En collaboration avec Catherine Matusiak
Le MEG ou si vous préférez, le « Montreal Electronic Groove » en était à sa troisième soirée ce samedi. Ce festival se veut diversifié, éclectique et pour tous les goûts. Nous nous sommes rendus au Divan orange pour débuter la soirée. Il faut dire que la vague Osheaga a déferlée et a amenée avec elle plusieurs festivaliers ce qui a eu pour effet de laisser une foule timide, mais tout de même fidèle dans cette salle à spectacle reconnue.
TBA n’étant pas présent pour l’occasion et c’est le groupe Propofol qui les remplaça. Ce groupe se résume à deux jeunes filles dynamiques dotées d’une belle prestance considérant leur carrière naissante. La chanteuse donnait un show à elle-seule tellement elle semblait confortable sur scène. La gêne est un mot qui s’avérait lui être parfaitement inconnu.
La batterie donnait le ton rock en guidant le rythme. Elle devient un peu comme le chef d’orchestre. Quant à eux, le clavier synthétiseur et la basse, l’accompagnaient. Rares furent les moments d’accalmie, même les quelques balades possédaient un rythme cadencé.
La majeure partie de leurs chansons détenaient une finalité sèche et solide qui nous ramenait à leurs origines plus rock qu’électro. La seule touche électronique provenait du clavier synthétiseur qui se faisait, malgré lui, vite enterré par la batterie et la voix puissante, quoiqu’un peu criarde, de la porte-parole du groupe.
Propofol sortent leur premier EP le 18 août prochain. C’est le genre de groupe qui a du potentiel, mais qui manque de raffinement. Avec un peu plus de maturité, leur musique sera plus ordonnée tout en gardant leur aspect chaotique respectable. Un show divertissant, mais qui, comme un fruit pas assez mûr, deviendra encore plus savoureux avec le temps et la maturité.
Transition vers le Belmont pour voir les Dooze Jackers
Le Belmont nous réservait tout un changement d’ambiance! Pour nous accueillir : lumières lasers, brume épaississante et tables tournantes. Nous sommes arrivées pile au moment au le DJ Vakkuum, qui concluait sa prestation par une pièce électro qui me rappelait étrangement de la musique d’un film d’horreur de série B, cédait sa place au groupe montréalais, Dooze Jackers.
Là aussi, changement de beat. Ce duo proposait un électro entraînant adroitement mélangé à des passes de hip-hop. La réaction fut instantanée parmi la foule qui se rapprocha de la scène comme pour mieux se défouler. Car oui, ça bougeait! Les Dooze Jackers ont su enfiler un mix de morceaux uni par des transitions sans faute, tout en gardant l’énergie vivante et constante.
D’ailleurs, ceux-ci semblaient parfaitement dans leur élément, encourageant la foule à danser de plus belle. Bien que la fermeture du métro nous obligea, à contrecœur, à quitter cette ambiance festive du Belmont, la soirée ne semblait que commencer et s’annonçait électrisante !
Notre passage illustre bien ce que le MEG festival a à offrir à ces fervents participants : un choix osé d’artistes occidentaux pour une palette de musique diversifiée. Demain, dernière journée du festival sur le MEGboat, autant en profiter!
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