OK, j’avoue tout, je suis une fille de la rive-sud, plus particulièrement de Longueuil beach (ouch). Ceci étant dit, depuis ma plus tendre adolescence, je trippe sur la musique émergente, les shows, la scène montréalaise, etc. Mais, détrompez-vous, la réalité des jeunes banlieusards partageant mes goûts et intérêts n’a jamais été facile. Pensez un peu au fait que absolument tous les spectacles se donnent sur l’île de Montréal, dans des bars, plus souvent qu’autrement, à des heures pas possibles (ok, on exclut le show surprise d’Arcade Fire, ça ne comptait pas). Ayant 14 ans, un couvre-feu, et devant partir avant minuit pour ne pas rater le dernier autobus, combien de fois j’ai payé un billet de concert pour n’en voir que la première partie, et encore? Trop souvent. C’est la triste histoire de ma jeunesse.Sauf que, je remarque que je suis née beaucoup trop tôt. Ces dernières années, il y a littéralement une explosion de la démocratisation des spectacles en marge de Montréal. Tout pour satisfaire des jeunes fringants de musique qui n’ont pas la chance d’être « in the spot ».
Tout d’abord, le Festival musical indépendant Diapason, qui se déroule dans diverses salles de Laval du 4 au 7 novembre, nous offre une programmation qui n’a rien à envier aux M pour Montréal de ce monde : Fred Fortin, Final Flash, Dany Placard, Beast, Les frères Goyette, Plants and Animals et j’en passe! Toujours du côté de la rive-nord, la scène 1425 nous offre pour l’automne 2010 des prestations de Bernard Adamus, Los Campesinos!, Joseph Arthur, Winter Gloves, Pierre Lapointe… Ai-je besoin d’en dire plus?
Si on traverse du côté de la rive-sud, le nouveau diffuseur et producteur de spectacles l’écureuil nous promet les Vulgaires Machins, Colin Moore, The Sainte-Catherines et We are Wolves dans différentes salles de Longueuil. Pardon? We are Wolves à Longueuil? Je n’y aurais jamais cru de mon jeune temps. Finalement, dans la même veine des spectacles de musique émergente en banlieue/région : le Metric Bar de St-Jean-sur-Richelieu, le Mouton Noir de Val-David, etc.
Franchement, je suis jalouse de ne pas avoir pu bénéficier d’une telle prolifération de spectacles de qualité durant mon adolescence. Je ne sais pas comment expliquer un tel phénomène, mais il fait du bien : exit le monopole montréalais de la scène musicale underground! Les jeunes (et vieux) banlieusards qui s’intéressent à la culture ont aussi le droit d’en profiter! Voilà, c’était un cri du cœur très soulageant après toutes ces années à se sentir snober par la grande île (que j’adore, soit dit en passant).







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