Dimanche le 3 octobre, Centre Bell, Montréal. C’était la première fois en dix ans que Gorillaz mettait les pieds à Montréal et c’est chez nous qu’ils donnaient le coup d’envoi à leur tout premier world tour.
Alors que la foule était réchauffée par la performance de We Are Wolves, elle attendait toujours impatiamment l’arrivée de Damon Albarn et sa bande de musiciens. Les gigantesques blocs des lettres GORILLAZ arboraient toujours la scène, placés directement sous l’énorme écran géant où on était déjà tous très curieux d’y voir les personnages animés. Vers 20h40, les lumières de la salle se sont éteints et une vidéo ‘dans les loges’ avec Murdoc et 2D s’est mise à jouer, au grand bonheur et excitation de la foule.
Tout juste aprèes, l’attention s’est porté vers le stage. Un véritable orchestre de 20 musiciens était présent pour nous introduire au spectacle avec l’ouverture instrumentale (prolongée!) du nouvel album Plastic Beach. Les lettres GORILLAZ se sont ensuite allumés sur les premières notes de Welcome To The World of the Plastic Beach (avec le capitaine de bateau Snoop Dogg sur écran géant!) Et voilà, c’est parti. Le concert s’annonçait déjà extraordinaire, surtout lorsqu’on remarque la présence des membres de De La Soul et la moitié de The Clash sur scène. On vient de comprendre le prix du billet!
Chaque chanson avait son propre visuel sur scène. Que ce soit le vidéoclip officiel ou des animations inédites, chaque pièce avait sa vidéo. Le plus grand point positif de la soirée: le setlist très généreux. Pas moins de 24 pièces fuent jouées pour le grand bonheur de la foule. Les chansons s’enchainaient majestueusement alors qu’on amorçait le bal avec le joli succès 19/2000. Yukimi Nagano (aka Little Dragon) a chanté To Binge et Empire Ants en duo avec Damon alors que le chanteur soul Bobby Womack s’est occupé de Stylo et les musiciens du Syrian National Orchestra ont offert un petit jam juste avant le délicieux White Flag, interprété par De La Soul. Alors qu’on attendait tous Clint Eastwood, le succès DARE est apparu de nulle part pour nous faire danser juste avant Glitter Freeze qui a donné une belle bouffé d’air électro.
Durant le rappel, la foule a enfin reçu Feel Good Inc et Clint Eastwood pour ensuite terminer le tout avec la superbe finale en deux parties de Don’t Get Lost in Heaven et Demon Days.
Pour conlure, disons que… tout était là. Le visuel (les capsules vidéos), les invités, l’ambiance palpable de la foule, les violons, les choristes, les deux batteries… Bref, on sent que Gorillaz est un groupe solide regorgeant de talent et qui a le sens du spectacle.
Maintenant, la vraie question: c’est quand qu’ils reviennent??!!
Photo: Eva Blue – Showbizz.net
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