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Laurence Labelle

Geek mélomane assumée, juste assez pompeuse, Laurence s'occupe des playlists pour Dans Tes Oreilles. Lorsqu'elle ne parcourt pas les interwebs pour dénicher de la nouvelle musique, elle sort de sa tanière pour assister aux lancements et différents shows à Montréal. Elle aime la musique qui lui fait vivre quelque chose, les artistes qui osent et les mélodies dansantes. Peace out.

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Little Mourning de Milk & Bone : de l’électro pour les romantiques

Milk & Bone. C’est deux filles, Camille Poliquin et Laurence Lafond-Beaulne, qui ont fait leur preuve en tant que choristes pour de nombreux d’artistes d’ici. Elles sont également les nouvelles coqueluches de la blogosphère, qui s’est littéralement jetée sur leurs derniers singles, New York, Coconut Water et Pressure.

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Milk & Bone, c’est surtout deux voix cristallines, extrêmement maîtrisées, qui se confondent souvent, si bien qu’on a l’impression qu’elles ne font qu’une. Rajoutez à cela une trame sonore électro-juste assez de synthés-ben à la mode, on a ici la recette gagnante pour un succès qui s’étend bien au-delà de Montréal. Les demoiselles avaient alors un peu de pression pour leur premier opus, Little Mourning. Elles ont cependant remporté leur pari : tout en conservant l’essence des premiers singles, elles réussissent à nous surprendre sur Little Mourning par quelques détours inattendus.

Par exemple, les cordes d’Easy to Read nous ajoutent beaucoup aux beats électros déjà très présents. Le résultat est une chanson ultra-sensible, plus triste que le reste de l’album. Deuxième surprise : la collaboration avec le rappeur torontois Terrell Morris sur Tomodachi. Le mix hip-hop/Milk & Bone fonctionne tellement bien que je m’en veux de ne pas y avoir pensé plus tôt. Mon coup de cœur de l’album reste toutefois la dernière pièce de l’album, la superbe Watch. Les harmonies y sont particulièrement réussies, les voix des filles sont à leur meilleur.

Poliquin et Lafond-Beaulne parviennent également, par les textes des chansons, à créer un univers intéressant. On y parle de se tenir la main, de sentir le battement de cœur, de désir. On y aussi parle de sexe, de tromperie, de regrets. Bref, Milk & Bone réussit à résumer pas mal la vie amoureuse de tous les jeunes gens dans leur vingtaine : un heureux mélange d’innocence et de déception.

Les filles seront en spectacle demain soir, au Centre Phi, pour lancer leur nouvel album. Ça risque d’être prenant et pas mal beau… mes sources me disent qu’elles sont hallucinantes live. On vous y attend.

New York 

 

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Playlist Spécial Francouvertes 2015

Les mois de février et de mars sont définitivement plus le fun grâce aux Francouvertes!

Ce concours musical, qui en est à sa 19ième édition, a permis de mettre sur la mappe une poignée d’artistes aujourd’hui bien établis, tels les Hay Babies, les Dead Obies, les Soeurs Boulay, Karim Ouellet et bien plus. Le concept y est simple: c’est le public, de concert avec des juges de l’industrie, qui choisissent la prochaine révélation de la scène musicale francophone! La première étape du concours, les préliminaires, se déroule présentement. On se rend alors au Lion d’Or tous les lundis 20h, jusqu’au 30 mars, pour se remplir les oreilles de bonne musique et exercer son droit de vote comme il se doit!

L’équipe de Dans Tes Oreilles a choisi ses chansons coup de coeur de quelques artistes participants. C’est définitivement une cuvée de haut de calibre cette année! On vous laisse tomber sous le charme.
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Jean-François Malo – L’amour au temps du Far West
Mathieu Bérubé – Pieds nus
Beat Sexu – Hey Girl
Cherry Chérie – Pandémonium
Oli Laroche – Rupture
The Urban Indians – Le soleil est une orange
C-Antoine Gosselin – Il m’en aura fallu du temps
Rosie Valland – Rebound
Anatole – L.A. / Tu es des nôtres
Chandail de loup – Disquaire
Poni – Bordel
Yokofeu – 33 tours

 

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Les meilleurs albums pour votre roadtrip

Qui n’est pas tenté de tout laisser tomber pour un instant et de partir s’évader entre copains? Si vos plans de roadtrip se concrétisent cet été, voici un petit guide pour vous aider à trouver la trame sonore parfaite pour votre aventure!

Allons à la mer! 

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On met les planches de surf sur le toit du char et on part pour les Hamptons! Bon, c’est pas si loin, vous me direz, mais je vous propose quand même deux albums pour vous mettre dans l’ambiance beach/surf/bon temps. Premièrement, l’album éponyme desThe Drums DOIT jouer! C’est estival, lo-fi et on dirait qu’ils l’ont enregistré à même la beach tellement c’est de circonstance! Dans un deuxième temps, The Only Place de Best Coast est un autre bon choix. C’est un album dans le même genre, un peu plus smooth, mais tout aussi joyeux!

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Lorsqu’on traverse les Prairies 

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Vous avez décidé d’entreprendre le grand voyage : vous traversez le Canada! C’est excitant tout ça! Cependant, c’est pas un secret, lorsqu’on arrive aux Prairies, ben … c’est plat. Très plat. Et il ya des champs et des champs et des champs. Bref, la route devient monotone un peu. Il vous faut donc de la musique pour vous réveiller. J’adore Visiter de The Dodos pour faire le plein de musique énergisante! L’album a également un petit côté folk/americana qui est de circonstance. Un autre classique quand on traverse les Prairies, Harvest de Neil Young , un des meilleurs albums folk-rock de tous les temps.

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Voyage vers la Terre Promise

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La destination ultime pour un tout roadtrippeur : la Californie, bien sûr! Pour être aussi branché que l’État le plus cool des USA, je vous propose deux albums de groupes très californiens. Le feu groupe Girls nous avait tous flabbergasté avec leur opus Album  sorti en 2009, un album au son très vintage, qui donne envie de traverser le Golden Bridge en décapotable, les cheveux dans le vent! À mettre sur votre playlist Californie, assurément! Ma deuxième suggestion est l’artiste électro Goldroom qui avec son EP Embrace et ses différents remix saura vous faire danser sur la route!

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Pour se rendre jusqu’au Mexique (ou même plus loin?) 

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Vous êtes fous à ce point, vous décidez de traverser le l’Amérique du Nord du nord au sud! Plusieurs jours de route vous attendent, mais vous n’avez pas peur, car vous savez que vous aurez de la bonne musique pour vous accompagner! Je vous conseille premièrement de mettre sur votre Ipod l’album Declaration of Dependence des Kings of Convenience pour son petit côté bossanova qui peut rappeler les rythmes latins qui vous attendent à destination.  L’album éponyme de Junip est également un bon choix : le chanteur José Gonzalez, d’origine argentine, ajoute toujours une petite touche latine subtile à ses compositions.

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Bon roadtrip et bonne écoute!

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Tune-Yards + Sylvan Esso au La Tulipe

Voici un show de rêve pour les mélomanes qui souhaitent danser un bon coup me suis-je dit avant de pénétrer dans un La Tulipe bondé mercredi passé. Je ne m’étais pas trompé. Compte-rendu d’une soirée en compagnie de deux groupes de qualité, Sylvan Esso et Tune-Yards.

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En première partie, Sylvan Esso ont simplement enflammé le public, que l’on sentait déjà prêt pour la fête. Cela fait la troisième fois que je vous parle de ce duo de la Caroline du Nord sur le blog, mais si vous ne connaissez pas leur musique, s’il-vous-plaît, courez vous procurer leur premier opus. Leur musique électro, mais super mélodique, plaît instantanément. Ce n’est pas le hasard si le public du La Tulipe a semblé conquis dès les premières notes. J’attendrai impatiemment leur premier show en tant que main act à Montréal.

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Suite à la performance de Sylvan Esso, Tune-Yards s’est chargé de remplir la scène. Nous sommes passé d’un modeste duo chant-console à un band composé d’un bassiste, une percussionniste, deux choristes/danseuses/guerrières amazones et, bien sûr, de Merrill Garbus, chanteuse, également percussionniste. Le contraste est impressionnant. Si le décor et les costumes qui rappellent Passe-Partout peuvent faire lever les sourcils de plus d’un, il ne faut pas s’arrêter au visuel artisanal et bon enfant de Tune-Yards, car leur musique est tout sauf simpliste. Garbus arrive sur scène et lancent les premiers coups sur ses tambours qui sonnent comme deux tonnes de briques. Il n’en fallait pas plus pour que le public se remette à danser. Le set fut court, mais intense, avec une bonne balance de chansons de son dernier album, Nikki Mak, et de ses deux premiers, w h o k i l l et birds-brains.

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J’étais abasourdie devant l’énergie contagieuse du band. Les deux choristes très justes dans leurs harmonies offraient également toute une performance physique, enchaînant les dance moves de feu. Le groupe a effectivement été coaché par des percussionnistes et danseurs haïtiens: l’influence antillaise sur le groupe s’est fait remarqué. Justement, 1$ par chaque billet acheté allait à financer la troupe d’artistes qui les ont inspirés. Si Merrill Garbus aime Haïti, elle a également Montréal tatoué sur le coeur. La multi-instrumentaliste a effectivement connu ses débuts dans notre belle ville et ne s’est pas gêné pour exprimer son amour, agrémentant sa performance musicale de plusieurs anecdotes sur Montréal.

Tune-Yards a offert un show d’une grande générosité. La première partie de qualité, les constructions rythmiques étonnantes, l’énergie du band et les dances moves des choristes et du public en feu ont fait en sorte qu’il était difficile de ne pas sortir du La Tulipe avec le sourire scotché aux lèvres.

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Tune-Yards + Sylvan Esso le 18 juin: un concert qu’on prévoit électrique!

Suis-je entrain de rêver? Est-ce deux de mes artistes chouchous du début de 2014 nous offriront un concert le 18 juin au La Tulipe? Non, tu ne rêves pas Laurence. Tes prières ont été exaucées!

SYLVAN ESSO

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Ce nouveau band de Durham, N.C., m’a plu dès la première écoute. Je les ai d’abord découverts alors qu’ils s’occupaient de la première partie de Volcano Choir en octobre 2013, à Burlington. Les premières notes ont résonné, Amelia Meath s’est mise à chanter, d’une voix mélodique, douce, contrastant avec la production électro, mais minimaliste de son acolyte, Nick Sanborn. C’est alors que je me suis dit : « Ce band-là va pogner, c’est sûr». Je me suis procurée les deux premiers singles, Hey Mami et Play It Right, seul matériel alors disponible, et j’ai attendu patiemment l’arrivée de le premier album, sorti depuis maintenant un mois. Chaque morceau de cet opus est un petit bijou pop… difficile de ne pas résister aux mélodies du groupe et de ne pas danser! Une première partie qui s’annonce de qualité!

TUNE-YARDS

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Bizness de Tune-Yards fut ma chanson de 2011. J’étais tombée en amour avec l’audace de Merrill Garbus, qui mélangeait musique pop, musique du monde et musique électro. Sur scène, la dame est simplement électrisante. Elle crée des loops de drums, rajoute une couche de ukelele, des back-vocals, une ligne de basse… ça se mélange et crée, à tout coup, des mélodies hypnotisantes! Et, tout ça, on the spot! Son nouvel album, Nikki Nack, encore plus éclaté que w h o k i l l, nous fait prévoir une performance pleine d’énergie, qui saura commencer notre été en beauté!

Tune-Yards et Sylvan Esso seront au La Tulipe le 18 juin à 20h30.

Les billets sont en vente ici. Notez que 1$ par billet sera donné à une oeuvre de charité!

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Playlist pour commencer l’été

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Par cette température estivale, il me fallait absolument de nouvelles chansons pour suiter mon mood.

Voici donc une courte playlist hip-hop et électro parfaite pour la bronzette ou la bière de fin de soirée sur le balcon. J’y ai inclus plein de bands à découvrir, vous ne serez pas déçus!

Sober Thoughts – GoldLink (Prod. Kaytranada)
Lost on the way home (ft. Solange) – Chromeo
Hesitation – Beat Connection
Dress – Sylvan Esso
Wash It Down – ALTA
Domino – Gardens & Villa
Warm Winds (ft. Isaiah Rashad) – SZA
In The Grass – Vacationer
Let Me Down Gently – La Roux
Girl – Jamie XX
Hurricane (Goldroom Remix) – MS MR
Pulse – Cash + David
Curtains – Last Lynx

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Ornithologie, la nuit: le nouvel album lumineux de Philippe B.

Ornithologie, la nuit

Philippe B. 

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Variations Fantômes est, encore à ce jour, un de mes albums préférés à vie. Oui, dans mon tit-cœur, cet album-là méritait tous les cinq étoiles de la Terre, des fleurs, des lettres d’amour et des licornes! a0165461978_10Difficile alors pour moi d’écouter un quatrième opus de mon chouchou Philippe B. sans apriori : d’un côté, je suis déjà un peu vendue, d’un autre côté, j’ai bien peur que ce nouvel album ne pourra surpasser Variations Fantôme. En effet, Ornithologie, la nuit ne surpasse pas mon album coup de cœur de 2011, mais il ne déçoit pas, bien au contraire! Il y est plutôt sa suite logique, la lumière après la noirceur.

Avec Ornithologie, la nuit, Philippe B. nous amène dans un univers pas si lointain de son dernier album. On y retrouve encore beaucoup des chansons folk à la poésie superbe et des mélodies au piano envoûtantes. Les cordes et les cuivres de Variations Fantômes ont cependant déserté ce qui, en fait, laisse encore plus de place aux paroles imagées de l’auteur-compositeur-interprète. Un album qui nous fait parcourir les saisons, parcourir une année dans la vie de Philippe B. De ses inquiétudes et son incertitude, d’où le ton plutôt gris de la première moitié de l’album, nous rappelant l’automne et le froid envahissant de l’hiver, jusqu’à  la seconde moitié qui nous illumine avec des textes plus légers et des tonalités joyeuses nous dirigeant vers la chaleur de l’été.

Philippe B. est l’un des grands paroliers du Québec. La maison sauvage, chanson d’une douce mélancolie, m’a ému aux larmes. Non pas que la chanson soit particulièrement triste, c’est plutôt la simplicité et la sensibilité du texte qui nous laissent à fleur de peau. Le premier extrait, Calorifère, me donne également des frissons à tous les coups. Nous irons jusqu’au soleil est lumineuse, bonne-enfant et les chœurs y sont réussis et rassembleurs. D’ailleurs ces voix de fille (Audrey-Michèle Simard et Amélie Mandeville) créent une luminosité à l’album, y ajoutent sa touche de scintillement, le tout en douceur. L’album, qui dure 38 courtes minutes, est, dans son entièreté, d’une beauté particulière. Si Variations Fantômes était tristement émouvant, Ornithologie, la nuit est un petit bijou du printemps qui laisse entrer la lumière, une chanson à la fois.

Intimiste, doux, lumineux, touchant. Ornithologie, la nuit place Philippe B. comme un grand de la scène francophone québécoise, tout simplement.

Ornithologie, la nuit, disponible dès maintenant !

Calorifère

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3 albums pour rocker votre printemps

Le printemps fut rempli de belles nouveautés musicales, particulièrement du côté rock. Voici quelques sorties qui ont fait ou vont faire beaucoup de bruit.

Salad Days – Mac DeMarco

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Avec Salad Days, Mac DeMarco a su prouver qu’il était bien plus qu’une simple flavor of the week. L’album est un délicieux mélange de lo-fi et rock psychédélique bien plus accompli et recherché que son dernier, 2, qui, bien qu’agréable à écouter, ne marquait pas. Des morceaux comme Chamber of Reflection, Let My Baby Stay et Treat Her Better seront en grosse rotation sur mon Itunes pour encore longtemps.

Himalayan – Band Of Skulls

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J’aime beaucoup Band Of Skulls. Un peu comme les Black Keys, on ne s’attend pas à un renouveau explosif à chaque nouvel album. On peut cependant prévoir à tout coup des chansons rock de qualité, à la production impeccable. Et du rock de qualité, ben, c’est toujours la bienvenue. À découvrir si vous aimez Jack White et Wolfmother.

To Be Kind – Swans

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Ce nouvel sortira le 12 mai prochain, mais j’ai eu la chance de mettre la main dessus un peu avant la date de lancement. Swans sont des monstres du mouvement post-punk des années 90, des vieux de la vieille comme l’on dit. L’album, qui dure plus de deux heures, regorgent de moments forts, d’envolées musicales délirantes. C’est rough on the edges, la voix  de Michel Gira écorche, les synthés décapent. Certaines chansons, comme A Little God In My Hands, rappellent même Portishead et Tom Waits. Bref, ça sent le grand album (et leurs pochettes sont toujours débiles).

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Hot Dreams de Timber Timbre: un strip-tease musical

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J’ai le goût de commencer cette critique en remerciant les gars de Timber Timbre. Merci de remettre de l’avant la musique lente. La musique qui coule, qui fond doucement. La musique qui nous permet de s’asseoir, d’arrêter de courir et d’écouter, pour de vrai. La musique qui nous fait danser des slows, sans que ça soit cheesy. La musique qui se laisse découvrir, un strip-tease musical, couche par couche, écoute par écoute. Hot dreams, c’est drette ça : un strip-tease. C’est langoureux exposant mille, un peu romantique, un peu mélancolique, un peu étrange, un peu too much. Mais ça fonctionne tellement. Et ça nous donne le goût d’en avoir plus.

Le premier extrait au titre de l’album nous amenait tout droit dans un bordel : c’est les années 50, c’est brumeux, c’est humide. Il y a un joueur de saxo dans le coin et des filles qui se promènent pas trop habillées. On le sait, je n’ai pas besoin de vous le dire : la musique de Timber Timbre est cinématographique. Chaque chanson, c’est un portrait. Des fois, on arrive dans un film d’horreur, par exemple sur Curtains?!, où les guitares sont plus nerveuses et le drum tombe au rythme de notre cœur qui s’emballe. Des fois, on se retrouve dans un western spaghetti, avec des chansons comme This Low Commotion, une ballade suppliante, lourde comme la chaleur écrasante du désert, d’une beauté rare. Grand Canyon est également un grand moment de l’album. La chanson qui commence façon ballade country classique prend un tout autre tournant lorsque, vers la moitié, on sort les synthés, le reverb et un solo de saxophone digne de Kenny G.

Voilà une grande force de ce nouvel album : Timber Timbre, même s’ils font dans la musique ‘’lente’’ et langoureuse, ne nous ennuie pas. Ils nous gardent sur le qui-vive et nous surprennent avec des éléments uniques sur chacune des 10 tracks. Chaque chanson a sa couleur, donc, mais la ligne directrice de l’album reste extrêmement concise. Magie, vous me direz? Les gars de Timber Timbre seraient-ils des sorciers venus d’ailleurs pour nous hypnotiser et nous amener dans leur univers de vices, noir, bizarre et décalé? C’est une théorie. En tout cas, je me suis laissé prendre au jeu, je suis sous leur emprise et j’espère que vous le serez aussi.

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Hot Dreams de Timber Timbre 

**** 1/2

Disponible dans les bacs le 1er avril, mais dispo en écoute intégrale ici

Sous l’étiquette Arts and Crafts

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Playlist pour une session d’étude productive

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Je sais pas si c’est la même chose pour vous, mais, en ce moment, j’ai vraiment l’impression de passer tout mon temps devant mon ordi à tant bien que mal essayer de commencer mes travaux de fin de session. Dur dur de rester concentrée par contre! Facebook, Instagram, textos, name it… mon cell vibre constamment. Je me suis dit que, pour m’aider un peu, j’allais m’offrir une session d’étude vraiment productive où je vais couper toutes connexions avec le monde extérieur (oui, oui, je vais bloquer Facebook et fermer mon téléphone) et écouter de la musique qui va m’inspirer et me permettre de rester focus.

Voici une playlist de 20 chansons instrumentales, passant par tous les genres, qui, je l’espère, vous permettra de rester concentrés et inspirés!

Enjoy!

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Foreign Diplomats + Phantogram à la Salle André-Mathieu

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Qui aurait cru que j’affirmerais, un jour, dans ma vie, que Laval serait the place to be en un vendredi soir de février? Je n’aurais pas parié cher là-dessus, ça, c’est certain. Je dois avouer que rares sont les occasions où je m’aventure sur la Rive-Nord. Mais, depuis quelques temps, le réseau de diffusion Scène 1425 a réussi à créer plusieurs happenings culturels dans la région. Laval, c’est maintenant plus que des centres d’achats et le Fuzzy! Oui, oui! Détrompez-vous!

Justement, c’était eux derrière la soirée réunissant les montréalais Foreign Diplomats et le groupe électro-pop new-yorkais Phantogram. Une soirée où les deux bands ont su réchauffer la salle avec brio. Volume, intensité, bonheur.

Foreign Diplomats s’est révélé comme étant la première partie parfaite pour Phantogram. Nothing offensive que les anglos diraient, leur indie-rock était juste assez accrocheur, juste assez léger, juste assez intense. Il y avait quelque chose de chaleureux dans leur musique, les cuivres ajoutés y étaient pour beaucoup. Bref, on ne tombe pas sur le cul, les gars de Foreign Diplomats ne réinvente pas la roue, mais les hanches se laissaient aller et c’est vraiment ça qui compte dans le fond!

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Phantogram arrive sur scène, la foule est gonflée à bloc. On commence le set avec Nothing but Trouble, un moment fort de leur nouvel opus. La chanteuse Sarah Barthel est sublime derrière sa console, Josh Carter confiant derrière sa guitare. En plus des deux membres originels du duo, le groupe est accompagné d’un claviériste/patenteux de consoles et d’un batteur.

Phantogram sont connus pour leur sens du climax : chacune de leurs chansons est divinement accrocheuse et rythmée. Leur set est construit de la même manière, il n’y avait aucun temps mort. J’ai particulièrement apprécié lorsque Carter s’emparait du micro. Tout aussi intense que sa comparse, le guitariste nous a offert des moments où l’instrumentation était plus minimaliste, mais où l’émotion était tout de même au rendez-vous. Leur influence trip hop était bien sentie : la basse était bien lourde et les percussions présentes. C’est justement dans les moments où la basse ‘’droppait’’, comme sur les pièces Fall In Love, Howling at the Moon et Don’t Move que la foule se mettait à s’animer.

Le groupe enchaîne deux de leurs vieux hits, When I’m Small finit le set et Mouthful of Diamonds commence le rappel. Les dernières notes de la chanson se terminent, je regarde l’heure. Je dois malheureusement quitter avant la fin du rappel pour aller prendre le dernier métro pis je suis un peu frue. À ce moment précis-là, pour la première fois de ma vie, je me suis dit que j’aimerais ben ça vivre à Laval. Phantogram, tu m’en fais dire des affaires.

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Playlist pour la Saint-Valentin

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Voici une playlist de chansons d’amour originales et joyeuses pour célébrer la Saint-Valentin et, ce, que vous soyez en couple ou non!

Frenchez en masse et faites des bébés! Faut ben que ça serve à quelque chose cette fête-là!

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My Kind of Woman – Mac DeMarco
You and Me – Penny & The Quarters
I Always Knew – The Vaccines
Close To Me – The Cure
Lover – Devendra Banhart
She’s a Jar – Wilco
Heart It Races – Dr. Dog
Pale Blue Eyes – The Velvet Underground
Victim of Love – Charles Bradley
Mine Is Yours – Cold War Kids

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Lancement de L’été de Philémon Cimon à la Sala Rossa

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Philémon Cimon, ancien Philémon Chante, lançait hier le très beau L’été dans une Sala Rossa où famille, amis et une poignée de fans s’étaient retrouvés pour recevoir le nouveau matériel de l’artiste chouchou de la critique.

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La petite scène de la Sala est bien remplie : huit musiciens la partagent avec un Philémon nerveux, mais terriblement attachant. En effet, l’interprète semble abasourdi que tant de gens l’entourent et s’occupent de lui, de son image et de son album, lui qui est définitivement plus habitué à un processus ‘’artisanal’’. Il avait lancé et distribué lui-même son dernier album, Les Sessions Cubaines, opus magnifique mais qui, je le crois, n’avait justement pas été assez entendu et partagé. «À mon dernier lancement, j’avais seulement une guitare pis il y avait pas mal moins de monde» a-t-il remarqué le sourire timide au coin des lèvres.

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On retrouve de beaux visages dans cet «entourage» : Sarah Pagé, qu’on a déjà vu avec les Barr Brothers, à la harpe et aux chœurs, Nicolas Basque et Matthew Woodley de Plants and Animals  respectivement à la guitare et à la batterie, Philippe Brault à la basse, mais qui est également le co-réalisateur de l’album, Nestor Rodriguez Vilardell et David Carbonneau aux cuivres, Papacho, le cousin de Philémon, au piano et, finalement, Guido Del Fabro au violon. On a donc droit ici à une distribution 5 étoiles pour soutenir ces nouvelles chansons qui ne requièrent cependant pas nécessairement la présence d’autant de musiciens. On devinait par contre que la bande désirait se retrouver pour célébrer cet album qu’ils avaient tous enregistré ensemble en cinq intenses jours au printemps dernier.

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Si l’influence latine des Sessions Cubaines était bien sentie, elle se veut beaucoup plus discrète sur L’été, où Philémon semble effleurer cette fois des univers plus pop et plus accrocheurs. On retrouve cette nouvelle énergie sur des morceaux comme Soleil Blanc, Au Cinéma et Julie July. C’est fait avec un tel souci et une telle intelligence que ces morceaux plus accessibles restent tout de même des instants d’une grande beauté. Mais attention! Ce n’est pas parce que Philémon flirte à quelques instants avec l’accessible et les mélodies plus vigoureuses qu’il ne nous réserve pas des chansons à textes, vulnérables, à fleur de peau. Par exemple, Chose étrange, ma chanson préférée de L’été, nous entraîne définitivement dans des zones plus ombrageuses. En spectacle, cela donne un moment d’une grande intensité où la voix fragile, vacillante et unique de Philémon, accompagnée de lignes subtiles de guitare et de basse et de quelques notes discrètes de piano, prend toute la place. Cette voix particulière demeure la grande force de l’interprète et elle est exposée magnifiquement sur d’autres pièces telles Quel été ou Où je me perds.

Avec ce nouvel album, Philémon Cimon s’impose comme un grand auteur-compositeur-interprète qui pourrait rejoindre les rangs des Philippe B et Avec Pas D’Casque de ce monde. On retrouve dans ses pièces la même sensibilité poétique et le même désir de créer des ambiances musicales subtiles, mais émotives. Bref, un album à décrouvrir, à apprécier et à écouter de nombreuses fois pour faire fondre nos cœurs glacés par le froid hivernal.

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