L’élixir de jeunesse du hip-hop: Alaclair Ensemble.

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C’est comme si quelqu’un de mon entourage m’avait fait un mauvais coup pour rire et que j’étais littéralement tombée dans le panneau. Comme si, sans prévenir, j’étais embarquée dans une folle aventure en ne m’en rendant compte qu’à la fin du voyage. Un show d’Alaclair Ensemble, c’est une expédition, un point de non-retour qui nous pousse vers l’amour et le goût d’écouter l’univers inexplicable de cette formation de Québec.

Voilà ce que j’ai vécu, lundi soir, en cette veille de la fête du Canada lorsqu’Alaclair Ensemble est monté sur la scène du Cercle à Québec pour présenter leur nouvel album TOUTE EST IMPOSSIBLE. Trois tables alignées à l’arrière de la scène, la fébrilité du public assoiffé de vivre une soirée unique, des spotlights éclaboussant la scène d’un jet rouge, bleu et blanc pis six gars qui ont juste à roter sur scène pour que le public crie (j’exagère à peine). J’ai souvent entendu parlé de leurs shows, de leur énergie, de leur univers, sans pour autant avoir envie de m’y coller. J’avoue, depuis la sortie de leur premier opus 4.99, je boudais un peu la formation hip-hop parce que je suis loin d’être une fan de ce style musical que j’associe quelque peu au HHQC… À tort et à travers, je l’avoue sincèrement aujourd’hui.

Un sourire était collé aux lèvres de tous les gens présents. La plupart des chansons de leur album ont fait vibrer les murs de la salle de spectacle et le public d’Alaclair les connaissait déjà par coeur. Passer de « postrigodon » à du simili Gerry Boulet en l’espace de trois secondes, il faut le faire et surtout, savoir le faire. Parce qu’on doit se l’avouer, en entendant pour la première fois la chanson CALINOUR sur leur album, chantée par Claude Bégin au spectacle, j’avais l’impression de revivre les belles années d’Offenbach (disons que c’est mille fois mieux). Les gars d’Alaclair ont un divin don pour apporter leur public là où ils le veulent et ils réussissent à pousser le hip-hop à des limites jamais explorées. Déguisements, discours, concours de crowdsurfing… Être un band qui ne pogne pas en show, j’engagerais les gars d’Alaclair pour me construire un spectacle du tonnerre. Ils ont l’énergie pour remplir le Centre Bell et le talent pour faire le tour du monde. Ni plus ni moins. Parce que tenir un public en haleine tout du long, ça relève du génie et ils le font avec brio. La prestance de Robert Nelson est délirante, l’énergie de Kenlo est communicative et le sex-appeal de Claude Bégin, incontournable. Les gars ont un produit fiable et aime tellement leur public qu’ils lancent en plein show des tonnes d’albums à donner et offrent leur musique à qui souhaite l’entendre.

J’avoue être encore sur mon nuage « Alaclair au Cercle ». J’écoute aujourd’hui leur album en boucle en comprenant maintenant tout ce que les minces voulaient dire en m’obligeant presque à écouter du Alaclair. Courrez les voir en show si vous n’y êtes pas encore allés… Mais attention, c’est un point de non-retour.

Retournée depuis peu dans la Vieille-Capitale, ses oreilles sont bien déployées pour vous dénicher des perles rares provenant du fond des quartiers de Québec pour renflouer vos bibliothèques musicales. Passionnée par tout ce qu'elle touche, elle tentera de vous faire voyager par ses écrits et ses découvertes.

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