En plus d’être un mauvais film, 2012 nous propose une trame sonore grossièrement inexacte. La fin du monde sur un air de Filter? Je leur concède que Filter laisse, albums après albums, une pressante envie de faire exploser des bombes question de mettre fin au calvaire, mais bon. L’apocalypse c’est sur du Fuck Buttons que ça se passe.

Fuck Buttons, c’est une histoire d’un band de dortoir dans un collège d’arts visuels Anglais. Parce que oui, pour avoir assez de culot pour s’appeler Fuck Button, faire ses propres vidéos et pour propulser de la musique électronique à ce niveau, il faut être un artiste british. Premier album Street Horrrsing parru l’an dernier et acclamé par la presse underground, le duo revenait plus tôt cette année avec Tarot Sport. Fuck Buttons et le producteur Andrew Weatherall ont permis une transition quasi-transparente entre les 2 albums, à l’exception d’une structure amélioré et de rythmes plus dance se fondant dans l’identité sonore unique. Une évolution marquée qui, malgré tout, prouve que même le plus poli des albums de noise demeure un album de noise.
La fin du monde dans tout ça? Et voilà. Fuck Buttons c’est l’escalade de couches d’électronique, de drums presque militaires, de drones résonnants, de cris distortionnés (créés avec rien de moins qu’un jouet-enregistreur pour enfants), d’atmoshphères hypnotisantes, qui atteint son paroxysme sous forme d’explosions complexes, calculées au quart de tour. C’est la musique sur laquelle l’humanité se défoncera les tripes lorsque le compte à rebours vers son expiration en sera à ses derniers tic-tacs. Après avoir écouté Fuck Buttons, il ne reste plus rien.
Fuck Buttons – Surf Solar
Fuck Buttons – Brighter Tomorrow (Tiré de Pitchfork’s Juan Basement)
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