Qu’obtient-on en mélangeant, 2007, trois frères écossais et du indie-rock fringant et joyeux? The Fratellis en grand et en large. Si vous souffrez toujours du fameux blues de l’hiver malgré l’arrivée flagrante de la saison estivale, j’ai une solution à vous proposer. Pourquoi pas un peu du premier opus de cette sublime formation écossaise ! Costello Music, c’est du rock envoyé en plein visage, des refrains entrainants et accrocheurs et un résultat joyeux et efficace.

The Fratellis offre un son épuré, simpliste mais tout de même original dans son approche. Un album à la sauce oldies, appuyé par des guitares incisives et rythmées, une batterie quasiment punk-pop par moment et une basse appuyant à la perfection l’ensemble. Bravo à tout le groupe et Tony Hoffer (The Kooks, Air, Supergrass) pour l’élaboration plus qu’équilibrée de Costello Music. L’album nous permet de vaguer sur des pièces débordantes d’énergie percutante pour ensuite s’esquiver grâce à des pop-ballades travaillées.

Si vous êtes un puriste comme votre humble narrateur, la pochette de Costello Music ne vous laissera pas de glace. D’une beauté et d’une efficacité sans borne, elle promet un contenu agréable. Trois jeunes femmes vêtues d’habits sensuels, fumant la cigarette, buvant de l’alcool et écoutant des vinyles : ça promet !

Il faut avouer que le groupe s’aventure en terrain glissant en suivant les traces des The Kooks, Arctic Monkeys et Franz Ferdinand.  Les trois membres de Fratellis réussissent néanmoins à offrir une musique originale et rafraichissante pour l’été !  Costello  Music présente plusieurs moments forts comme Flathead, Chelsea Dagger, For The Girl et Vince The Loveable Stoner. Je termine en gâtant vos oreilles avec deux magnifiques pièces et sur ce je vous souhaite un bon début d’été !

01 Henrietta

08 Creepin Up the Backstairs