My love affair dure depuis déjà bien longtemps avec ce groupe disco-house-new-wave. En fait, elle commence avec mon amour profond pour la voix androgyne d’Antony [Antony and the Johnsons] et mon côté kitch bien assumé. Sans oublier mon admiration pour le ô combien sexy Andy Butler. [Gloire aux roux, alléluia !] Ce DJ new-yorkais, figure centrale du groupe, a su s’entourer d’une belle ribambelle d’artistes éclatés. Signés sous le label DFA, ils ont sorti en 2008 leur premier album, qui a explosé sur le marché.
Mardi dernier, ils étaient de passage à Montréal, au Belmont, une salle qui, en toute honnêteté, me purge. Manque d’espace, sono qui laisse à désirer – bref, pas feng shui le truc. Mais là, j’en avais absolument rien à cirer. Andy et sa funky crew sont apparus sur scène avec leurs paillettes, leurs boubous, et leur énergie colorée. On ne pouvait s’attendre à autre chose. Les trois nouveaux chanteurs ont vite fait leurs preuves – ils étaient beaux à voir, avec leurs chorégraphies improvisées, la diversité de leurs voix, et le plaisir qu’ils partageaient sur scène. Mon bémol : ils n’ont joué que deux seules chansons de l’album – on n’a même pas eu droit à Athene – que les nouvelles chansons qui seront sur le prochain disque. Aussi, je ne peux cacher mon pincement au cœur en constatant l’absence d’Antony.
Derrière les platines, Butler a fourni un son de béton durant tout le concert. Je me suis même surprise à monter sur une plateforme et danser comme s’il n’y avait pas de lendemain ! La foule était en délire et Hercules and love affair s’en donnait à cœur joie. « We love you Montréal. » Oh God, we love you too.
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