Pow Pow. Attention, ça tue. Revolver, groupe en provenance de la France, était en concert à la Casa del Popolo, petite salle intime de la rue St-Laurent. Coincée au beau milieu d’une bande de joyeux Français qui se faisaient aller le mâche patate à profusion, je nageais en plein terrain verbomoteur, mais aussi inconnu. Revolver ? J’avais vu ici et là quelques affiches placardées sur des poteaux électriques du Mile-End. Un article prometteur dans le Voir. Et des amis me convainquant que leur musique deviendrait mon nouveau réveille-matin. Rien de plus.

J’aime découvrir un groupe avant leur concert. Mais cette fois-ci, j’y suis allée avec la surprise [ma vie est plate, tsé, il faut bien que j’y mette un peu de piquant !] Croyez-moi qu’elle goûtait le Tabasco extra spicy redoublé de wasabi après le rappel. Les jeunes garçons de Revolver font un tabac, et avec raison. Ça sonne, ce qu’ils font. Sur scène, ils sont simples et sans prétention. Leur musique est un heureux mélange entre le folk et la pop rock aux mélodies accrocheuses. Parce que leurs chansons, c’est du bonbon. Une bonne dose de paparmans roses qui fondent en bouche et qui rendent heureux. Comme un comfort meal chez grand-maman le dimanche soir. On en veut toujours une deuxième portion.

Ils me font penser aux Beatles. Avec un peu de Neil Young on the side. Et une dose bien assumée d’Elliot Smith. Vous voyez le portrait? On sent l’influence, certes, mais on arrive aussi à s’en détacher – oui, ils ont un son bien à eux. Ils qualifient leur musique comme “une musique de chambre” – parce qu’avant, ils jouaient sans micro ni ampli. Le trio forme une petite chorale folk où guitares et violoncelle s’harmonisent parfaitement. (Avoir un violoncelle dans son groupe, moi je trouve ça gagnant.) Et ajoutez-y des voix aériennes. Celle du leader est particulièrement accrocheuse. En plus d’avoir une gueule à mille dollars, le chanteur, il s’appelle Ambroise! Attention l’extase, les filles! Les garçons de Revolver sont absolument charmants et doublement talentueux.

Le concert a malheureusement été trop court. Un petit cinquante minutes bien tapé. Il faut se faire à l’idée, faut croire. Comme le mentionne ma chère acolyte Sara BB dans un édito sur la Scène 1425 [on se plogue dans la vie] les concerts sont de plus en plus courts à Montréal. C’est une nouvelle tendance ou quoi ? Quoi qu’il en soit, j’aime maintenant les fusils. Pow Pow, t’es mort.

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