L’automne est reconnu pour être une saison plutôt morose qui détient ses bons et ses mauvais côtés. Pour plusieurs personnes, ces saisons contrôlent, sans le vouloir, leurs humeurs et tendances musicales. Donc pour cette semaine,  j’ai décidé de vous faire découvrir un groupe parfait pour nos quelques moments grisâtres.

Le Royaume des morts est une formation montréalaise plongeant directement dans la veine indie-pop-shoegaze.  Le groupe dirigé de main de maître par Michael Bardier, est d’une simplicité alarmante mais ô combien inspirée. Grâce à des guitares sèches, un clavier plutôt naïf et des mélodies vocales anglophones incomparables, Le Royaume des morts nous amène dans une ambiance agréablement feutrée.  Il en résulte un disque complet, court (30 minutes) et particulièrement concis. Il aurait fallu, selon moi, pour élever le groupe à une popularité sans borne, une chanson phare, qui aurait accroché l’oreille dès la première écoute.

Exploitant à travers les chansons des thèmes inspirés tels : la mort, l’enfance et le bonheur, le Royaume des morts se livre aux auditeurs d’une façon remarquable. Il est aussi de mon devoir d’ajouter un point négatif pour équilibrer la balance! Certains pourront dire que le groupe ne présente pas assez les voix en avant-plan, ce qui est le cas. Le chanteur, Michael Bardier chante sur un ton juste et émotif mais un peu en retrait ou en sourdine. Selon moi, cela ajoute à l’ambiance et ajoute du charme aux pièces mais pour d’autres cela peut devenir énervant, comme face à la nourriture, tous les goûts sont dans la nature.  Petit clin d’œil amical à la pièce Construire un royaume; chanson instrumentale aux allures électro qui intègre un son s’apparentant drôlement à une perceuse électrique.

Avec une pochette neutre, esthétique et pleine de pertinence, le Royaume Des Morts est un groupe qui mérite d’être écouté. Les pièces The Tape Deck Ate My Hit, Motherless Kids Have Eyes et Sunday Sunny Sunday sont sans contredits des moments forts de l’album.

«Je trouve que la standardisation du son rend le paysage musical inintéressant, rend les auditeurs fermés aux enregistrements de moins bonne qualité (« lo-fi ») et ne permet pas l’expérimentation, « l’erreur musicale » qui est essentielle dans l’expérience. » – Michael Bardier

The tape deck ate my hit