Photos : Jerome Nadeau

Mutek, jour 3. Je commence à ressentir la fatigue accumulée et une acouphène est soudainement née dans mon oreille droite, je crois. Jusqu’à présent, mon expérience Mutek est au top. Après Amon Tobin et Murcof, mes attentes pour le reste sont élevées.

Rendez-vous à la SAT pour le A/Vision 3, où j’arrive pile poil pour Sculpture, deux artistes en provenance de l’Angleterre. Je les aime bien, les Anglais. J’aime le son électro-british-style. Dès la première pièce, je suis renversée. Le duo nous propose des visuels et une musique travaillés de manière analogue. Ils utilisent des disques d’images déjà existantes, qui sont toutes jouées à des vitesses différentes. Un peu comme le propose le Zoetrope.

Je ne suis pas certaine de saisir la technique. Je tente l’explication au meilleur de mes capacités, où plutôt celles de Cédric, que j’ai croisé ce soir-là. (Merci de m’avoir éclaircie!) Reuben Sutherland utilise des disques, où des images sont imprimées sur des cercles. Elles s’animent lorsqu’elles sont filmées par une caméra – ensuite projetées en loop à 23 images par seconde. Mélanger la technologie aux vieilles techniques oldschool, j’aime bien. Dan Hayhurst, lui, s’occupe de la musique en manipulant de vieilles bandes sonores, qu’il travaille en temps réel avec modulateurs, CD player, walkman. Ils ont sorti Rotary Signal en 2010, qui est une expérience plutôt éclatée.

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Direction, Métropolis pour le troisième Nocturne. En tête d’affiche : Plastikman. J’ai été plus ou moins conquise. Non pas que le concert était mauvais – simplement qu’il m’a laissé tiède. Un visuel trop acid-trash, trop rouge, trop tout. Des nouvelles pièces que je connaissais à peine (j’aimais bien le Plastikmen d’il y a quelques années). Il en a joué aucune. Quoi qu’il en soit, je ne peux critiquer l’expérience et la maîtrise musicale de l’homme, qui sait exactement ce qu’il fait. Derrière ses platines, il était en parfait contrôle.

Quelques minutes avant la fin de sa prestation, je suis montée au Savoy, où j’y ai découvert un nouveau DJ. XI qu’il s’appelle. Miam. Allez-le découvrir, c’est du bonbon. Il est Canadien, en plus. Mais il sonne comme un Berlinois, ou un Britannique.

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Là, je vais reposer mes tympans. Amen.