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Catherine Bouchard

Catherine se laisse toujours une chance de la découvrir et peut-être de l'adopter. Ayant une petite préférence pour celle qu'on dit émergente et québécoise, Catherine accumule les kilomètres, les festivals et les billets de spectacle, à la recherche DU moment «live» qui donne les frissons si mémorables!

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CCF 15 : Marie-Pierre Arthur et Saratoga

L’édition 2015 de Coup de cœur francophone proposait un large choix d’artistes à découvrir ou re-découvrir. Faute de temps, j’ai choisi un classique et une nouveauté : Marie-Pierre Arthur le 6 novembre et Saratoga le 15 novembre.

Marie-Pierre Arthur

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Sans surprise, Marie-Pierre Arthur a fait bougé le La Tulipe lors de cette deuxième soirée de Coup de cœur francophone et a sans aucun doute donné au public ce qu’il s’attendait à recevoir : une présence énergique, de la bonne musique et du gros fun ! C’est avec un grand sourire qu’elle est entrée sur scène et qu’elle nous a dès le départ communiqué son grand bonheur d’être là, avec sa gang. Il va sans dire qu’elle en avait toute qu’une, une gang ! Marie-Pierre Arthur était accompagnée de son complice François Lafontaine au clavier, de Guillaume Doiron, Joe Grass et Simon Angell aux guitares, de Sam Joly au drum et de José Major aux percussions pour quelques morceaux.

Pour le plus grand plaisir de nos oreilles, nous avons donc eu droit à de belles envolées musicales dans la plupart des chansons, qui différaient toutes un peu de leur version d’origine. On sentait que la gang se faisait plaisir en y allant avec des versions allongées, ce qui n’était pas pour déplaire au public qui n’a fait que danser un peu plus longtemps ! Pour clore le tout, Marie-Pierre nous a offert un beau moment en présentant la pièce Les infidèles, toute seule avec sa basse, pour ensuite se faire une place au milieu du parterre avec le band pour interpréter Pourquoi. C’était parfait, bien dosé et, encore une fois, je suis sortie comblée. Marie-Pierre Arthur se classe dans la catégorie «à voir et à revoir» !

Saratoga

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Saratoga, c’est Chantal Archambault, Michel-Olivier Gasse (Vincent Vallières, Dany Placard, Caloon Saloon), une guit’, une contrebasse et une pas mal belle complicité ! C’est exactement ce qu’il fallait pour clore Coup de cœur francophone, un dimanche soir dans un Verre Bouteille full.  C’est doux, drôle et charmant. Dès le premier morceau, on a l’impression qu’on est bien installé dans leur salon et le public est immédiatement charmé.

Le spectacle est un amalgame de nouvelles chansons composées pour le projet, de chansons de Chantal Archambault et de Gasse, et de reprises. Dans tous les cas, c’est douillet et ça fait sourire. Le mix des deux voix est parfait et toute la salle tendait l’oreille pour tout capter, chaque mot et chaque histoire. J’aurais pu rester encore un bout dans la pénombre du Verre Bouteille à les écouter me raconter la vie de Madame Rosa et leur roadtrip à Saratoga.

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À Maniwaki avec Francis Faubert

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C’est un 3e opus que présente Francis Faubert après un premier éponyme en 2011 et le EP Duclos – St.Prime en 2013. L’auteur-compositeur-interprète s’est enfermé pendant 1 an dans son shack de l’Outaouais pour préparer ce nouvel album. Soutenu par Dany Placard pour la réalisation et l’enregistrement, l’artiste a lancé au début de l’automne son Maniwaki sous l’étiquette Coyote Records.

Francis Faubert nous propose un album résolument rock qui, bien que teinté des influences de Placard, reste quand même assez singulier et fidèle à son style. Musicalement, le rock est décapant et lourd d’un bout à l’autre, excepté Chaque fois et R’tourne pas danser qui viennent balancer le tout.

Les textes assez crus de Faubert sont basés sur « l’histoire du vrai monde, leur misère, leur beauté, leur poésie ». Difficile de rester insensible en entendant ses phrases souvent un peu tristes, car justement si imprégnées d’une dure réalité : « J’préfère trouver une autre job que tu relèves ta robe en plein hiver ». (R’tourne pas danser)

J’ai trouvé que l’album de Faubert sonne vrai et c’est ce qui m’a conquise. Pas de compromis, pas de faux semblant, l’artiste va où il veut en parlant de ce qu’il veut ! Il nous fait naturellement réfléchir à l’aide de ses histoires et des personnages qui ne l’ont pas toujours facile. Un très bon album à écouter quand on n’a pas trop les blues 😉

En spectacle à Coup de cœur francophone | 5 novembre 20h | Club Soda

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Matt Holubowski : Ogen, Old man

Si vous avez suivi l’émission La Voix l’hiver dernier, vous avez certainement remarqué Matt Holubowski qui faisait partie de l’équipe de Pierre Lapointe. Il a dès le départ attiré l’attention de par la couleur de sa voix, assez singulière. L’auteur-compositeur-interprète fait maintenant partie de la famille d’Audiogram et a présenté vendredi dernier au Divan Orange un album paru à l’été 2014 sous le nom d’Olgen, Old man.

En plus de chanter ses compositions, Matt joue également la guitare, le ukulélé, la mandoline et l’harmonica de l’album. Il nous présente un folk plutôt minimaliste où on laisse la place à chaque instrument. Ce n’est pas surchargé et ça nous permet d’apprécier chaque solo et chaque mot! Même si plusieurs pièces nous laissent entendre de fortes inspirations musicales, dont Patrick Watson, Matt laisse paraître une authenticité qui va probablement s’affirmer avec le temps.

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Dès la première écoute, j’ai trouvé que cet album en était vraiment un d’automne et que le «timming» de la sortie était parfait. C’est l’album idéal à écouter autant pendant un souper entre amis qu’au volant de sa voiture sur une belle route d’automne! J’ai eu un coup de cœur pour All My Loves Ones et Eugene! J’ai malheureusement moins aimé la seule chanson française de l’album, Mon cher Monsieur.

Pendant la prochaine année, on nous dit que Matt Holubowski prendra le temps de préparer un nouvel album et qu’il sera également en spectacle un peu partout à travers le Québec. Pour les dates, c’est ici.

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Francouvertes 2015 : 1ère demi-finale!

C’est le 16 février dernier qu’a débuté la 19e édition des Francouvertes et depuis, 21 auteurs-compositeurs-interprètes de la relève ont foulé les planches du Lion d’Or pour faire leurs preuves auprès du public et du jury. Suite aux 7 soirées de préliminaires, 9 demi-finalistes ont été sélectionnés et c’est hier qu’avait lieu la première des trois demi-finales. Pour ouvrir le bal, c’est Rosie Valland, The Urban Indians et Dylan Perron et Élixir de Gumbo qui s’affrontaient.

Rosie Valland

Rosie Valland s’est présentée sur scène avec deux musiciens pour briser la glace des demi-finales. L’artiste a proposé une prestation très musicale où on pouvait rapidement comprendre son univers et sentir ses influences. Comme elle le mentionne dans sa vidéo de présentation, la façon dont elle présente ses chansons est très spirituelle et elle laisse toute la place à ses compositions. Rosie Valland a joué un total de six chansons, toutefois, il manquait tout de même un peu d’interaction entre celles-ci pour complètement faire embarquer le public.

The Urban Indians

C’est The Urban Indians qui avait terminé en première position lors du classement des préliminaires et qui avait suscité une grande curiosité de la part du public. Le band, aux influences et aux sonorités très montréalaises, a présenté hier soir un rock lourd et planant qui, à plusieurs reprises, prévalait par contre sur la compréhension des paroles. Les quatres membres du groupe ont joué pratiquement sans interruption quelques chansons de leur projet sans vraiment interagir avec le public, encore une fois. Musicalement parlant, il ne fait aucun doute que le band est « rodé au quart de tour » et la rythmique est impeccable. Bien distinguer les paroles aurait vraiment ajouté un plus à leur prestation!

Dylan Perron et Élixir de Gumbo

Le groupe, provenant de la région de l’Abitibi, a fait lever la foule avec son folk-traditionnel pour la dernière prestation de la soirée. Après deux premières chansons acoustiques pour attirer l’attention du public, le band a finalement montré de quoi il était capable et en a fait danser plus d’un! Banjo, violon, contrebasse, guitare et mandoline composaient l’essentiel des sons qu’on pouvait entendre sur scène, quelques membres du groupe s’échangeant même les intruments. Les notes bluegrass, les interventions comiques à la Fred Pellerin et les sonorités irréprochables leur ont valu la première place du classement après cette première soirée!

Le classement après cette première soirée de demi-finale est le suivant :

1- Dylan Perron et Élixir de Gumbo

2- Rosie Valland

3- The Urban Indians

Les prochains demi-finalistes a se présenter sur scène seront Anatole, YOKOFEU et PONI (14 avril) et C-Antoine Gosselin, Émile Bilodeau et Samuele (15 avril). Visitez le francouvertes.com pour plus de détails!

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CCF14 : les spectacles d’Alexandre Poulin et de Vincent Vallières

La programmation 2014 de Coup de coeur francophone proposait pas mal de bons spectacles et, faute de temps, j’ai dû faire des choix ! J’ai opté pour un show jamais vu, Alexandre Poulin, et un show inédit créé seulement pour CCF, Vincent Vallières !

ALEXANDRE POULIN

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Le public de L’Astral était en un rien de temps conquis par le show d’Alexandre Poulin ! Accompagné d’un seul musicien, l’artiste nous a présenté son spectacle Le mouvement des marées, provenant de l’album du même nom. Ils n’étaient que deux sur scène, mais par moment, les yeux fermés, j’aurais pu jurer qu’ils étaient au moins trois ou quatre. Multipliant les changements d’instruments, son acolyte, Mathieu Perreault, prend une place importante au sein du spectacle. Alexandre Poulin ne chômait pas non plus, puisqu’il assurait souvent la guitare, le bass drum et l’harmonica… en même temps !

Les chansons d’Alexandre Poulin sont propices à créer une ambiance conviviale et chaleureuse. Son incroyable don de conteur y est également pour beaucoup ! Ses histoires (presqu’aussi longues que les chansons!) sont complémentaires aux textes et ajoutent un aspect très personnel à tout ça. La mise en scène devient une raison en soit de se déplacer pour aller le voir ou le revoir en show. Le petit décor était très sweet et ô combien efficace : une vingtaine d’ampoules, disposées derrière les musiciens, qui s’allumaient au rythme des chansons et créaient une ambiance à la fois dénudée et festive.

VINCENT VALLIÈRES | FACE A

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Un spectacle unique qui n’existait que le temps d’une soirée : nul besoin de vous dire que j’ai sauté sur l’occasion ! Le concept? Deux soirs, quatre albums. Le jeudi 13 novembre au Lion d’Or, Vincent Vallières et ses musiciens (Michel-Olivier Gasse, André Papanicolaou et Simon Blouin) présentaient en totalité (oui, oui.. 30 chansons!) les deux premiers des quatres derniers albums de l’artiste : Chacun dans son espace (2003) et Le repère tranquille (2006). 

Un mot : fou. Il s’est véritablement passé quelque chose de spécial lors de cette soirée ! Premièrement, on nous a introduit en 2003 avec une voix hors-champ qui résumait l’actualité : « Le parti libéral de Jean Charest entre au pouvoir, Saddam Hussein est arrêté, Patrick Roy prend sa retraite »… Vous voyez le tableau ! Déjà, le public ne s’est pas gêné pour commenter à l’aide de cris et de bouh cette actualité désuète. La salle était prête à accueillir ce « jeune auteur-compositeur-interprète qui, dans ces conditions, a lancé en 2003 son troisième album en carrière après avoir hésité entre l’enseignement et la musique… » !

Tout le monde était content d’être là : le band, les fans, les médias. Le temps passe, Juliette, Tom, Café lézard, La toune à Gasse… la foule a chanté toutes les chansons du début à la fin telle une chorale accompagnant le chanteur ! À plusieurs reprises, les sourires de Vincent Vallières faisaient redoubler d’ardeur les fans, contents d’entendre des chansons parfois jamais jouées live. Il y a même Dumas qui s’est joint à la fête le temps de chanter Blues Baby, pendant que Vincent Vallières l’accompagnait au piano, instrument qu’il « n’avait pas jouer sur scène depuis au moins 12 ans. » Les deux amis laissaient transparaître une complicité douce à regarder, une complicité de longtemps.

On est tous parti avec le sourire aux lèvres, en ayant l’impression de sortir d’un party entre chums.. sauf que les chums, c’étaient les chansons, et que les chansons, elles ne seraient probablement plus réunies toutes en même temps sur une même scène. Alors, on savait qu’on venait de vivre une sacré soirée et qu’elle resterait dans les archives, classée dans le dossier des meilleurs shows !

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Alexandre Désilets : rentrée montréalaise réussie !

Quand j’ai su qu’Alexandre Désilets serait au Club Soda le 9 octobre pour sa rentrée montréalaise, je n’ai pu m’empêcher de vouloir assister au Bal dans l’Ghetto, Fancy Glitter ! Avec un album aussi accrocheur, le spectacle promettait. Je l’avais déjà vu cet été dans le cadre des Francofolies, mais un show en festival versus en salle, ce n’est jamais pareil. Surtout lorsqu’il s’agit d’une rentrée montréalaise !

J’ai tout de suite apprécié Fancy Ghetto, le troisième opus d’Alexandre Désilets, dès sa sortie il y a quelques mois. Je me doutais qu’il en serait de même hier soir et je peux vous dire que je n’ai pas été déçu ! Il est une véritable bête de scène : il nous captive, nous transporte et nous invite dans son monde festif et son gros party. Il y avait d’ailleurs une rallonge à sa scène, et par chance, car si non il aurait clairement manqué d’espace durant le spectacle.

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Bien entouré de ses 4 musiciens, il est entré sur scène en enchainant les trois premières chansons de son dernier album : Au Diable, Fancy Ghetto et Perle rare. C’est vraiment le combo parfait, parce qu’en plus de ses jolies compos, il a vraiment du fun sur scène et le transmet à son public en un rien de temps. Un show de Désilets, ça ne peut pas être plate. Tellement, que je pourrais revoir son show demain matin et m’y plaire encore !

Mention spéciale à la chanson Bas-toi mon coeur pendant laquelle une danseuse est apparue sur scène pour agrémenter la pièce d’une chorégraphie enflamée. Alexandre Désilets s’est joint à elle pour une petite danse improvisé et, à ce moment, je me suis dit qu’il semblait inépuisable… jusqu’au temps qu’il nous lance, essouflé, qu’il devrait « aller au gym au lieu d’écouter Walking Dead » !

Bref, je suis sortie du Club Soda totalement conquise et je sens que Fancy Ghetto va jouer en boucle pour quelques jours !

Première partie

C’est le jeune band Foreign Diplomats, formé en 2010, qui assurait la première partie de Désilets. Je ne les connaissais pas et j’ai écouté leur EP avant le spectacle. J’ai aimé, mais je pense que c’est un band à découvrir live. C’est festif et de party, bref, parfait pour une première partie d’Alexandre Désilets. Mission accomplie, puisque la foule était déjà réchauffée à la fin de leur segment et prête pour accueillir l’artiste !

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Coup de coeur francophone : une programmation bien remplie !

C’est le mercredi 1er octobre qu’avait lieu le dévoilement de la programmation de la 28e édition de Coup de coeur francophone. En tant qu’adepte de la musique québécoise, j’aimerais vraiment pouvoir me dédoubler pour assister à tout ! L’édition 2014, qui se tiendra du 6 au 16 novembre, fait évidemment beaucoup de place à la scène émergente du Québec, mais également de la francophonie avec des artistes provenant de l’Hexagone. Disons que ça promet pour un 11 jours de musique assez fou ! Bref, il faut faire des choix, alors voici un aperçu des shows à ne pas manquer !

Jeudi 7 novembre

Klô Pelgag | 20h | Club Soda

Nominée à l’ADISQ, au GAMIQ… Klô Pelgag a le vent dans les voiles ces derniers temps ! On entend beaucoup parler d’elle un peu partout et son premier album, L’alchimie des monstres, continue de faire jaser ! C’est justement elle qui assure le spectacle d’ouverture de Coup de coeur cette année et elle présentera tout spécialement un spectacle autour des sens. Ce dernier sera capté et on pourra le voir sur ICIMusique.ca à partir du 13 novembre : belle initiative !

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Samedi 8 novembre

David Marin + Dany Placard | 20h | Lion d’Or

Les univers de ces deux artistes plutôt différents vont se croiser le temps d’un spectacle au Lion d’Or ! Également en nomination à l’ADISQ pour auteur-compositeur-interprète de l’année, David Marin présentera son dernier opus Le choix de L’embarras, un album folk et charmant ! Quant à lui, Dany Placard a présenté il y a quelques semaines son quatrième album, Santa Maria, un album brute et beau, qui sonne le vrai. J’aime beaucoup son univers !

Lundi 10 novembre

Rosie Valland + Joëlle Saint-Pierre | 22h | Divan Orange

L’intimité du Divan Orange sera parfait en ce lundi de novembre pour aller découvrir deux auteures-compositeures-interprètes de grand talent, Rosie Valland et Joëlle Saint-Pierre. Ça vaut la peine pendant un festival comme celui-ci de prendre le temps d’aller découvrir de nouveaux artistes qui seront peut-être les Alex Nevsky de demain !

Jeudi 13 novembre

Vincent Vallières | 20h | Lion d’Or

Vincent Vallières donnera deux spectacles uniques, jeudi et vendredi, dans le cadre de Coup de coeur francophone : Face A et Face B, où il présentera chaque soir deux de ses albums. Le jeudi, les fans de Vincent (d’avant On va s’aimer encore) seront servis puisqu’il revisitera en version intégrale ses deux albums Chacun dans son espace (2003) et Le repère tranquille (2006).

Safia Nolin + Salomé Leclerc | 20h | Club Soda

Ce spectacle sera fou ! Premièrement, on a très hâte d’entendre sur scène le dernier opus de Salomé Leclerc27 fois l’aurore, paru tout récemment ! Je suis déjà sous le charme de toute façon. En plus de tout ça, Safia Nolin sera de la partie et ça vaut la peine d’aller écouter ce qu’elle fait. Vous ne serez pas déçu de votre soirée, c’est certain !

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Ludovic Alarie + Philippe B | 20h | L’Astral

Oui, on aura de gros choix à faire le jeudi 13 novembre. Ludovic Alarie, on l’a vu aux Francofolies de Montréal, on en a même parlé, et on l’a adoré alors on veut le revoir tout simplement. Philippe B, connaissant ses talents d’auteur-compositeur-interprète, donnera encore une fois un spectacle à la hauteur de nos attentes !

Samedi 15 novembre

Joseph Edgar + Les Hay Babies | 20h | Club Soda

Ce sera une soirée acadienne au Club Soda avec Joseph Edgar, qui nous enchante avec ses textes et ses histoires et nous fera chanter « J’suis tombé en amour avec une espionne russe…» et avec Les Hay Babies qui proposent un univers planant composé d’harmonies vocales et d’instruments originaux !

Dimanche 16 novembre

Jason Bajada | 20h | Verre bouteille

On termine la semaine par un concert intimiste, dans le petit Verre bouteille, avec Jason Bajada. On l’a déjà vu et revu, mais c’est une valeur assurée pour nous, alors on termine le tout avec un petit bonbon !

Pour tous les détails sur la programmation, rendez-vous au coupdecoeur.ca !

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46e édition du FICG : Michel Robichaud sacré grand gagnant!

J’ai assisté samedi dernier à la 46e finale du Festival international de la chanson de Granby dans un Palace de Granby rempli à moitié de grand public, d’amis et de familles venus encourager les finalistes, et d’une autre moitié un peu moins chaleureuse composée du jury et de membres de l’industrie.

C’est donc devant ce public pas très expressif, mais attentif, que les 5 finalistes ont présenté à tour de rôle trois chansons de leur répertoire. C’est les six membres du groupe Soucy qui ont ouvert le bal avec une entrée en scène plutôt exubérante : le chanteur, déguisé en cocon (et/ou brosse à toilette), et deux choristes/danseurs de chaque côté de la scène… disons qu’il fallait être prêt à embarquer dans leur univers. Certes, les airs sont accrocheurs et originaux, les mots sont bien choisis, mais il faut aimer le genre théâtrale et extravaguant. L’accent n’était pas sur les chansons en soi, mais beaucoup sur la mise en scène, et nous n’avons eu droit à aucune intervention du chanteur entre les trois pièces.

Ensuite, c’est Michel Robichaud qui s’est présenté sur scène et, avant même d’être couronné grand gagnant, il remportait d’ores et déjà la palme du finaliste avec le plus de paroles dans ses chansons! Disons que j’étais bien contente de les avoir avec moi pour suivre la première pièce à inspiration slam, Beau mystère, comportant non pas moins d’une dizaine de couplets. Fort agréable de constater, lors de sa 2e chanson, qu’il est aussi capable de douceur et de mélancolie. Il nous a présenté des compositions songées où rien n’est laissé au hasard, tout particulièrement le choix des mots. Granby a élu un gagnant qui semble prêt et accompli dans son art! Michel a donc remporté les grands honneurs et est repartie avec plusieurs prix, totalisant une valeur d’environ 50 000$ : un sacré coup de pouce dans une carrière musicale en construction!

Michel-Robichaud

Par la suite, on a pu entendre Kelly Bado, jeune artiste originaire de la Côte d’ivoire qui demeure au Manitoba. Bien que sympathique, je n’ai pas entendu quelque chose de révolutionnaire au niveau des compositions et des textes. Par contre, la jeune femme possède une belle voix, qu’elle contrôle à merveille, et elle occupe très bien la scène. Deux caractéristiques qui seraient davantage mis en valeur avec des compositions moins communes! C’est ensuite le jeune finaliste Émile Bilodeau qui est entré en scène avec pour seule compagnie sa guitare, laissant le houseband prendre un petit 10 minutes de repos. Il a 18 ans et possède un potentiel énorme. Émile est d’ailleurs repartie avec sept prix, dont une prestation aux Francofolies et au Festival d’été de Québec.  Il est à l’aise, il a le sens de la répartie et il connecte avec les spectateurs dès ses premiers mots. Ce que j’ai aimé : il chante sans prétention des textes qui représentent la vie qu’il doit mener à son âge, soit des préoccupations telles que l’école, les débuts amoureux, etc. Ça fait du bien de voir un jeune qui ne veut pas nécessairement changer le monde pour avoir des compositions « d’adultes », ça sonne le vrai! C’est certain qu’on sent encore énormément ses inspirations (Dédé Fortin, Bernard Adamus…), mais je crois qu’il s’en détachera avec le temps et l’expérience. Finalement, Antoine Lachance, qu’on peut également entendre dans son band On a créé un monstre, est monté sur les planches du Palace pour clore la soirée. Il possède une belle voix aux accents graves et originaux et des textes et mélodies assez simples, mais jolies. Par contre, je trouvais qu’il manquait un petit je-ne-sais-quoi, dont entre autres, des interventions plus travaillées et une présence scénique plus assumée. Il est également un excellent guitariste et possède une belle maturité musicale, probablement dû aux nombreux spectacles qu’il a fait avec son band, mais également avec son duo de reprises anglophones qui a tourné aux USA.

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Somme toute, nous avons eu droit à une belle finale de qualité et des finalistes de grands talents, à la hauteur de la 46e édition du Festival international de la chanson de Granby, qui est une étape importante dans la carrière des auteurs-compositeurs-interprètes du Québec!

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Francofolies 2014 : Partie 3

On termine cette belle semaine aux Francofolies de Montréal avec les spectacles en salle de Philémon Cimon et de Philippe Brach, ainsi que celui de clôture avec La symphonie rapaillée.

PHILÉMON CIMON

par Catherine Bouchard

C’est après une première partie plutôt pop, assurée par Grenadine, que Philémon Cimon s’est présenté sur la scène de L’Astral. Il a fait son entrée accompagné tout simplement de deux musiciens, ce qui au départ me semblait peu pour un spectacle aux Francofolies. Finalement, le choix s’est avéré judicieux ! Les deux guitares, dont une assurée par Philémon lui-même, et la basse jouée par Philippe Brault rendaient justice aux compositions douces et senties du chanteur.

Philémon semblait un peu nerveux lors de ses premiers pas sur la scène. Sentiment qui s’est rapidement dissipé dès les deux premières chansons ! Il faut dire que la foule de L’Astral était très attentive et réagissait promptement aux interventions et aux blagues, plutôt nombreuses, de Philémon ! L’artiste nous a interprété presque la totalité de son plus récent opus, L’été, au plus grand plaisir de la foule qui semblait déjà bien connaître cet album paru récemment.

Philémon a le don de capter toute l’attention du public, sans nul besoin d’artifices, simplement avec ses textes poétiques et sa voix particulière. L’artiste est attachant, rieur. Ses interventions semblaient toujours improvisées, empreintes d’une légère touche d’humour, et lancées tout doucement, vers l’arrière, comme s’il était seul avec ses musiciens ! Rien de dérangeant, juste du naturel. Après avoir assisté au spectacle de Philémon à L’Astral, je crois définitivement qu’il est de ceux qu’il faut voir en salle, afin de capter les subtilités dans la musique et les textes. L’intimité y est pour beaucoup, dans ce spectacle.

Pendant les Francofolies, Philémon Cimon s’est vu remettre le prix Félix-Leclerc de la chanson 2014, succédant à Karim Ouellet. En plus de recevoir plusieurs bourses en argent, Philémon se produira aux Francofolies de La Rochelle l’an prochain ! Une belle réussite pour l’artiste.

PHILIPPE BRACH

par Catherine Bouchard

« Salut Club Soda! », a lancé Philippe Brach en foulant les planches de la mythique salle afin d’assurer la première partie du spectacle des Hay Babies. Brach et ses musiciens arrivaient tout juste de Vancouver, dans le cadre d’un festival d’été francophone. Ayant manqué l’avion du retour, la complicité entre le band avait eu toute la nuit pour se forger, nuit qu’ils ont passée à « tuer le temps à l’aéroport. Et le temps c’est comme les microbes, la meilleure façon de les tuer, c’est avec l’alcool! »

La prestation de l’auteur-compositeur-interprète était comparable à celle de son lancement au Quai des brumes. Toujours fidèle à ses habitudes, Philippe Brach a fait régner la bonne humeur dans la salle en nous invitant tous à le suivre dans son monde. Nous avons eu droit à une prestation d’environ 50 minutes, pendant laquelle se sont enchaînées une douzaine de compositions, dont la plupart issues de son premier album La foire et l’ordre. Fait cocasse : il était plutôt drôle de voir Philippe Brach nous chanter du Kanye West au rappel, accompagné par Laurence Lafond-Beaulne! Il voulait faire quelque chose d’unique, pour représenter les Francofolies, et je crois que c’était réussi!

Bien que le public était présent principalement pour assister au spectacle des Hay Babies, Philippe Brach a su s’approprier la scène, nous faire voyager dans son univers et conquérir un public qui n’était pas le sien, ce qui est en soi l’objectif d’une première partie! Et même si la foule était contente de voir apparaître le trio acadien sur scène, Brach a su laisser sa marque au Club Soda ce soir-là.

LA SYMPHONIE RAPAILLÉE

par Valérie Collette

Il est 19h30 et le spectacle ne commence qu’à 21h. Pourtant, comme plusieurs autres personnes autour de moi, je suis déjà assise au-devant de la scène, attendant avec impatience cette soirée qui s’annonçait magique. S’agglomérant autour de moi, puis remplissant la Place des festivals, tous avaient les yeux rivés sur la scène lorsque le président, Alain Simard, et vice-président des Francofolies de Montréal, Laurent Saulnier, ont pris la parole. Nous annonçant que ce spectacle des Douze hommes rapaillés était bel et bien le dernier, nous avons été pris d’un petit sentiment de tristesse : ce sera donc «la troisième et dernière fois». Un projet tellement beau, tellement bien réalisé, qui rassemble des hommes passionnés autour d’un sentiment unique, on n’en voit pas souvent qui réussissent à nous atteindre de cette façon.

L’Orchestre Symphonique de Montréal, dirigé par Jean-François Rivest, prend tranquillement place dernière les lutrins sagement disposés. Puis, tous vêtus de noir, les douze hommes s’avancent sur scène, l’un à la file l’autre. C’est en récitant, dans un canon chaotique, Je t’écris pour te dire que je t’aime de leur voix singulière, que débute cette soirée, où l’on sent déjà que les émotions nous envahiront.

S’asseyant chacun devant l’orchestre, faisant face à la grande foule admirative, nous pouvions vivre avec eux l’émotion qui les parcourait au-travers de chacune des chansons interprétées par leurs confrères. Tantôt marmonnant les paroles, tantôt s’essuyant les yeux, ou encore bougeant la tête et tapant du pied, chacun des artistes nous transmettait sa propre façon de vivre ces moments de grande beauté.

L’album de La symphonie rapaillée a été reçue comme un bijou pour nous. Un hommage grandiose à Gaston Miron qui était certainement présent avec les artistes sur scène. La beauté de cet album,  c’est l’amalgame de ces artistes. Des voix au contraste agréable, des émotions et une façon propre de vivre et de retransmettre chacun des mots de Miron, chose que l’on pouvait distinguer dimanche soir sur scène.

Louis-Jean Cormier a fait balancer notre cœur en débutant avec Au long de tes hanches, Alex Nevsky nous a agréablement surpris, lui qui a remplacé Yann Perreau avec brio, pour la chanson Amour sauvage, amour, Daniel Lavoie nous a hypnotisé de ses grands yeux pendant Ce monde sans issu, Martin Léon, Vincent Vallières et Louis-Jean Cormier nous ont captivé et fait chanter des Good-bye farewell en cœur… Une soirée qu’on n’aurait certainement pas voulu voir se terminer, tout comme ce magnifique projet. On aurait justement aimé avoir un au revoir, un petit discours, quelques mots sur la fin de cette aventure. Mais c’est sans parole que s’achèvera le concert pour nous laisser repartir avec la tonne de souvenir que les mots de Gaston Miron nous auront fait vivre au cours des dernières années…

PARTIE 1

PARTIE 2

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23 juin : Le retour de l’Autre St-Jean

Les amateurs de musique québécoise auront de quoi fêter le 23 juin prochain avec le spectacle de l’Autre St-Jean, de retour après une pause d’un an. C’est au parc Pélican, entre Masson et St-Joseph, que s’enchaineront les prestations de cinq artistes on ne peut plus différents : du pop, country, hip-hop, rock… De la variété, il y en aura !

Dès 18h, c’est Alex Nevksy, suivi de près par Random Recipe, qui débutera le spectacle. On a déjà hâte de chanter des Pa PaPaPa Pa Paaa à tue-tête ! Suivra ensuite l’Acadienne Lisa Leblanc, qu’on retrouvera également aux célébrations du parc Maisonneuve le lendemain soir. De quoi chanter et se défouler avec ces succès, pour une ambiance festive sans contredit. C’est ensuite le groupe Bloodshot Bill & the Hick-Ups qui prendra la scène. Finalement, le son lourd et rock de Gros Mené clôturera la soirée plutôt bien remplie !

À coup sûr, le spectacle de l’Autre St-Jean risque d’attirer les foules, soirée parfaite pour ceux qui désirent écouter de la musique émergente et actuelle pour la fête nationale ! De plus, c’est MC Gilles qui assurera l’animation de la soirée pour la cinquième année, soit depuis le début du projet.

Le site ouvrira ses portes à 17h, beau temps, mauvais temps, et l’entrée est gratuite.

Gros Méné – Vénus

Alex Nevsky – On leur a fait croire

 

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Salle comble pour Philippe Brach !

C’est ce mercredi que Philippe Brach, qu’on a pu voir autrefois dans la formation Buffet Froid, lançait son premier album solo intitulé La foire et l’ordre. C’est dans un petit Quai des brumes très (très!) rempli que l’auteur-compositeur-interprète a présenté quelques-unes des chansons de son nouvel opus, signé tout récemment sous l’étiquette Spectra Musique.

Pour ajouter à la bonne humeur qui régnait dans la salle, on nous a tout d’abord présenté le court métrage réalisé par Patrice Ouimet, qui montrait l’envers du décor et le making-of de l’album. L’humour toujours présent de Brach a provoqué bien des fous rires des amis, médias et fans présents ! On peut d’ailleurs maintenant visionner ce très beau documentaire juste ici.

C’est ensuite un Philippe Brach souriant qui a entamé en douceur la première chanson, Ressac sur ta peau. Spécialement pour ce premier titre, il était accompagné du réalisateur de l’album : Pierre-Philippe Côté (aussi connu sous le nom de Pilou). Un beau moment, puisqu’on sentait une réel connexion entre les deux, une fierté commune de l’album qu’ils ont peaufiné pendant des mois. C’est ensuite ses trois musiciens, Justin Allard (drum), Pierre-Olivier Gagnon (basse) et David Couture (guitare), qui ont pris la relève. Les quelques pièces présentées nous ont plongé dans l’univers particulier de Brach et la foule (moi y compris!) ne se gênait pas pour chanter les phrases connues, entre autres de la populaire chanson Dans ma tête qu’il a réservé pour le rappel !

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Phil Brach sait nous faire changer d’atmosphère rapidement sans qu’on s’en aperçoive : il passe de sujets plus délicats tels que le suicide à des textes plus légers qui, et je cite, « parlent d’amour ou d’espoir, qui proposent des solutions! » Peu importe la chanson, il a certainement sa place sur une scène : il sait mettre le public dans sa poche avec ses interventions comiques et ses interprétations senties. C’est certain qu’il n’a pas la langue dans sa poche, mais la foule, déjà conquise, riait sans hésiter à ses blagues, aussi nombreuses soient-elles ! Ceux présents mercredi ont très certainement assisté au premier d’une belle série de spectacles de l’album La foire et l’ordre, puisqu’on sent que Brach fait partie de ceux qui vont rester.

On surveille également son parcours en finale des Francouvertes le 12 mai prochain, puisqu’il occupe présentement la première place du palmarès suite aux demi-finales !

Également en spectacle en première partie des Hay Babies le 21 juin au Club Soda, dans le cadre des FrancoFolies.

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