de 3 musiciens: Marc André Landry (basse, synthétiseurs), Geneviève Toupin (accordéon, guitare, piano) et Vincent Carré (batterie).

Photos par Pierrick Patry-Gobeil

C’est une performance juste et généreuse que nous a livrée la lauréate de l’édition 2011 des Francouvertes. L’ordre des chansons a donné place à une mise en scène dynamique et forte en variations de rythme et d’ambiance. Le public voyageait entre hochements de tête, tapements de pieds et position plus stoïque, surtout lors des segments piano-voix, où l’interprétation des chansons Le générique, Rester là et Encore une fois à deux pianos, nous laissait figés et attentifs. Les harmonies vocales de Marc-André Landry et Geneviève Toupin amenaient force et cohésion à l’ensemble, tout comme le jeu de baguettes de Vincent Carré, qui laissait s’échapper des rythmes tribaux entraînants. Chloé a d’ailleurs délaissé le banc de son piano à quelques reprises, pendant la pièce Le piège par exemple, pour s’avancer devant la scène et danser.

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En introduction au titre Douce incertitude, la pianiste nous a partagé son amour des mots avec la lecture du texte Une vie possible de Lhasa De Sela. Plus tard, en présentant la chanson Hello Beauty, elle a expliqué, reconnaissante, que les paroles étaient tirées d’un recueil de poèmes dont une amie lui avait fait cadeau.

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Chloé a enchaîné avec des remerciements dans les plus concis et efficaces qu’il m’a été donné de voir en spectacle. TOUT LE MONDE a été remercié: des gens qui lui ont prêté leur maison pour enregistrer, aux graphistes de la pochette, aux créateurs des teasers et du vidéo clip, en passant par Sylvie Courtemanche des Francouvertes et bien sûr, Antoine Gratton, le co-réalisateur de ses deux albums et son complice musical. Avec comme comité d’écoute lors de la production de son album, des artistes comme Alex Nevsky et Les soeurs Boulay, Chloé Lacasse est bien entourée. Elle semble aujourd’hui confiante et fin prête à laisser le fruit de son travail aux mains du public.

*Mention spéciale à la marchandise qui est magnifique; on y retrouve des chandeliers faits à la main avec des troncs de boulots!

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Petite entrevue  en 3 questions:

Qu’est-ce que marque pour toi ce 2e album?

Le premier album était plus rock, a été fait dans un esprit plus pressé. Le deuxième album (enregistré en nature) a pris son temps, il est plus proche de mes influences musicales, il a été créé avec un plus grand laisser-aller. C’est aussi un album plus «fille», avec des moments plus doux. Je me suis inspirée d’histoires qui m’entourent, pas juste de mon vécu. Les gens peuvent donc mieux s’approprier les chansons.

Quelles sont tes inspirations musicales?

J’écoute des artistes qui font des chansons douces mais énergiques, avec une touche originale, unique. Par exemple, j’écoute la chanteuse norvégienne Ane Brun, The Do et  Lykke Li.

Et pour la suite?

Une grande étape vient de se terminer, soit celle de la mise en marché. Maintenant, on va travailler sur le spectacle et faire vivre l’album.

Visionnez le clip du single Renverser la vapeur, réalisé par Daniel Abraham de DTO Films:

 

La Symphonie Rapaillée : un bijou

La Symphonie Rapaillée : un bijou

En 2008, quand la première édition des Douze hommes rapaillés a été lancée, personne ne s’attendait à ce que le projet se poursuive d’années en années. Un hommage à Gaston Miron qui avait été reçu comme un enchantement. Un second album plus tard et plusieurs concerts à leur actif, les douze hommes rapaillés feront revivre les poèmes et textes de Gaston Miron dans une tout autre formule, celle de la symphonie.  Une création originale réalisée par Louis-Jean Cormier, Martin Léon et Blair Thomson, et une musique signée Gilles Bélanger !

On retrouve à nouveau Louis-Jean Cormier, Gilles Bélanger, Martin Léon, Daniel Lavoie, Yann Perreau, Jim Corcoran, Michel Faubert, Richard Séguin, Vincent Vallières, Michel Rivard, Pierre Flynn et Yves Lambert accompagnés d’un orchestre de 24 musiciens. La musique de Gilles Bélanger reste au coeur de cette symphonie où Blair Thomson dirige le tout de façon émouvante.

Louis-Jean Cormier qui avait d’abord été approché pour réaliser cettte symphonie n’était pas trop chaud à l’idée. Disons que la «pop symphonique» n’avait jamais, selon lui, été un franc succès, lui qui dit n’avoir jamais écouté un projet qui avait fonctionné. C’est avec Martin Léon que le tout se précisera et prendra donc forme. La musique de Gilles Bélanger est sans contredit le coeur de tout ce travail. Les arrangements de Blair Thomson sont parfaitement orchestrés : on revisite carrément 12 chansons qu’on avait entendu sur les deux disques précédents, on y revoit les paroles, la musique originale, et avec l’aide de 24 musiciens c’est une dimension inégalable qu’on retrouve sur ce disque.

Une des beauté de l’album et du projet en général est l’amalgame de ces douze hommes rapaillés. Leur contraste et leur propre style fait en sorte qu’on retrouve une émotion et un genre unique à chacune des chansons. Évidemment, on peut tous s’approprier un texte ou un poème d’une façon complètement différente, et c’est cette beauté qui transparaît dans les paroles et dans l’interprétation.

Déjà, la première écoute sur disque impressionne. La dimension orchestrale nous amène ailleurs et nous donne la chair de poule. Pour moi, les textes de Gaston Miron évoquent énormément de souvenirs. Des souvenirs qui datent de l’adolescence où on est en âge de découvrir le monde autour de nous. Les cuivres, les cordes et les bois qu’on a réuni ensemble grâce au travail de Mélanie Vaugeois est magique. Ces nouveaux arrangements, la puissance de l’orchestre, la profondeur des textes, tout nous fait vivre l’intensité incomparable des mots de Gaston Miron. 

L’album nous fait revire des émotions, nous fait entendre les mots du poète d’une façon unique. Au cours de l’album, on y insère également quelques citations de Gaston Miron lors de la 2e soirée du Solstice de la poésie québécoise en juillet 1976, des paroles telles que : «Il y a une fonction sociale de la poésie qui consiste à apprendre à ne pas avoir peur de ses émotions.» C’est touchant, c’est même émouvant. La Symphonie Rapaillée est un réel bijou, un projet précieux à découvrir.

LOUIS-JEAN CORMIER  |  Au long de tes hanches
YANN PERREAU  |  Amour sauvage, amour
JIM CORCORAN  |  Mon bel amour
MICHEL FAUBERT  |  La Corneille
RICHARD SÉGUIN  |  Pour retrouver le monde et l’amour
VINCENT VALLIÈRES  |  Le camarade
MICHEL RIVARD  |  Oh Secourez-moi!
PIERRE FLYNN  |  Ma rose Éternité
YVES LAMBERT  |  Retour à nulle part
GILLES BÉLANGER  |  Parle-moi
MARTIN LÉON  |  Art poétique
DANIEL LAVOIE  |  Ce monde sans issue

 En concert avec l’Orchestre Symphonique de Montréal les 7 et 8 mai prochain!

Hot Dreams de Timber Timbre: un strip-tease musical

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J’ai le goût de commencer cette critique en remerciant les gars de Timber Timbre. Merci de remettre de l’avant la musique lente. La musique qui coule, qui fond doucement. La musique qui nous permet de s’asseoir, d’arrêter de courir et d’écouter, pour de vrai. La musique qui nous fait danser des slows, sans que ça soit cheesy. La musique qui se laisse découvrir, un strip-tease musical, couche par couche, écoute par écoute. Hot dreams, c’est drette ça : un strip-tease. C’est langoureux exposant mille, un peu romantique, un peu mélancolique, un peu étrange, un peu too much. Mais ça fonctionne tellement. Et ça nous donne le goût d’en avoir plus.

Le premier extrait au titre de l’album nous amenait tout droit dans un bordel : c’est les années 50, c’est brumeux, c’est humide. Il y a un joueur de saxo dans le coin et des filles qui se promènent pas trop habillées. On le sait, je n’ai pas besoin de vous le dire : la musique de Timber Timbre est cinématographique. Chaque chanson, c’est un portrait. Des fois, on arrive dans un film d’horreur, par exemple sur Curtains?!, où les guitares sont plus nerveuses et le drum tombe au rythme de notre cœur qui s’emballe. Des fois, on se retrouve dans un western spaghetti, avec des chansons comme This Low Commotion, une ballade suppliante, lourde comme la chaleur écrasante du désert, d’une beauté rare. Grand Canyon est également un grand moment de l’album. La chanson qui commence façon ballade country classique prend un tout autre tournant lorsque, vers la moitié, on sort les synthés, le reverb et un solo de saxophone digne de Kenny G.

Voilà une grande force de ce nouvel album : Timber Timbre, même s’ils font dans la musique ‘’lente’’ et langoureuse, ne nous ennuie pas. Ils nous gardent sur le qui-vive et nous surprennent avec des éléments uniques sur chacune des 10 tracks. Chaque chanson a sa couleur, donc, mais la ligne directrice de l’album reste extrêmement concise. Magie, vous me direz? Les gars de Timber Timbre seraient-ils des sorciers venus d’ailleurs pour nous hypnotiser et nous amener dans leur univers de vices, noir, bizarre et décalé? C’est une théorie. En tout cas, je me suis laissé prendre au jeu, je suis sous leur emprise et j’espère que vous le serez aussi.

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Hot Dreams de Timber Timbre 

**** 1/2

Disponible dans les bacs le 1er avril, mais dispo en écoute intégrale ici

Sous l’étiquette Arts and Crafts

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