Qui n’a jamais voulu jouer de la musique « loud » dans un garage crasseux et mal isolé ? Sérieusement, c’est un stéréotype inévitable pour de jeunes hédonistes comme nous. Mais bon, il faut croire que cette envie prend la fuite avec l’âge et que la maturité vient tranquillement s’asseoir dans la sagesse de l’âme. C’est exactement le cas du band The Smith Westerns, qui avec leur dernier opus, a décidé d’emprunter une direction musicale beaucoup plus ficelée et mature.  En effet, leur premier album éponyme proposait une sonorité remplie de distorsion et de voix camouflées derrière un « reverb » constant. Le second, nommé Dye It Blonde, offre un son plus net et une voix beaucoup moins dissimulée. Les thèmes des chansons restent souvent les mêmes et rappelle les longs weekend qui passent et se ressemblent. Les Smith Westerns chantent les amours sans cesse renouvelés et les chagrins qui passent en un instant. La pièce Still New est une très jolie ballade sentimentale, Cullen Omori y chante «  I wanna tell you you’re hard to resist ». Les riffs de guitare rendent le tout lénifié est vraiment harmonieux. Aussi, la chanson Imagine Pt. 3 se démarque particulièrement. Très influencée par le Bowie des années 60, la rythmique vient se briser contre les lignes mélodiques bien concises. Enfin, voici leur dernier vidéoclip qui porte sur la pièce Weekend. C’est une belle  réalisation dirigée par Focus Creeps. Ah oui! C’est beau la jeunesse, les arcades et la fumette!


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