Photos : Jerome Nadeau

Mon amour pour Murcof date. Il fait parti de ses vieilles relations qui ne meurent pas, que ni le temps ni le changement n’effacent. Murcof, c’est Fernando Corona, un artiste mexicain qui a percé sur la scène électronique internationale. Maintenant établi à Barcelone depuis six ans, il ne cesse d’enchaîner les projets.

Je l’ai découvert en 2005, avec l’excellent album Remembranza – un travail empreint de mélancolie, de textures, de mélange de styles. S’en ai suivi un projet avec le jazzman Eric Truffaz, que j’aime et admire profondément. Il fallait quand même de la vision pour mélanger le jazz classique à l’électronique. Murcof s’amuse avec une instrumentation variée – guitares, cordes, synthé. Geek à souhait, il se cache derrière son MAC, pour nous entraîner dans son univers complètement éclaté.

Hier, j’étais beaucoup trop excitée. Murcof, à Montréal. Murcof à Mutek. (Pour la série A/Vision) Dans la salle Pierre Mercure, (qui soit dit en passant est munie d’une acoustique extraordinaire – ça sonnait tellement bien) Murcof nous offrait en première montréalaise un tout nouveau projet, encore en développement. Deux hommes sur scène, et un voile immense qui allait accueillir les projections. Murcof au son, AntiVJ (Simon Geilfus) au visuel. Un duo de béton.

Après quelques petites recherches instructives, j’apprends que la performance repose sur l’improvisation. Ça rend la chose encore plus magique. Donc, un certain arc narratif, avec une dose massive de spontanéité. Murcof maîtrise les subtilités des fréquences, et les différentes textures musicales émergent de pulsations organiques.

Bien calée dans mon siège, j’ai vécu une pas pire transe de plus d’une heure trente.

Découvrez la musique de Murcof ici

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