Y a de ces jours où on veut vraiment couvrir un show. Genre, envers et contre tous! Malgré les pieds mouillés, la salle à moitié vide, les deux premières parties, les retards et les milliers de problèmes techniques, on y tient coûte que coûte. Cette soirée au Il Motore promet, malgré le fil à retordre. Peu importe, j’attends avec impatience l’énergie contagieuse de Rich Aucoin.

Coup de coeur d’Osheaga, il était de retour à Montréal vendredi passé, après une escale au petit campus il y a deux semaines. Pendant la deuxième première partie, il m’invite dans la loge. Il est dur à suivre, survolté par l’adrénaline qui précède sa prestation, car il devrait déjà être sur la scène à l’heure qu’il est.
« Is somebody dancing? » demande-t-il à chaque fois que quelqu’un se pointe en coulisse. Devant les faibles réponses, il répète: « Damn! I should be dancing!» Le tout, en collant des bâtons néons sur du ducktape pour illuminer ses bras. Rich aime le fluo. Il a cette fureur de vivre, aussi intense que les couleurs artificielles des néons qu’il agite. Il veut être partout à la fois: préparer les accessoires pour son show, applaudir son comparse qui se démène devant 20 personnes pas assez motivées à son goût tout en répondant allègrement aux questions d’une journaliste barely bilingue.


Comment ça commence?

Rich a enregistré ses premières chansons en finissant son bac. Il a la piqûre pour les tournées en suivant son frère et son band à travers le pays. Sa passion pour les tournées se répercute sur son envie de voir le Canada: il partira un été à vélo pour traverser le pays, coast to coast. Point de départ? Sa Nouvelle-Écosse natale. Il n’a pas peur de la route, ni des heures de travail et ça se voit dans tout ce qu’il entreprend: depuis 2 ans et demi, il peaufine son album qui sortira cet été. Il espère que les prochains opus se feront plus rapidement, car Rich compte faire enregistrer une trilogie à travers ses tournées.


Boule de bonheur

Comment ne pas remarquer quelqu’un qui grimpe aux arbres armé d’une trompette pour attirer la foule? Rich va chercher son public comme nul autre. Jusqu’à aller chanter parmi les gens. Clou du spectacle, il n’hésite pas a sortir une grande toile multicolore pour la faire voler avec ses spectateurs et se ramasser en dessous pour finir sa chanson. « Quand les gens sourient et s’amusent, j’ai fait mon boulot. C’est ce que j’aime des shows, le résultat est immédiat!», explique-t-il.


I love MTL

« I love it here! It is like home away from home! » Rich a un faible pour Montréal, il adore la vibe de la ville et après deux étés ici, il se sent un peu chez lui quand il remet les pieds en territoire montréalais. Il repassera en avril, à la Casa del Popolo.
Et après?

La suite sera ponctuée de tournée pour Rich et son band. Il parle avec enthousiasme d’une tournée américaine à venir, il a drôlement hâte d’arpenter les States. Notamment, un festival en Alabama et ses plages le font rêver : « They put all the artists in condo on the beach, sounds really fun! »


Et le clip de la fin…

Fidèle à mes habitudes, je vous laisse sur une découverte récente :

Metronomy- She wants
Si le lieu est défini, le temps est ambigu dans ce clip. Petite perle à rebours, les (faux?) effets spéciaux sont réalisés par des hommes en noirs. On plonge dans l’univers d’une soirée bourgeoise où l’action déboule comme un domino, dans un traveling qui n’en finit plus. Le lit est un point de départ, entre une envolée et une chute de plume, elle y revient sur les derniers accords de la chanson : Cauchemar ou rêve éveillé? Metronomy offre un clip original avec She Wants.