À première vue, la venue de Flo Rida à l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu figurait parmi les bons coups du festival. Depuis son entrée dans les hautes sphères du hip-hop en 2008, le rappeur américain est une véritable machine à hits et c’était en l’occurrence un de ses rares arrêts au pays. Sauf que sa performance s’est avérée bancale et brouillonne.
En fait, le show a commencé sur les chapeaux de roue avec une très cacophonique In the Ayer. Les marmonnements des trois accompagnateurs de Flo Rida empiétaient sur les paroles déjà inaudibles de la tête d’affiche. C’est sans doute pour se faire pardonner de cette mauvaise entrée en matière qu’ils ont lancé des serviettes autographiées dans la foule avant d’entreprendre la suite…
Ont suivi les plus efficaces Jump, Elevator et Available, quoique le playback interférait avec le brouhaha de la bande. Autre bémol: le DJ a interrompu la plupart des pièces avant leur dénouement en déchargeant un agressant bruitage d’éclat de verre. Lassant.
On ne peut toutefois reprocher à Flo Rida un manque d’interventions auprès du public, même si parfois, ça sentait le remplissage. Quand il n’incitait pas l’un de ses acolytes à donner son bling-bling ou une montre de 2 000 $ à un membre du parterre, il cherchait des spectatrices hystériques prêtes à monter sur scène.
J’ai quitté au moment où le Floridien livrait son premier succès, Low. Les plus récentes Right Round et Sugar se faisaient toujours attendre par les jeunes en liesse près de la scène. Quant à moi, je ne m’attendais plus à grand-chose. Après tout, Flo Rida larguait ses chansons sous une tonne de décibels sans prouver un quelconque talent scénique.

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