Photos : Cindy Boyce

Le Sleepover Party d’hier m’a littéralement donné envie d’enfiler mon pyjama de flânalette avec des loups. Mais je me suis gardé une ‘tite gêne, quand même.

Hier avait lieu le lancement du tout nouvel album de Socalled, artiste que j’admire et respecte profondément. D’ailleurs, anecdote on the side, j’ai bien failli déménager dans le même bloc que lui. J’aurais pu avoir l’air cool et fredonner candidement les nouvelles chansons – que j’aurais préalablement entendues, la tête collée sur le plancher qui mène directement au sous-sol d’Ali-Baba-So-Called. Fermeture de la parenthèse. Vous en êtes informés.

Le concert affichait complet. Socalled, swell comme pas un avec sa chemise rouge, monte sur scène entouré de ses nombreux musiciens. À sa gauche, sa fidèle complice de toujours, Katie Moore et sa voix dorée. Pour son quatrième album « Sleepover », SoCalled s’est gâté. Plus d’une trentaine d’artistes y ont participé, dont Mighty Sparrow, la légende du trombone Fred Wesley, Chilly Gonzales, Irving Fields, Enrico Macias, Sans Pression, etc. Un mélange plutôt hétéroclite, disons. (Mais qui fonctionne merveilleusement bien)

Socalled était en pleine forme. Il réchauffe la salle avec Richi, une pièce absolument délicieuse. Miam. Enfilant les blagues qu’il nous machouille dans un mignon français cassé, on ne peut que rire de bon cœur. Après avoir demandé si on était saoul et si on mangeait des gummy bears (?), il nous plonge au cœur de son nouveau répertoire. Tout cela entrecoupé d’un petit intermède de tours de magie qui me ramène en enfance (parce que, oui, il est aussi magicien)

On poursuit avec un invité spécial, Sans Pression. (Yo, dans le 450) J’ai des souvenirs de Maison des Jeunes Kekpart, de guettos de Longueuil, d’années au secondaire. SP reste sur scène le temps d’une chanson et d’un improvisation, où vantant les talents de Socalled, il crie à répétition This Guy Is Crazy. En effet, Socalled est complètement fou. Fou parce qu’il peut aussi bien rapper, chanter, jouer à l’accordéon, au piano, remixer. Du pur génie.

On attendra par la suite sa special guest, qu’il tente de rejoindre par cellulaire au beau milieu du concert. Oh, he’s in the car. He’s coming. Ça aura valu l’attente. Le grand Theodore Bikel, la légende, est là, devant nos yeux ébahis. Et la jeunesse rencontre la vieillesse. La musique n’a pas d’âge. La musique n’a pas de frontière.

Si vous avez manqué le concert d’hier, Socalled sera en supplémentaire le 3 juin à la Fédération Ukrainianne. D’ici là, procurez-vous Sleepover et sortez votre pyj’

Cette critique se retrouve aussi sur la Scène 1425. Allez découvrir le site!