Après m’être bien perdue entre Montréal et Laval Beach, 440 Est-Ouest et embranchements d’autoroutes, j’arrive à La Maison des Arts saine et sauve. Alléluia, gloire à toi ma vieille van rouge 1993. La galère valait franchement le détour – j’allais assister au concert de Plants and Animals dans le cadre du festival musical indépendant Diapason. La salle était étonnamment remplie, pas que je sous estime l’achalandage lavallois, mais la station Montmorency reste, pour certains, un lieu mystique !
Je suis bien accueilli par Julien Aidelbaum, le fondateur de Scène 1425, une plateforme qui encourage la venue de spectacles à Laval. Après une année bien chargée, où Laval a vu le visage des Vulgaires Machins, Joseph Arthur, We Are Wolves, Patrick Watson, Metric, Cœur de Pirate et bien d’autres, la saison se poursuit en beauté avec ce concert intime de Plants and Animals.
Il est difficile de décrire la musique de ce groupe montréalais. Je dirais qu’il s’agit d’un rock planant et très mélodique, avec des harmonies bien orchestrées, une magnifique voix du chanteur Warren C. Spicer, un son franc et honnête. Le trio, qui a sorti son deuxième album La La Land en avril dernier, nous ont offert un concert intimiste et intense, quoi qu’un peu trop court à mon goût. Assoiffée, je me serais abreuvée de leur musique des heures durant. Après une année complète sur la route, les gars étaient confiants et à l’aise sur scène, nous présentant un spectacle visiblement bien huilé ! Se promenant entre les chansons de Parc Avenue et La La Land, on s’est fait entrainer dans un univers atmosphérique enivrant. Les chansons Bye Bye Bye, Mercy, The Mama Papa ont suscité une belle réaction du public. Plus je me laissais transporter dans ce vaste territoire, plus je constatais la profondeur et la qualité de leur musique. J’étais là où poussent les plantes sauvages et bambochent les animaux – orchidées, cerfs, et autres histoires.
J’ai repris la route vers la métropole, je me suis encore perdue, mais à stade là, plus rien n’importait. Seulement des plantes et des animaux.
Texte et Photos : Eliane Sauvé










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