Premier post. Un petit baptême que je célèbre en solo devant mon ordinateur, avec comme tapisserie sonore Odd Blood de Yeasayer. Même avec un petit peu de retard permettez-moi d’étaler ici toute mon excitation refoulée après leur concert du 2 mai dernier au National. Je me dois de la partager.
Donc, 2 mai, chaude soirée sur Montréal, il y a des amas de hipsters et autres créatures nocturnes devant le National. Les cigarettes s’accumulent sur le trottoir, les scalpers crient, moi, je suis heureuse, avec mes gougounes et Love Me Girl en tête.
Comme première partie, on a eu droit à Sleigh Bells – un duo composé de Derek Miller à la guitare et d’Alexis Krauss à la voix. La chanteuse, étrange mélange hybride entre Karen O et Evanescence, avec en prime une attitude surdémesurée et des cordes vocales féroces m’a tout de suite fait décrocher. Côté musique, des beats heavy loopés, des mélodies pop, un style indie-rock qui malheureusement était saturé au maximum. Vraiment, j’étais agressée. En plus, la climatisation me faisait friser le toupet et je ne rêvais qu’à une chose : Yeasayer. Là. Maintenant.
L’attente valait le coup. Les gars de Yeasayer ont ouvert avec The Children, une chanson noire, dense et épique. La voix robotique du chanteur résonnait dans un National plein à craquer. La foule s’est réchauffée, les gars se sont dégourdis, la vibe était bonne! Avec I Remember, le public s’époumonnait en criant à tue-tête le refrain whouah oh. Les jeunes musiciens de Brooklyn n’ont pas manqué de jouer de gros tubes tels 2080 et O.N.E. Ils ont passé d’un album à l’autre, pour notre plus grande joie. Je suis retombée en amour avec All Hour Cymbals, leur premier disque, sorti en 2007. J’ai aussi apprivoisé Odd Blood, leur nouveau bébé, que je sous-estimais. Je trouvais les tonnes de reverb et les synthés sur plusieurs chansons indigestent. Viva la deuxième chance – je l’écoute maintenant en boucle depuis deux semaines.
Bref, un concert qui m’a conquis – même si j’étais déjà vendue à l’avance! – avec ses chansons accrocheuses, une scénographie futuriste qui me donnait l’impression d’être un robot cyborg errant dans un univers parallèle, et surtout, un chanteur qui portait une “chienne” multicolore dont je dois absolument dénicher une copie conforme pour Jérôme!
e.







Yéééééééé!