Une soirée complètement déjantée a animé le Musée d’Art Contemporain vendredi passé. Entre l’opéra, le ballet jazz, les macarons à volonté et le champagne, on n’était même pas obligé de chuchoter dans les salles d’expositions; c’était festif!

Pour faire lever un party de 10 ou 1000 personnes, ça prend de la bonne musique. Le DJ Donald Lauture (W, Vauvert) a fait face à un défi de taille : l’âge des participants variant de 18 à 88 ans. Comment faire danser les gens qui portent une petite laine ou un tailleur en même temps que ceux qui aborent des skinnys taille haute? Lauture a débuté la soirée avec des vieux classiques avant d’alterner de plus en plus souvent avec des nouveautés qui font bouger. Vous imaginez Rihanna, Cyndie Lauper puis P. Diddy faire vibrer le hall circulaire du musée? Fallait y être!

La diversité musicale du moment a pris une tournure inusitée. Sous une pluie de pétales de rose qui tombaient dans le hall, un chanteur de l’Opéra de Montréal entonna Figaro du haut du balcon. Il n’y a pas que l’opéra et le dj qui apportait une touche musicale au musée, un des artistes exposés était également de la partie sur le plan sonore.

Comme un sentier, les tambours disposés dans la salle d’exposition de l’artiste berlino-albanais Anri Sala avaient une fonction bien particulière.  « Les drums sont activés à partir du son de bass des bruits ambiants, ils s’animent sous les vibration », explique Mélanie Joly, fondatrice de l’événement, «  L’expérience est multi-sensorielle! ». Selon cette dernière, il faut mentionné l’apport audio-visuelle de l’exposition d’Anri Sala. Le hic, c’est que les tambours deviennent purement décoratifs la nuit lorsque nous ne sommes que deux dans la salle d’exposition. Va falloir que j’y retourne pour expérimenter l’œuvre lorsqu’il y a foule.

Promouvoir & financer

Rendez-vous annuel du printemps depuis cinq ans, les soirées Hors Cadre ont deux objectifs : mousser l’art auprès des jeunes montréalais tout en renflouant les coffres de la Fondation du musée. « Chaque année, les Printemps du MAC attirent de plus en plus de convives et permet surtout à des jeunes de découvrir le dynamisme du Musée et toute sa richesse artistique », commente Pascal De Guise, co-président de l’événement et associé au cabinet d’avocats BCF.