Pas surprenant qu’on porte une adoration démesurée à tout ce qui sort du UK, quand on voit des bands comme Wild Beasts proposer des disques d’où le génie musical pousse irrémédiablement au coït sonore. Le quatuor de Leeds vient tout juste d’offrir leur 3e album studio, mais c’est depuis 2002 que le groupe tente de façonner une musique aussi complète.
Bien avant de devenir les Wild Beasts, la formation était réduite de moitié, en se présentant comme duo. Ensemble, Hayden Thorpe et Ben Little ont inventé Fauve, un groupe d’indie-rock localisé à Kendal. Ce n’est qu’avec l’arrivée d’un bassiste comme troisième membre que Fauve laisse sa place aux Wild Beasts. Ensemble, ils sortiront leur deuxième et troisième Ep Espirit De Corps et All Men. Convoitée par leur talent, la formation va hâtivement se faire signer sur le Label Domino, en 2007. Et c’est ainsi qu’ils finiront par se hisser à la 17e place du National Independent Record Labels Chart. Après plusieurs tentatives musicales, c’est en peaufinant constamment leurs chansons qu’un an plus tard, le band sortira leur tout premier disque, Limbo, Panto. Avec la chanson pop The Devil’s Crayon, ils se feront tranquillement connaître sur la scène underground du UK.
Le groupe commence à prendre de l’envergure en proposant un 2e album, Two Dancers, qui sera acclamé par la critique et nominé en 2010, par le Mercury Prize, comme étant un des meilleurs albums du Royaume-Uni et d’Irlande. Two Dancers présente la voix falsetto très élégante d’Hayden Thorpe et un arrangement musical empli de subtilités polyrythmiques.
Ce n’est qu’en mai 2011, que la formation décide de publier un troisième opus, nommé Smother. Très attendu du public (et surtout par moi!) les Wild Beasts reviennent avec leur pop excessivement ambitieuse. Toujours accompagner d’une voix fine, pénétrante…les chansons de ce disque sont dès plus évasives. On dirait même que le groupe prend un certain plaisir à utiliser les figures de style…puisque celui-ci n’a rien à voir avec son titre original, Smother, qui signifie étouffer. L’album est plutôt planant, avec des mélodies singulières que les guitares embrassent. Aussi, les Wild Beasts sont plutôt calmes sur cet album, voir même rangé et là est la force du groupe. Les dix chansons regroupées sur leur dernier opus enchantent l’âme et représentent une symbiose parfaite entre le rock distingué et la simplicité sonore.
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