Avec ses vingt ans de carrière derrière la cravate, le rappeur/DJ/poète néo-écossais Buck 65 sait ce qu’il fait. Il l’a prouvé avec son plus récent opus, 20 Odd Years, une série de collaborations toutes plus rafraîchissantes les unes que les autres (dont une reprise d’une chanson de Leonard Cohen, Who by Fire).
C’est pourtant seul qu’il arrive sur la scène du Club Soda, somptueusement vêtu d’un complet tout blanc. Il se déhanche frénétiquement, bizarrement, avec un visage concentré. À sa droite, un laptop et une table tournante, sans plus. Il enchaîne sans tarder plusieurs pièces de son dernier album, dont l’excellente Superstars Don’t Love, ainsi que quelques vieux trucs (très sporadiquement, par contre) tels que l’intrigante Bandits. C’est une prénommée Marty (en béquilles dans sa robe de dentelle blanche!) qui s’occupe de chanter entre les couplets de poésie doucement rappée de ce cher Buck. Le son est puissant par moments, à en faire vibrer le Club Soda, et il coule d’un flot tranquille durant les pièces plus indie rock de la soirée.
Parmi les moments forts, on compte la singulière Zombie Delight, pour laquelle Richard (son vrai nom) et son acolyte regardent la foule fixement, les bras tendus vers l’avant, pendant le refrain. La démarche zombie du emcee d’un bout à l’autre de la scène (voir la photo) fait bien marrer tout le monde. Marie-Pierre Arthur vient également faire son tour, le temps de livrer Final Approach, son duo avec le protagoniste du moment.
Malgré la teneur très « promo » de ce spectacle (il y était surtout question du dernier album), les fans de longue date ont eu droit à une version revampée de Pants On Fire, un archi-vieux morceau sur Man Overboard. La chanson aux sonorités folkBlood of a Young Wolf et l’étrange pièce de hip hop lugubre The Centaur en ont aussi fait réagir plus d’un.
Un show intime, qui est bien venu ponctuer un Festival de jazz riche en émotions!
Articles similaires:










Commentaires Facebook: