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Lancement dans le backyard d’Adamus

Sorel Soviet So What. C’est comme ça que s’appelle l’album que Bernard Adamus a lancé hier soir aux Foufounes Électriques. Un titre qui laisse sa marque et un lancement qui nous a permis de renouer avec l’univers unique d’Adamus! Toutes les photos ici.

Je suis arrivée un peu en retard, la place était déjà bondée de beau monde, tous une bière à la main : l’ambiance s’annonçait déjà très prometteuse! Le show avait lieu dans la cour arrière des Foufs, nous donnant l’impression d’être invités dans le backyard de Bernard. On a pu l’apercevoir avant le show, à gauche à droite, sympathique avec tout le monde, souriant! Il est même venu me dire de ne pas hésiter à monter dans l’escalier pour prendre mes photos. Thanks man. Merci aussi à la sécurité des Foufs et au public qui n’ont pas perdu patience avec les 38 photographes et 13 caméramans.

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Adamus est fidèle à lui-même avec ce nouvel album. Une trame sonore tantôt blues, tantôt folk, tantôt funk. Des textes toujours aussi crus, où notre cher Bernard s’amuse encore à habilement jongler avec les mots. On a pu entendre plusieurs artistes sur scène, des trompettistes aux choristes en passant par le contrebassiste qui ajoutent une chaleur unique à l’album. Tous avaient l’air d’avoir beaucoup de plaisir à être là en ce beau mercredi de septembre. Bernard était lui-même en pleine forme, toujours souriant. Le public lui aussi avait fait ses devoirs, quasiment tous savaient un passage du single sorti en juillet dernier Hola les lolos. C’est décidément la chanson phare de ce nouvel opus très bien construit.

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L’album sera en magasin ce vendredi 25 septembre, une date symbolique peut-être puisque No. 2, était sorti à pareille date il y a maintenant 3 ans. On vous conseille maintenant de mettre votre bibliothèque iTunes à jour!

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Mardi dernier à Montréal : Chad VanGaalen

Mardi dernier, on a eu droit à un beau line-up canadien au Cabaret du Mile-End. Salle quasi-comble pas mal comblée. Toutes les photos de cette belle soirée sur notre compte Flickr!

En première partie, c’était Astral Swans. Je ne savais rien de ce band à part qu’il venait de l’Alberta, mais je m’attendais à voir 4-5 gars monter sur scène. Parce que dans l’extrait que j’avais entendu, il y avait plusieurs instruments et des back vocals. C’est en fait un gars tout seul avec sa guitare qui est arrivé. Comme première partie, on se serait attendu à quelque chose d’un peu plus dynamique, mais pour un show de Chad VanGaalen, ça cadrait bien. L’effet raw et simple de la voix sans trop d’effet et la guitare électrique au son un peu flat étaient bien agréables. Ça donnait une pause bien méritée des millions de bands qui abusent du reverb, mettons. Mais j’aurais quand même aimé entendre les tambourins et autres voix de l’extrait.

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Après un petit intermède, le chanteur et la batteuse de Cousins, originaires d’Halifax, ont pris place sur scène. Si j’avais été un peu décue par leur prestation à Pop Montréal en octobre dernier, ils ont réussi à me charmer cette fois. La belle assurance et la complicité entre les 2 membres du groupe est toujours là, mais cette fois c’est la maîtrise de leur style et de leurs chansons qui sautait aux yeux. Une belle énergie qui a su réchauffer la salle pour l’arrivée de Chad.

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Après avoir passé le début de la soirée à s’occuper de son proche merch, qui a attiré bien des fans qui n’avaient rien l’intention d’acheter, Chad VanGaalen est finalement monté sur scène avec ses 2 musiciens. L’albertain rembarquait sur scène après une longue absence pour la sortie de son dernier album, Shrink Dust. Après nous avoir raconté son départ difficile (sa petite fille allait s’ennuyer, et lui aussi), il nous a prié d’être indulgents puisque c’était le premier spectacle depuis la sortie de l’album, et que certains passages restaient à tester. On a pu remarquer ces quelques passages, mais ce n’était rien de majeur. Chad, musicien remarquable passant du chant à la guitare à l’harmonica, gardait une atmosphère détendue en nous racontant des anecdotes à gauche et à droite. L’ambiance était légère et rigolote, et la foule était réceptive. Je n’ai pu noter la setlist complète, mais on a pu entendre une longue version de Monster, et une plus courte de Weighed Sigh. On a pas mal fait le tour du nouvel album, qui s’avère être une réussite tant à la maison qu’en spectacle.

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Chad VanGaalen en terre québécoise

Le musicien de Calgary Chad VanGaalen sera de passage mardi prochain au Cabaret du Mile-End. On a eu un gros coup de coeur pour son album Shrink Dust, sorti le 29 avril dernier sous Sub Pub Records. On a bien hâte de l’entendre en live à quelques pas de chez nous!

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En première partie, on pourra entendre Astral Swans, formation de Calgary aussi qui demeure mystérieuse pour le moment. J’ai quand même pu vous trouver un extrait à écouter. On pourra ensuite voir Cousins, groupe originaire d’Halifax qu’on a connu et bien apprécié à Pop Montréal en octobre 2013. Écoutez ci-bas!

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Les billets sont en vente sur le site de Blue Skies Turn Black. Au plaisir de vous y voir!

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Francouvertes: les demi-finales

Lundi, mardi et mercredi soir dernier avaient lieu les demi-finales des Francouvertes au Lion d’Or. Lancé au mois de février, le concours qui fête cette année ses 18 ans présentait en première ronde 21 artistes francophones de la relève québécoise. Après 7 soirées de préliminaires, les 9 premiers artistes au classement allaient ensuite s’affronter lors de 3 soirées de demi-finales. On a pu assister à la soirée de lundi, où s’affrontaient P.A.P.A., Bobby One et Philippe Brach.

P.A.P.A. (Pas d’Argent Pas d’Agent) a ouvert la soirée de façon originale mais un peu maladroite vu les circonstances : la lecture d’un poème sur une note si dramatique a quelque peu semé le doute dans la foule dès le début du spectacle. Sans trop de cérémonie, on est passés à la partie musicale. Malheureusement, le son manquait d’ajustement et on distinguait mal les paroles du rappeur. Ce n’est que grâce aux pamphlets des paroles distribués à l’entrée qu’on pouvait deviner des textes travaillés et réfléchis. On a pu remarqué la présence aux claviers de Christophe Dubé, connu aussi pour son projet solo électro très intéressant, CRi. Malgré une prestation peu convaincante, on s’intéresse quand même au son de P.A.P.A., qui semble plus réussi en numérique qu’en live.

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Ce fut au tour de Bobby One, qui a fait lever le party pour de bon. Les 4 musiciens et 2 rappeurs nous ont livré des rythmes puissants et des paroles percutantes, le tout pour créer une ambiance de fête très réussie. On a pu reconnaître plusieurs supporters du groupe dans la salle, qui ajoutait encore à l’ambiance avec leurs cris et leurs applaudissements fréquents. Au contraire de P.A.P.A. par contre, j’ai préféré la prestation live que l’écoute en ligne.

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Pour clôre la soirée tout en douceur, c’est Philippe Brach qui est finalement monté sur scène avec ses musiciens. Enjoué, nonchalant, surprenant, il nous a joué plusieurs morceaux très réussis : des textes à la fois drôles et touchants sur un ajustement sonore très harmonieux. Il a aussi ponctué ses chansons de quelques histoires amusantes par-ci par-là, pour faire de chaque minute de la prestation un moment agréable. Monsieur Brach sort son premier album le 22 avril prochain sous l’étiquette de Spectra, et il est déjà disponible en ligne (!!!).

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Après vote du public et délibération des jurys, on nous a annoncé le classement : Philippe Brach en première position, Bobby One en seconde, laissant la troisième place à P.A.P.A. C’est donc Philippe qui passera en finale.

Le concours s’est poursuivi mardi et mercredi pour déterminer les 2 autres participants qui passeront en finale des Francouvertes eux aussi. Mardi, c’était au tour de Joëlle St-Pierre, Maritza et Julie Blanche de se disputer la première place, et mercredi, lors de la troisième et dernière soirée des demies-finales, on a pu entendre Deux Pouilles en Cavale, Les Hôtesses d’Hilaire et Jacques Bertrand Junior. Julie Blanche et Deux Pouilles en Cavale ont remporté la première place dans leur soirée respective. C’est donc ces derniers qu’on aura la chance de revoir aux côtés de Philippe Brach le 12 mai prochain, au Club Soda, pour la grande finale du concours.

Pour plus d’infos, consultez le site des Francouvertes!

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Avril : prévisions albums et météo

Bon, je veux pas être plate, mais l’Almanach dit que le mois d’avril va être un peu plus frais que d’habitude. Mais réjouissez-vous, on attend plein de bons albums!

Timber Timbre – Hot Dreams 

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J’avais tout simplement adoré le précédent album de Timber Timbre, Creep On Creepin On! Un album qui se voulait très envoûtant, qui pour moi, me faisait penser à ces fins de soirées bien arrosées où on es tout simplement bien, où on bouge de façon indescriptible. On a d’abord pu voir le vidéoclip du même titre que l’album, Hot Dreams, qui nous a plu, nous a charmé et nous a séduit. Un album qui promet d’être tout aussi langoureux et sexy que son précédent. Un disque qui débute lentement, pour bien nous introduire dans leur monde, c’est légèrement creep, c’est envoûtant. Le groupe arrive à nous plonger dans un mood dont il est difficile de sortir avant la fin d’album. L’écoute est d’ailleurs déjà disponible juste ici, et notre critique suivra la semaine prochaine !

 

Arts & Crafts – 1er avril

Woods – With Light & With Love

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Woods, band folk-rock new-yorkais nous offre un nouvel album ce mois-ci. With Lignt & With Love est leur septième album. Selon le communiqué de presse, on peut s’attendre à 10 morceaux et un son renouvelé et plus détaillé : « singing saw, heavier emphasis on percussion, and a saloon piano that sounds like it was rescued from a flooded basement. » Sounds nice! On peut déjà l’entendre dans les 2 singles déjà en ligne sur soundcloud, Moving to the Left(à l’écoute ci-bas) et Leaves like grass. On pourra aussi les voir en spectacle à Montréal le 10 mai prochain au Cabaret Playhouse.

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Woodsist – 15 avril

Philippe Brach – La foire et l’ordre

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Philippe Brach, il a un talent énorme. Si vous ne le connaissez pas déjà, c’est ce mois-ci que ça va se passer. Après un EP sorti en mai 2012 et un parcours plus que remarquable dans les concours (Francofolies de Montréal, Ma Première Place des Arts) et les festivals partout au Québec (Granby, St-Ambroise, Petite-Vallée), il sortira enfin, le 22 avril prochain, l’album que ses fans attendent depuis si longtemps. En attendant, on surveille son parcours aux Francouvertes, dont les demi-finales auront lieu les 14, 15 et 16 avril prochain au Cabaret Lion D’or.

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Spectra – 22 avril

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Magical Estate

Samedi dernier, j’ai eu la chance d’assister au spectacle de Real Estate au Il Motore. Avec deux premières parties et un show sold out, il fallait bien de l’endurance pour supporter l’attente du band si désiré.

J’avais bien de l’espoir pour les deux premières parties, exécutées par Heat et Pure X. Malheureusement, le son était loin d’être parfait, mais ce n’est pas tout. Il manquait un peu de dynamisme dans l’attitude des musiciens, et la foule n’était pas très réchauffée(même si on avait très chaud…) après aucunes des 2 parties. Dommage. Toutefois personne n’a quitté la salle, et l’arrivée de Real Estate sur scène nous a fait sentir comme un vendredi où on finit plus tôt et qu’il fait beau dehors (yeaah).

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En entrant dans la salle au début de la soirée, j’avais été sceptique vis-à-vis des carrés de tissus blancs posés au mur derrière la scène. Je trouvais ça un peu cheap comme décor. Mais lorsqu’ils ont allumé le set-up d’éclairage, j’ai compris. Un peu de boucane avec ça, et voilà. Le vibe qui s’est installé était magique. Finis les problème de son, fini l’ennui.

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La foule était comblée, moi la première. Real Estate, que je voyais pour la première fois en spectacle, s’est avéré être à la hauteur des albums, selon moi. Et avec cette mise en scène, c’était encore mieux. La setlist aussi était bien construite, présentant un assortiment bien équilibré de chansons venant de divers albums. Et l’attitude du band, super chill. Ils semblaient contents et légers, ils jouaient avec nonchalance, mais sans trop paraître au-dessus de leurs affaires non plus. Sympas.

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Toutes nos photos ici.

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Ce samedi : Real Estate au Il Motore

Moins de 3 semaines après la sortie de leur troisième album studio, Atlas, le groupe originaire du New Jersey Real Estate sera de passage au Il Motore ce samedi. Si vous n’avez pas encore écouté l’album, notez qu’il vaut le détour. Accueilli très favorablement par les critiques, il s’inscrit selon plusieurs comme étant le meilleur des tous les albums de Real Estate jusqu’à maintenant. Et la barre était déjà haute.

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Real Estate est l’un de ces bands qui restent fidèles à leur genre, même après plusieurs années. Même que sur chacun de leurs albums, le rythme ne varie que très peu d’une chanson à l’autre. On écoute leurs albums sans trop remarquer le début et la fin des pièces, et, trop vite, on se surprend à être au bout du disque. Même si l’album n’est pas bien différent des précédents, on note avec Atlas que les arrangements se sont perfectionnés, puis on peut sentir une nouvelle maturité dans le son autant que dans les textes. C’est avec cet album que Real Estate s’affirme aux yeux de l’industrie. À mes yeux à moi, je les aimais bien avec un son un peu moins clean et des paroles un  peu plus brouillon. La maturité, ça doit pas être pour moi. J’aime tout de même l’album, évidemment, mais j’ai toujours la crainte que les bands se perdent dans cette recherche de la « perfection ». Espérons que Real Estate saura garder le cap et qu’ils resteront eux-mêmes.

Je n’ai encore jamais eu la chance de voir ce que ça donnait en spectacle, et j’ai bien hâte à samedi pour le découvrir. Si l’envie vous prend, les billets sont en vente sur le site de Blue Skies Turn Black. Pour 15$, vous entendrez 3 bands : en plus de Real Estate, le groupe montréalais Heat, et Pure X, de Austin au Texas, seront de la partie. Un line up qui augure très très bien, à entendre les extraits suivants :

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Pure X[soundcloud url= »http://api.soundcloud.com/tracks/131036651″ comments= »true » auto_play= »false » color= »ff7700″ width= »100% » height= »81″]

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« Dream A Little Dream » de Pink Martini : un rêve, oui

Le groupe-orchestre de Portland Pink Martini revient avec un nouvel album ce mardi, Dream A Little Dream. Cette fois, ils sont accompagnés des Von Trapps, le quatuor formé des descendants de la célèbre famille Trapp, dont l’histoire a inspiré la plus que célèbre comédie musicale The Sound of Music. On ajoute à cela des collaborations avec Jack Hanna, Wayne Newton, the Chieftains, et même Charmian Carr, l’interprète de Liesl dans la version cinématographique de The Sound of Music de 1965. Déjà, si on se fie au style moins que défini de Pink Martini, on peut s’attendre à tout un mélange avec une rencontre pareille.

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On nous offre avec Dream A Little Dream un album fidèle aux précédents : cosmopolite, diversifié, et remarquablement bien exécuté. Sans oublier les arrangements harmonieux et sans failles. Thomas Lauderdale (le gars à l’origine de Pink Martini et responsable des arrangements) est en effet reconnu pour la qualité de ses ajustements musicaux. Encore une fois, c’est une réussite de ce côté.

On apprécie aussi le respect avec lequel ils s’approprient les classiques : ils arrivent toujours à trouver une façon de les mettre au goût du jour sans trop alterner les versions originales. Notamment, leur interprétation de la chanson hébreue pour enfant Hayaldah Hachi Yafa Bagan est simple et rafraîssante, et ce, pour un résultat magnifique où l’on reconnaît bien la touche personnalisée de Pink Martini. Aussi, leur adaptation de la célèbre berceuse de Chitty Chitty Bang BangHushabye Mountain, est majestueuse, et digne d’un film grandiose – genre un film de Tim Burton. On aime.

Si l’album comporte des points négatifs, c’est plutôt attribuable au goût personnel de chacun. Certaines chansons sont débordantes de joie et d’espoir, parfois même un peu trop (vous devinerez qu’il faut quand même être friand du genre « Sound of Music »). On peut par exemple se lasser des chants de style gospel qui occupent une place considérable sur l’album. Il est aussi possible de sentir un petit excès avec la chanson Fernando, un peu trop upbeat à mon goût et dans laquelle il y peut-être trop d’instruments.

Le succès de l’album réside surtout dans la relation entre l’intention et le résultat. Lauderdale a déclaré que l’album avait été un réel plaisir à créer avec les Von Trapps : « The world is a beautiful place where amazing things are happening, » a-t-il dit. « Spending time with The von Trapps is like that. It’s like a summer day of infinite possibility. » Et c’est super, parce que ça se sent dans l’album.

Et à ceux qui ne sont pas des habitués du style de Pink Martini, je vous suggère de vous laisser aller en écoutant l’album. Laissez tomber les barèmes qui tiennent tant à sectionner les genres musicaux. Fiez-vous au titre de l’album, parce que comme dans un rêve, on en ressort plus avec un sentiment qu’avec une histoire sensée. Vu comme ça moi j’aime bien.

Les Prèfs : Dream A Little Dream, Hayaldah Hachi Yafa Bagan, Hushabye Mountain

Sortie au Québec : le 18 mars 2014 chez Audiogram

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Quilt : Splendeur de janvier

C’est plate que notre ville soit aussi froide en janvier parce que Quilt nous sort un album très réussi qui nous parle de soleil et qu’on aimerait écouter un après-midi de juillet avec une p’tite frette entre les mains. Mais c’est pas grave. Achetez-vous une lampe de luminothérapie pis un pack de Corona, installez-vous à côté du chauffage et fermez-les yeux. Vous verrez des kaléidoscopes colorés et lumineux du début à la fin de l’album.

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Le groupe s’est formé à Boston où 2 des membres étudiaient en art visuels. Il faut croire que leurs visions se ressemblaient puisqu’on dit de leurs albums qu’ils sont le fruits de jams improvisés, et ça marche à merveille. Le résultat, naturel et désinvolte, plaira aux âmes bohèmes, aux fans de The Byrds, et aux autres nostalgiques des douces années 60.

C’est en 2011, à l’époque de son premier album éponyme, que le groupe s’est fait remarquer lors de son passage au festival SXSW. Quilt a su attirer l’attention de quelques critiques, et la mienne via Penobska Oakwalk, une chanson du premier album atterie dans une playlist BIRP. Beaucoup de groupes se rendent à ça (SXSW, BIRP, quelques critiques), et beaucoup sombrent dans l’oubli. Cette année c’est le moment pour Quilt de faire ses preuves. Moi je suis déjà conquise, et je les sens sur la bonne piste. Le 28 janvier, Held In Splendor sera achetable. Et vous voudrez l’acheter. Déjà en écoute depuis quelques jours sur NPR, l’album fait déjà quelques heureux. Allez-y faire un tour!

Le groupe est actuellement en tournée en Amérique du Nord et s’arrêtera à Montréal le 2 mars prochain, à la Casa Del Popolo. Le prix est ridicule (8$), ça vaut plus que la peine de venir les voir!

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Les 21 affaires qui gossent dans un show

Comme nos articles en témoignent, chez DTO, on va souvent voir des shows. On aime beaucoup ça. Par contre, y’a des choses qu’on rencontre dans ces shows qu’on aime moins (voire pas du tout). Et à voir les autres regards exaspérés autour de nous quand on rencontre ces choses désagréables, on pense qu’on est pas les seuls. Voici donc un petit guide mettant enfin par écrit ces « règles non-écrites » de la bienséance. « Haters gonna hate« , me direz-vous. Moi je dis qu’un petit peu de bon sens, ça fait jamais de tort.

  1. La fille de 8 pieds qui a décidé, en plus, de porter des talons de 6 pouces et de se faire un chignon digne de Marie-Antoinette
  2. Le gars pas de déo et qui danse les bras en l’air à la hauteur du nez des gens
  3. Le monde qui dépasse le reste du monde en faisant semblant que leurs amis sont en avant
  4. Les filles hystériques qui essaient de séduire le chanteur sexy. C’est souvent la cause d’une foule de comportements désagréables, notamment :
    4.1   Hurler « Marry Me! » au chanteur sexy (pour vrai, quand même que tu le cries plus fort que toutes les autres filles, j’pense pas que ça va arriver ma belle)
    4.2   Se déshabiller pour attirer l’attention du chanteur sexy (ça non plus, ça marche pas souvent)
    4.3   Pousser tout le monde entre toi et la scène pour tenter d’atteindre ledit chanteur sexy
  5. Le monde trop grand qui vient se mettre juste devant le monde trop petit (bon c’est une idée mais si c’était que de moi, les gens seraient classés en ordre de grandeur dans les salles)
  6. La fille (ou le gars…) qui secoue vivement ses longs cheveux tentaculaires dans la face du monde autour de lui
  7. Le monde trop saoul. Ça aussi c’est souvent la cause d’une foule de comportements désagréables, notamment :
    7.1   Renverser de la bière partout sur les gens autour de toi
    7.2   Vomir partout sur les gens autour de toi
    7.3   Frencher/attoucher sévèrement ton voisin, que tu le connaisse ou pas
    7.4   Lancer de la bière ou d’autres projectiles sur la scène (si ta bière arrive dans l’ampli et qu’il pète, personne va t’aimer)
  8. Le monde qui enterrent le chanteur en racontant leur vie (on a payé pour entendre quelque chose, mais c’est pas toi dude)
  9. Le gars qui porte le t-shirt du band qui joue qu’il vient d’acheter au Merch (Genre t’es venu tout nu?)
  10. Les verres de bières par terre. Ou les gommes.
  11. La fille qui prend des photos avec son iPad
  12. Le gars qui chill/regarde le show accoudé au bar de la salle de spectacle pendant que le monde fait la file pour être servi
  13. Le monde qui font un mushpit au show de Lynda Lemay
  14. La fille qui a perdu sa boucle d’oreille
  15. Dans un show extérieur, le monde avec des parapluies
  16. Le gars qui essaie de jaser avec le band entre les tounes
  17. Le gars qui filme le show au complet avec son iPhone
  18. Le gars en chest, souvent en sueur (Il sera inévitable que ta face, tes cheveux ou tes mains doivent y toucher lorsque la foule se fera plus compacte)
  19. Les armoires à glace qui t’empêchent de te mettre au bord des escaliers (C’est la meilleure place, come on!!!)
  20. Un test de son de drum
  21. Cette fille-là :

*Évidemment, faut faire la part des choses: les règles mentionnées ci-haut ne s’appliquent pas dans les shows de métal, ou les festivals où personne se lave pendant une semaine et que tout le monde est sous l’influence d’une drogue quelconque, par exemple.

Et vous, qu’est-ce qui vous gosse?

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POP MONTRÉAL 2013 – Partie 2

POP MONTRÉAL, LA SUITE

Et le festival se poursuit, tandis que la team DTO parcourt la main du sud au nord plusieurs fois par jour pour essayer de participer à TOUT (un peu impossible). Voici la suite de nos aventures musicales. Vous avez manqué le premier article? Pas grave, il est là!

DIMANCHE, 29 SEPTEMBRE 2013 – POP JOUR 5

CLAP YOUR HANDS SAY YEAH
Par Cloé Fortin

Grosse soirée de clôture pour Pop Montréal. Des shows et des activités partout. J’ai choisi Clap Your Hands Say Yeah. Y’avait Songs of Darkness avec Patrick Watson qui me tentait aussi, mais j’étais plus dans le mood d’une soirée hop-la-vie. Et j’ai été gâtée. La salle était pleine de gens pleins d’énergie (même après un si long et épuisant week-end), l’éclairage était flatteur, et le chanteur chantait un peu partout (tantôt dans le fin fond de la salle une toune acoustique pas de micro, tantôt direct dans la foule en bas du stage). C’était assez hop-la-vie, merci.

Setlist

  1. Some Loud Thunder
  2. Satan Said Dance
  3. Done
  4. The Skin of My Yeloow Country Teeth
  5. Over and Over Again (Lost and Found)
  6. Into Your Alien Arms
  7. Let the Cool Goddess Rust Away
  8. Devil’s Haircut (Beck Cover)
  9. Sooner Or
  10. In This Home On Ice
  11. Love Song No. 7
  12. Is This Love?
  13. Cover Up
  14. Upon This Tidal Wave of Young Blood

Rappels

  1. Gimmie Some Salt
  2. Come as You Are (Nirvana Cover)
  3. Details of the War
  4. Heavy Metal

 

OH LAND + SUN RAI
Par Jean Arousi

Après une première partie assurée par Sun Rai (une véritable découverte pour moi!), Oh Land se présente sur scène à 21h tappant devant la foule déjà conquise du Théâtre Corona. Elle se présente à la foule et s’installe directement à son clavier et chante ses nouvelles chansons Cherry on Top et Pyromanic. Déjà à la 3e chanson, elle quitte son clavier et s’empare de la scène pour chanter et danser plus près des fans.

Durant le spectacle, Oh Land s’amuse à nous raconter de petites anecdotes qui servent d’introduction à ses chansons. Très bien accueillie par la foule tout au long de la soirée, Oh Land reçoit de nombreux cris d’amour, incluant quelques puissants « We fucking love you! » scandées par des anglophones excitées près de moi. Les moments forts de la soirée étaient assurées par les favoris Wolf and I qui prend une tournure presque rock et Son of a Gun qui démarre en version acoustique et se termine à pleine puissance.

Après le show, Sun Rai (encore une fois, je vous invite fortement à aller écouter sa musique) et Oh Land s’installent au kiosque de marchandise et rencontrent tous les fans qui se présentent, albums et iPhones à la main. Sun Rai décide de vendre son EP au merveilleux prix de « Payez ce que vous voulez » et Oh Land s’assoit sur la table pour rencontrer ses fans de plus près.

Une belle soirée intime en ce dernier jour de Pop Montréal.

TOUTES LES PHOTOS ICI >>

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Setlist

  1. Cherry on Top
  2. Pyromaniac
  3. Bird in an Aeroplane
  4. Wolf & I
  5. Love a Man Dead
  6. 3 Chances
  7. My Boxer
  8. Next Summer
  9. Perfection
  10. Heavy Eyes
  11. Green Card
  12. Rainbow
  13. Renaissance Girls
  14. Sleepy Town
  15. Sun of a Gun

Rappels

  1. Love You Better
  2. White Nights

 

MERCI POP MONTRÉAL!

Après cinq jours de rencontres, d’art, de conférences, de shopping (et de nombreuses dépenses), de films et surtout de BEAUCOUP DE MUSIQUE, je suis vite allée me coucher après avoir vu ce dernier spectacle. Beaucoup de sommeil à rattraper avant de retourner au travail lundi matin 9h -_-‘… Merci Pop Montréal pour ce super week-end, et à l’an prochain! D’ici là, il est bon de savoir que Pop continue d’organiser des événements à longueur d’année! Visitez le site pour plus d’infos!

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POP MONTRÉAL 2013 – Partie 1

POP MONTRÉAL, C’EST PARTI!

Et voilà, c’est parti. Le festival est lancé, et le week-end semble très prometteur. La team DTO part à la course folle aux expériences musicales agréables. Voici notre journal de bord!

JEUDI, 26 SEPTEMBRE 2013 – POP JOUR 2

PORTUGAL. THE MAN + HOW SAD
Par Justine Lalande Church

Une semaine avant le spectacle de Portugal. The man, j’étais à Portland, Oregon, ville d’adoption du groupe originaire de l’Alaska. Je surfais donc encore sur la vague très laid-back de la west coast lors de mon arrivée au Corona jeudi soir dernier.

Le maintenant quatuor (j’ai entendu que le 5e membre aurait quitté le groupe peu avant le spectacle de Montréal) en est à son 7e album , 8e si on compte celui qui rassemble des reprises acoustiques. Pour Evil Friends, leur plus récent album sorti en juin dernier, Portugal. The Man a mis le paquet; la réalisation a été confiée au célèbre Danger Mouse du duo Gnarls Barkley (on se souvient du ver d’oreille Crazy), également le génie derrière la production des albums de Gorillaz (Demon Days), Beck (Modern Guilt) et The Black Keys, entre autres. Chose certaine, ça se remarque sur l’album! Ce dernier est truffé de refrains accrocheurs qui prennent tout leur sens en spectacle. On y retrouve le rock psychédélique des MGMT, The Vines et The Hives, surtout au sein de la chanson titre, Evil Friends. La foule était déchaînée, les fans explosaient sur le dance floor; la réponse était excellente, preuve que le dernier album a frappé dans le mile.

Entre la première partie assurée par le groupe montréalais How Sad et la pièce de résistance, des reprises des Beatles, reggae pour la plupart, nous faisaient patienter. C’est que les membres du groupe sont fans des Fab Four et nous l’ont rappelé plusieurs fois, en insérant le riff de Helter Skelter par-ci et les nanana de Hey Jude par-là. Une attention remarquée, mais non pas des plus originales.

Nos yeux n’étaient pas en reste pour autant : une structure en forme de montagne aux sommets pointus était érigée à l’arrière de la scène et accueillaient des projections hallucinantes. J’ai particulièrement apprécié cette performance visuelle qui complétait bien celle plus statique du groupe. Les images trouvaient support sur les corps des musiciens, le tout faisant monter d’un cran le caractère transcendant du moment.

Au final, il m’apparaît que le nouveau tournant adopté par Portugal. The man, qui maintenant beurre épais dans les chansons au hook ravageur, passe beaucoup mieux en spectacle que sur disque, où alors trop devient comme pas assez.

 

THE DODOS + COUSINS
Par Cloé Fortin

En première partie, Cousins, duo originaire d’Halifax, est venu réchauffer la salle comble. Ne connaissant pas le groupe mais me fiant à ce que j’avais pu entendre sur leur page Bandcamp, j’avais bien hâte de voir de quoi ils étaient capables. Je n’ai pas été séduite par leur originalité, mais l’assurance et la complicité avec lesquelles ils jouaient m’a beaucoup plu. On les sentait confiants et bien préparés, et leurs sourires étaient contagieux. Pour 2 chansons de leur courte mais agréable setlist, les gars des Dodos les ont rejoint sur scène pour danser et jouer de quelques instruments. Belle ambiance, bon rythme, belle ouverture!

Ce fut ensuite au tour du trio californien, The Dodos. «Nous sommes les Dodos!» a lancé Meric Long, le chanteur, avec un accent anglophone qui a fait sourire la foule, jeune et enthousiaste. Ils ont commencé par une première série de chansons, pendant lesquelles le public ne s’empêchait pas de chanter les refrains et de danser. Party!

Setlist

  1. Confidence
  2. Substance
  3. Black Night
  4. Walking
  5. Red and Purple
  6. The Ocean

Ils ont quitté la scène pendant environ une seconde avant de revenir faire le rappel. Pendant Transformer et Fools, la foule a trouvé le moyen de faire un mushpit. Il y a même eu un petit chanceux qui surfait sur la foule. À la fin du rappel, les musiciens sont repartis dans la loge pour de bon, mais le public n’avait pas l’intention de repartir comme ça. Ils se sont mis à crier en choeur: « The Season, The Season! » Au grand plaisir des fans, The Dodos est revenu, s’excusant de ne pas avoir fait cette chanson. Ce fut une performance complète et très agréable. Bravo.

 

VENDREDI, 27 SEPTEMBRE 2013 – POP JOUR 3

LOCAL NATIVES
Par Valérie Collette

J’avais très hâte de voir Local Natives en concert, puisque les quatre musiciens sont toujours très en contrôle de leur musique. Du moins, c’est ce qu’ils laissent paraître sur leurs albums. Le spectacle fut justement aussi précis que sur disque. Bonne ou mauvais chose? Ça dépend des goûts, évidemment! Personnellement, j’ai trouvé que cette précision dans leur musique, dans leurs accords, et dans l’harmonie qui régnait entre eux était justement parfaite!

Par contre, j’aurais aimé ne pas uniquement entendre l’album de tout son long, de façon plus énergique certes. J’aime quand les groupes, en spectacle, nous offrent une musique plus poussée, une musique qu’on n’a pas encore entendu, qui diffère légèrement de l’album, où on essaie des choses comme des refrains qui durent beaucoup plus longtemps, des accords qui n’en finissent plus… Une folie créative et incontrôlée est toujours la bienvenue dans les shows que je m’attends à voir! C’est cette petite touche magique qui manquait, selon moi, dans le spectacle de Local Natives.

Toutefois, le spectacle fut grandement apprécié et la foule qui remplissait le Métropolis en redemandait! Les jeux de lumières étaient également très bien réussis, apportant une touche incontournable à l’ambiance qui régnait! C’est sans parler du son qui était tout simplement parfait.

Local Natives est un groupe qui vaut la peine d’être vue en spectacle si on est fan de leur musique : une grande énergie, une précision et une musique qui fait danser tout le monde!

 

À SUIVRE DANS « POP MONTRÉAL – Partie 2« …

 

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Washed Out, une merveille

Washed Out était de passage à Montréal lundi soir. Déjà amoureuse des albums précédents d’Ernest Greene, je suis encore une fois tombée sous le charme de son plus récent, Paracosm, sorti en août dernier. Je ne pouvais pas manquer ce spectacle.

J’accuse le lundi d’avoir diminué la foule au Théâtre Corona. Un vendredi, Ernest Greene aurait sûrement joué à guichets fermés, avec des filles qui bodysurfent à ses pieds. Là, c’était plus tranquille. La mezzanine était fermée et on avait un peu d’espace pour bouger, même devant la scène. C’est pas désagréable du tout, mais pour le band, c’est toujours un peu plus cool quand la salle est comble. Toutefois, l’ambiance était magique, l’éclairage merveilleux et le son sans défaut audible. Ernest était charmant, dans son décor de petites fleurs un peu partout sur la scène, rappelant le design floral de l’album et des vidéoclips de Paracosm. J’aurais aimé vous fournir une setlist complète, mais je me suis tellement laissée emporter par la musique que j’ai oublié de tout noter. Je peux vous dire que le spectacle a commencé par It All Feels Right, suivi de New Theory(wow),  et le reste se raconte de lui-même en images…