Photo : Shawn Newman
Vous est-il déjà arrivé de ressentir que vous êtes en train de vivre un moment spécial? De mesurer l’ampleur de la chance que vous avez d’être quelque part à un moment précis? Ceux et celles qui étaient présent(e)s le 11 février dernier dans ce loft aux plancher de bois franc écaillé, ce nid de fêtards perché quelque part sur la Main, ont sans doute connu un de ces instants de jubilation éclairée.
On peut les comprendre. Ils étaient nombreux à s’entasser devant la pile d’instruments et de hauts-parleurs s’élevant au pied des trois grandes fenêtres donnant sur l’immeuble d’en face. Tous sirotaient paisiblement les rafraîchissements qu’ils avaient eux-mêmes trimballés jusqu’entre ces quatre murs de briques, lorsque trois énergumènes masqués aux allures disparates prirent la scène d’assaut : Cast of Fictional Characters venait de faire son entrée.
Pendant un moment musical stimulant où se mêlèrent funk, électro, hip-hop, rock et reggae, le bassiste, le guitariste/laptopiste et le chanteur/rappeur de ce groupe de personnages un peu bizarres s’en donnèrent à cœur joie. Le moment fort : une interprétation revampée du classique reggae No, no, no, nappée de la sauce électro-funk à laquelle C.F.C. nous a habituée.
Puis, ce fut Ghetto Pony qui s’empara des planches. Les trois blondinets originaires de Guelph n’ont pas tardé à plonger tout le loft dans une ambiance disjonctée. Les mélodies élaborées martelées au clavier ou à la guitare, les percussions jouées live sur une interface MIDI et les lignes de basse bien grasses se sont affairées à causer un déhanchement général, pendant que la voix on-ne-peut-plus punk de Peter Jarecki chapeautait le tout. Du bon son, pour le moins.
Puis, Il danse avec le genoux est apparu sur scène. Première impression : une belle bande dont le rock bien senti s’aventure parfois du côté punk, lors d’envolées de tempo inattendues. Les quelques moments folks sont bien amenés et bien exécutés, sans faire dans la mièvrerie. Vers minuit quarante, malgré les voisins prévenus (ou présents!) et l’organisation irréprochable de Turbo Prod, la police est débarquée pour s’assurer de bien casser le party. Cent cinquante dollars d’amende plus tard, Il danse avec les genoux a invité tout le monde à s’asseoir sur le sol, afin de profiter d’une fin de soirée relax sous un éclairage tamisé.
Ci-dessous, une vidéo de la soirée, filmée par Shawn Newman.
http://www.youtube.com/watch?v=V-13X840FWE&noredirect=1
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