Crédit photo et vidéo : Jerome Nadeau

C’est un départ pour la douzième édition de Mutek ; voilà que tout Montréal est électro pour les prochains jours à venir. Le tout premier Nocturne d’une série de cinq prenait place hier au Métropolis. Je suis arrivée au beau milieu du set de Gold Panda, que j’ai d’ailleurs découvert au courant de l’hiver. J’aurais voulu arriver plus tôt, pardonnez ma non ponctualité. Mais en réalité, je n’avais d’yeux que pour Amon Tobin, en tête d’affiche.

L’ancien montréalais d’origine brésilienne vient tout juste de sortir un nouvel album sous l’étiquette Ninja Tune. Isam est sans contredit sa plus impressionnante réalisation. Les sons sont lourds, passant de bruits naturels à la voix humaine, ils résultent d’une recherche approfondie de l’électroacoustique.

Hier, en première mondiale (on est quand même privilégiés), les adeptes de Mutek présents au Métropolis on eu droit à une expérience multisensorielle qui dépasse toutes attentes.

-       « As-tu vu le documentaire qui présentait la fabrication de la structure ? »

-       « Non, arrête de me teaser. »

-       « Ça va être fou, juste fou. »

Le mot est faible. Amon Tobin a recréé un environnement audiovisuel en trois dimensions – l’effet est si réaliste que notre œil en est trompé. Au cœur de l’énorme structure géométrique, le DJ se logeait dans un petit espace où les projections l’enveloppaient. Sur cette énorme installation était projetée un visuel s’adaptant aux différents reliefs. Le plus impressionnant, c’est la réaction de l’image en temps réel aux différents sons.

Vello Virkhaus a collaboré au concept. Il travaille notamment pour la prestigieuse compagnie V Squared Labs. Un travail colossal. Il fallait vraiment y être. Je manque de mots pour décrire. Amon Tobin se vit.

Pour vous donner une idée…

http://www.youtube.com/watch?v=8g4TxcVK2Xw