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CCF 15 : Marie-Pierre Arthur et Saratoga

L’édition 2015 de Coup de cœur francophone proposait un large choix d’artistes à découvrir ou re-découvrir. Faute de temps, j’ai choisi un classique et une nouveauté : Marie-Pierre Arthur le 6 novembre et Saratoga le 15 novembre.

Marie-Pierre Arthur

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Sans surprise, Marie-Pierre Arthur a fait bougé le La Tulipe lors de cette deuxième soirée de Coup de cœur francophone et a sans aucun doute donné au public ce qu’il s’attendait à recevoir : une présence énergique, de la bonne musique et du gros fun ! C’est avec un grand sourire qu’elle est entrée sur scène et qu’elle nous a dès le départ communiqué son grand bonheur d’être là, avec sa gang. Il va sans dire qu’elle en avait toute qu’une, une gang ! Marie-Pierre Arthur était accompagnée de son complice François Lafontaine au clavier, de Guillaume Doiron, Joe Grass et Simon Angell aux guitares, de Sam Joly au drum et de José Major aux percussions pour quelques morceaux.

Pour le plus grand plaisir de nos oreilles, nous avons donc eu droit à de belles envolées musicales dans la plupart des chansons, qui différaient toutes un peu de leur version d’origine. On sentait que la gang se faisait plaisir en y allant avec des versions allongées, ce qui n’était pas pour déplaire au public qui n’a fait que danser un peu plus longtemps ! Pour clore le tout, Marie-Pierre nous a offert un beau moment en présentant la pièce Les infidèles, toute seule avec sa basse, pour ensuite se faire une place au milieu du parterre avec le band pour interpréter Pourquoi. C’était parfait, bien dosé et, encore une fois, je suis sortie comblée. Marie-Pierre Arthur se classe dans la catégorie «à voir et à revoir» !

Saratoga

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Saratoga, c’est Chantal Archambault, Michel-Olivier Gasse (Vincent Vallières, Dany Placard, Caloon Saloon), une guit’, une contrebasse et une pas mal belle complicité ! C’est exactement ce qu’il fallait pour clore Coup de cœur francophone, un dimanche soir dans un Verre Bouteille full.  C’est doux, drôle et charmant. Dès le premier morceau, on a l’impression qu’on est bien installé dans leur salon et le public est immédiatement charmé.

Le spectacle est un amalgame de nouvelles chansons composées pour le projet, de chansons de Chantal Archambault et de Gasse, et de reprises. Dans tous les cas, c’est douillet et ça fait sourire. Le mix des deux voix est parfait et toute la salle tendait l’oreille pour tout capter, chaque mot et chaque histoire. J’aurais pu rester encore un bout dans la pénombre du Verre Bouteille à les écouter me raconter la vie de Madame Rosa et leur roadtrip à Saratoga.

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Ariane Moffatt à Coup de coeur francophone

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Jeudi soir, on assistait à l’un de nos coups de coeur musical depuis longtemps : Ariane Moffatt. Pour nous, Ariane Moffatt est une valeur sûre. On est certain de passer une soirée explosive, de voir une prestation à couper le souffle et surtout de vivre ses chansons d’une façon encore plus éclatée. Et c’est avec joie que nous avons pu ressentir ce sentiment lors de cette soirée à Coup de coeur francophone!

Ariane s’est présentée seule sur scène, assise au piano, une simple bougie allumée pour nous interpréter la premier titre de son dernier album, 22h22. Cette ambiance feutrée s’est toutefois rapidement envolée quand ses musiciens sont venues la rejoindre sur scène. Lumières rose et mauve, aux couleurs de l’album, projections psychédéliques et néons ont fait leur place. Une ambiance complètement festive s’est alors fait ressentir et n’a pas arrêté de toute la soirée!

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Ayant plusieurs raisons de fêter (on fait ici référence au gala de l’ADISQ de dimanche dernier), Ariane avait une énergie débordante sur scène et ne s’est pas gênée pour célébrer avec nous, un verre de gin tonic à la main. Euphorique, Ariane Moffatt racontait à la foule tout ce qui lui passait par la tête, ses joies, ses excitations, ses idées, tout pour nous faire entrer dans son univers festif à souhait. On pouvait dire qu’Ariane était littéralement «en feu»!

S’offrant justement un petit cadeau sur scène, Ariane a invité son propre coup de coeur du moment à venir la rejoindre pour l’interprétation d’une chanson. Nous avons donc eu droit à Safia Nolin sa chanson Limoilou interprétée en duo avec Ariane Moffatt. Une surprise que la foule a adoré et qui personnellement nous a plus que ravie.

Nous n’avons pas eu d’autre choix ce soir-là que de danser toute la soirée et surtout de chanter avec elle ses nouveaux morceaux, comme certains anciens tels Je veux tout, Réverbère, et Je reviens à Montréal lors du rappel. Une formule gagnante qui a captivé le public qui ne cessait de chanter en coeur!

Ses derniers succès Miami et Debout ont littéralement captivé la foule, et le cover In The Air Tonight de Phil Collins a pris une tournure déjantée (dans le bon sens) quand Ariane s’est mise à la batterie.

Finalement, Ariane Moffatt est certainement l’un de nos plus anciens coup de coeur, mais continuera de le rester! Après une prestation comme celle de jeudi soir, on peut lever notre chapeau à l’artiste qui sait comment transposer sa musique en spectacle et faire vivre toute une expérience à une foule qui cherche à s’évader le temps d’une soirée, à danser et chanter!

 

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Soirée dansante avec Dear Rouge + Rah Rah + Caveboy @ Divan Orange

Hier soir au Divan Orange, 3 groupes canadiens ont pris d’assaut la scène du Divan Orange pour nous offrir une soirée pop-rock complètement réussie.

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Le tout a démarré avec un jeune groupe du nom de Caveboy. Détrompez-vous, il n’y a aucun garçon dans ce trio, puisque tous les instruments et les voix sont assurés par 3 filles montréalaises. Un son pop, parfois électro, parfois dreamy, les filles de Caveboy ont donné tout un show en première-première partie. Après avoir discuté avec la chanteuse, j’ai appris que le band n’existe que depuis 6 mois. SIX MOIS? C’était vraiment impressionnant pour un groupe aussi jeune d’avoir autant de gueule sur scène. Un groupe montréalais définitvement à surveiller. – SITE OFFICIEL

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Rah Rah

Allons maintenant à Régina au Saskatchewan pour la deuxième-première partie: Rah Rah. Un ensemble de cinq musiciens, dont une au violon, nous a offert un pop planant mais qui rock. Ce groupe existe déjà depuis presque 10 ans, mais je les ai découvert seulement cette année avec la très jolie pièce Chip of the Heart. Les mélodies feel good et le mélange des voix masculins-féminins font penser à un hybride entre Arcade Fire et Mother Mother. Allez les découvrir si vous ne les connaissez toujours pas. – SITE OFFICIEL

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Dear Rouge

Nous sommes maintenant rendus au main-event… directement de l’autre côté du Canada: c’est Dear Rouge from Vancouver. Enfin vers 23h30, le couple de Drew et Danielle et leurs musiciens montent sur scène sous les applaudissements de la foule, sous un éclairage – tenez-vous bien – rouge! Dès les premières notes de guitare, le groupe était en marche. « We are here to party with you, Montreal! » s’exclame Danielle entre deux tounes. Ils ont interprété presque tout l’album Back to Gold, incluant un moment fort dans la soirée: un mash-up de Black Skinhead de Kanye West avec Call Me de Blondie. Le tout s’est terminé avec ma chanson préféré I Heard I Had suivi d’un joli « Passez une belle soirée » prononcé en français avec tout le charme de l’accent anglophone et le sourire de Danielle. – SITE OFFICIEL

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Les trois bands sont restés après le show pour jaser avec le public autour de la table du merch dans un Divan Orange maintenant aux vitres embuées. Des soirées parfaites comme ça, on en veut plus!

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Soirée disco-bulles hypnotique avec Le Couleur

Vendredi soir, au très mythique Café Cléopâtre, avait lieu une soirée «d’adieu» des plus charmante. Avant de s’enfermer quelques mois en studio, le groupe disco-pop Le Couleur disait au revoir à Montréal avec un spectacle en compagnie de Radiant Baby et Syzzors.
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Sur les coups de 22h, Félix Gauthier Mongeon, le timide mais entraînant jeune homme derrière Radiant Baby, a lancé la soirée en invitant immédiatement le public à se lever de leurs chaises et à le rejoindre devant la scène. Sa prestation, avec en background un show de lite-brite (charmant), me donnait l’impression d’assister à un spectacle de New Order en mode karaoké; pas exactement parfait, mais tellement attirant! On ne pouvait s’empêcher de vouloir l’encourager.

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Ce fut ensuite le tour de Syzzors, et je dois dire que j’ai été immédiatement hypnotisé. La chanteuse Raphaelle Chouinard est un véritable phénomène scénique; elle semble exister à l’intérieur d’une bulle mystérieuse tant elle semble concentrée sur sa musique et ses danses. Cela ne l’empêche pas pour autant de nous offrir une vision privilégiée de l’intérieur. Les musiciens sont tout aussi captivants, jouant avec un naturel désarmant. Syzzors ont un style absolument incomparable, et il faut les voir en spectacle pour comprendre, et pour danser.
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La foule était réchauffée, ça dansait, ça se collait, et encore, Le Couleur n’avait toujours pas commencé. Mais une fois lancé, le sort de la soirée était réglé: une réussite. La saveur disco-pop du groupe était parfaite pour nous garder en mode party monster. Telle un oiseau dont le ramage se rapporte à son plumage, la plus que charmante Laurence Giroux-Do a su nous flatter les oreilles de sa voix douce et velour-ée (oui oui). Les musiciens nous mitraillaient de rythmes à la fois sexy, exotiques et ô-combien festifs. Tels de véritables métronomes disco, ils ont su nous enchaîner et nous garder prisonnier du plancher de danse. Leur musique intemporelle est du type que l’on fredonne longtemps, comme les vieux tubes des Rita Mitsouko ou encore d’Indochine, auxquels ils m’ont fait penser parfois.

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Au final, si Le Couleur emporte avec eux en studio la passion qu’ils ont montré sur scène vendredi soir, je n’ai aucune crainte sur le matériel qui va en ressortir. Merci pour les bulles dans mes yeux et dans mes pieds.

Pour quelques photos de plus, c’est ici!

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Dead Obies : les prefs des Montréalais

Mercredi soir avait lieu la première de trois représentations du groupe Dead Obies qui nous présentait un nouvel album dans lors de son enregistrement live. Un nouvel album un peu moins éclaté que ce qu’on a déjà entendu, laissant derrière eux la folle jeunesse du groupe, pour nous offrir un son qui a certainement évolué, qui est plus recherché. On se rendait donc au Centre Phi où nos ambassadeurs du rap québécois étaient plus qu’attendu par une foule déjà conquise. On nous promettait une ambiance immersive et interactive à son maximum, ce qu’on a reçue avec plaisir. 

L’ambiance était fébrile mercredi soir au Centre Phi et la salle remplie des fameux crewneck du groupe que tout le monde portait fièrement. Les lumières déjà tamisées à notre arrivée, des projections en noir et blanc étaient reflétées sur la scène en guise d’avant-goût.

La mise en scène nous a d’ailleurs particulièrement plu. Un fin rideau se dressait devant la scène, permettant ainsi d’y projeter des images, lumières et autres éléments qui ajoutaient une ambiance légèrement psychédélique, éclatée et immersive au spectacle, chose qui se mariait très bien avec les chansons du groupe. On pouvait parfaitement ressentir ce que les gars souhaitaient offrir sur cet album, soit un contenu qui tourne autour du vrai et du faux, une comparaison entre le clair et l’obscure. On aurait sans doute préféré que ce rideau se lève (ou s’enlève, carrément) à un certain moment dans la soirée. Le groupe, plus souvent derrière que devant, était donc en retrait ne nous permettant pas d’embarquer autant que désiré avec eux dans l’expérience.

Toutefois, cela n’empêchait personne dans la salle d’apprécier le concert. Dès les premiers sons entamés, on entendait les cris dans la foule, les applaudissements, tous dansaient et des nuages de fumé volaient un peu partout : la party était commencé. Le jeu de lumières rendait le moment encore plus complet, ouvrant parfois directement dans salle au rythme des chansons, permettant de faire participer d’une certaine façon la foule au spectacle.

On a beaucoup apprécié la recherche musicale qui a été faite sur ce nouvel opus. On y ajoute d’ailleurs plus de rythme, des sons de trompettes et des voix féminines, entre autres, qui permettent de rendre l’album plus accessible d’une certaine façon. Accompagné sur scène du groupe Kalmunity, on pouvait d’autant plus sentir cette richesse musicale. C’est un album qu’on a entendu de tout son long durant cette soirée. Pratiquement aucune pause ou interaction avec le public, les MCs ont enchaîné ces nouveaux succès nous offrant l’album dans son intégralité. Nous étions ravis.

On sentait toutefois que les gars étaient peut-être nerveux ce soir-là, du moins beaucoup plus soft qu’à leur habitude en spectacle. Peut-être était-ce la concentration en vue de l’enregistrement de l’album, d’un clip et d’un documentaire ce soir-là, mais on les sentait moins éclaté sur scène qu’au temps de Montréal $ud.

Bref, Dead Obies est sans contredit les chouchous des Montréalais. Tout le monde scandait les chansons parues il y a quelques semaines sur leur site web, connaissant déjà les refrains par cœur. On souhait même un rappel déjà après la 3e chanson, ce qui n’a malheureusement pas été offert par le groupe. C’est certain, l’album sera apprécié du public, sans doute écouté différemment cette fois, mais construit de façon à ce qu’on le gobe tout d’un long, sans pause nécessaire, comme le spectacle qui nous a été présenté au Centre Phi.

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Milk & Bone ravit le public du théâtre Corona Virgin Mobile

Texte: Geneviève Dupuis — Photos: Pierrick Patry Gobeil

C’était le premier concert montréalais en salle de Milk & Bone le 7 octobre dernier. Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin ont investi la scène du théâtre Corona Virgin Mobile avec un sublime spectacle qui affichait complet.

La tâche de réchauffer la salle est d’abord revenue à l’artiste électro CRi. Il a su s’entourer brillamment de la claviériste Ouri pour offrir un cocktail électro dansant, puis de la chanteuse Odile pour une petite touche R&B en fermeture.

Ensuite, Geoffroy (entendu lors de la deuxième saison de La Voix) était fébrile à l’occasion de son premier concert et de l’annonce de son entrée dans la famille Bonsound. Des cinq chansons qu’il a livrées, c’est l’interprétation accrocheuse de son single You Say qui a retenu mon attention.

Enfin, toutes de noir vêtues, les filles de Milk & Bone ont ouvert leur spectacle avec Elephant et Easy to Read et la très appréciée Coconut Water. Les voix aériennes des deux interprètes se sont élevées, guidant le kaléidoscope des animations projetées sur un immense écran derrière elles et s’accordant parfaitement au son des synthétiseurs. Elles nous ont appâtés dans leur univers onirique, sombre et magnétique.

La reprise de Death With Dignity de Sufjan Stevens a été amorcée avec de douces harmonies de voix et d’un ukulele. Puis, le duo nous a montré de quel bois il se chauffait, nous faisant entendre un mélange éclectique de sons savoureux et cristallins. Le public ne s’est fait pas prier pour répondre par des cris retentissants lorsqu’elles ont demandé « Donc, ça vous a plu ? ». Les dames nous ont amenés dans des avenues encore plus ténébreuses en offrant le fruit d’une collaboration avec le producteur de musique électronique Rivver, montée spécialement la veille.

Milk & Bone ont servi les sensuelles Pressure et Watch en pièces de résistance pour une foule déjà en extase qui s’est manifestement délectée. En rappel, la douce-amère New York a conclus une expérience qui a amplifié les frissons qu’on ressentait déjà à l’écoute de leur album Little Mourning. Les sourires espiègles et confiants échangés par les membres du duo ainsi que leur étreinte triomphante ont clos ce spectacle captivant de Milk & Bone devant un public ensorcelé.

PHOTOS:

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Lancement dans le backyard d’Adamus

Sorel Soviet So What. C’est comme ça que s’appelle l’album que Bernard Adamus a lancé hier soir aux Foufounes Électriques. Un titre qui laisse sa marque et un lancement qui nous a permis de renouer avec l’univers unique d’Adamus! Toutes les photos ici.

Je suis arrivée un peu en retard, la place était déjà bondée de beau monde, tous une bière à la main : l’ambiance s’annonçait déjà très prometteuse! Le show avait lieu dans la cour arrière des Foufs, nous donnant l’impression d’être invités dans le backyard de Bernard. On a pu l’apercevoir avant le show, à gauche à droite, sympathique avec tout le monde, souriant! Il est même venu me dire de ne pas hésiter à monter dans l’escalier pour prendre mes photos. Thanks man. Merci aussi à la sécurité des Foufs et au public qui n’ont pas perdu patience avec les 38 photographes et 13 caméramans.

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Adamus est fidèle à lui-même avec ce nouvel album. Une trame sonore tantôt blues, tantôt folk, tantôt funk. Des textes toujours aussi crus, où notre cher Bernard s’amuse encore à habilement jongler avec les mots. On a pu entendre plusieurs artistes sur scène, des trompettistes aux choristes en passant par le contrebassiste qui ajoutent une chaleur unique à l’album. Tous avaient l’air d’avoir beaucoup de plaisir à être là en ce beau mercredi de septembre. Bernard était lui-même en pleine forme, toujours souriant. Le public lui aussi avait fait ses devoirs, quasiment tous savaient un passage du single sorti en juillet dernier Hola les lolos. C’est décidément la chanson phare de ce nouvel opus très bien construit.

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L’album sera en magasin ce vendredi 25 septembre, une date symbolique peut-être puisque No. 2, était sorti à pareille date il y a maintenant 3 ans. On vous conseille maintenant de mettre votre bibliothèque iTunes à jour!

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Richard Desjardins : Force et fragilité

Les rues de St-Jérôme étaient pleines à craquer pour le deuxième week-end de St-Jérôme FolkJ’ai dû me stationner à plusieurs coins de rue, et lorsque je suis arrivé devant l’amphithéâtre Rolland, les gens avaient installé leurs chaises dans la rue et sur les terrains environnants. Décidément, pour une première année, le festival n’a pas eu de difficulté à créer un événement d’envergure, même si, à mon avis, c’était principalement le monument Desjardins qui en était la cause principale.

Je me suis faufilé à travers la foule de têtes blanches vers l’avant, pour écouter la voix fragile de Safia Nolin. À chaque fois que je la vois en spectacle, je me demande comment une fille aussi timide fait pour survivre à la scène. Ses chansons sont fragiles et d’une belle tristesse poétique, mais ses interventions entre les chansons sont franchement humoristiques. «Je me suis fait enlever une dent, et ça fait mal quand je chante des mots en P, et il y en a beaucoup dans mes chansons, c’est drôle!»

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Nous avons eu droit à une reprise de «Calvaire» de La Chicane. Cette chanson, je ne l’ai jamais vraiment prise au sérieux (désolé Boom!), mais à la sauce Nolin, les paroles prennent enfin une gravité magnifique.

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Seul point négatif, le trop gros contraste entre l’intimité avec laquelle elle nous livre ses chansons, se vidant le coeur avec la magnifique «Igloo» et la foule disparate de ce genre de festival. Son premier album sortira chez Bonsound le 11 septembre, je lui souhaite qu’il lui apporte la reconnaissance et le respect que son talent mérite.

Après une pause de 15 minutes pour se dégourdir les jambes, c’était au tour de Richard Desjardins de fouler les planches.

«Juste pour vous autres, je vais vous faire la première chanson que j’ai écrite, mais avant, je vais vous faire la dernière, comme prélude. C’est une musique de film»

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C’est ainsi que commença le spectacle, d’abord en musique, et ensuite avec la chanson «10 heures du soir» de son défunt groupe Abbittibi.

La voix de Richard Desjardins ne vieillit pas. Elle est née dans la forêt et elle y ressemble: elle est immortelle. Accompagné de sa guitare sèche et de ses deux musiciens, nous avons eu droit à la présence d’un monument folk entièrement conscient de sa force. Passant de la chanson, aux contes et aux histoires drôles, Desjardins n’a pas hésité à écorcher PKP à plusieurs reprises au cours de la soirée. Il est un raconteur, et sa force est d’être proche de sa foule. Parler des riches qui volent les pauvres, ça semblait toucher une corde sensible dans le public de St-Jérôme.

Pour entamer la chanson «Et j’ai couché dans mon char»il a accroché des dés en minou après son micro. Respirant une autre époque, c’est toutefois avec ses mots, son humour et ses histoires, qu’il touche à nos racines et à nos souvenirs. C’était d’ailleurs assez émouvant de voir dans la foule, sur les visages, les traces du passé qui revenaient dans les mémoires.
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Lorsqu’est venu le temps de «Tu m’aimes-tu?», la foule était en délire, et avec raison! C’est une chanson importante pour plusieurs, parlant d’une aventure si passionnelle que l’on ne peut rester indifférent. Nous avons eu droit à une version unique ce soir-là, un moment que chacun pouvait garder avec lui.

Finalement, se préparant au rappel, il file en coulisse pour une cigarette et changer de chemise. Il remonte sur scène et nous lance la magnifique «Jenny». On croirait qu’elle est là, flottant devant ses yeux à deux mètres du sol. J’ai encore des frissons quand je regarde ces photos. Vient ensuite «Un beau grand slow», et pour finir, comme si la foule avait besoin d’être encore plus sous le charme, «Quand j’aime une fois j’aime pour toujours».

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J’ai flotté jusqu’à ma voiture, avec la voix de Desjardins résonnant encore dans ma tête. J’ai roulé sur la 15 Sud comme dans la brume, et je me suis dit que j’aurais dût partir vers le nord à la place, pour aller dormir dans la forêt boréale. C’est pas toujours facile, de revenir.

Pour plus de photos et vidéos, c’est ici!

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Un départ canon pour la terasse d’Ubisoft

Texte de Geneviève Dupuis, photos par Pierrick Patry Gobeil

La chanteuse de Groenland, Sabrina Halde, réalise son rêve de jouer pour les concerts Sur le toit d’Ubisoft en ouvrant la sixième édition de spectacles organisées avec Bonsound en ce haut lieu, avec en première partie, Safia Nolin. Spectacle heureux réservé à une poignée de chanceux qui, à l’exception de quelques envolées, sont restés tout de même réservés.

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Le vent se lève, le ciel gris surplombe la montagne dont nous avons une vue magnifique. Malgré la menace d’orages qui inquiètent Safia Nolin, c’est tout de même un décor approprié pour nous faire entrer dans son univers musical mélancolique. Le sympathique guitariste Joseph Marchand accompagne habilement la chanteuse de Limoilou. La présence timide et légère de Nolin ponctue les huit chansons qui te serrent les tripes et te revirent à l’envers. Les deux musiciens nous disent au revoir avec une interprétation d’« Igloo » qui n’a laissé personne de glace.

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Groenland nous a offert l’ensemble de son album The Chase en plus des pièces « Don’t Fix Me Yet » et « Some of Us ». Les membres du groupe prennent d’assaut la scène avec la présence qu’on leur connaît. L’énergie complice et débordante partagée par Sabrina Halde et Simon Gosselin est délicieuse à voir. On s’est réjouit d’entendre le violon et le violoncelle, et même la beauté inattendue de l’égoïne, qui ont brillé de leurs propres feux à quelques reprises. C’est en assistant à une prestation de ce groupe qu’on peut saisir avec bonheur la qualité orchestrale de leur oeuvre, même si j’aurais souhaité que les musiciens prennent un peu plus de liberté avec leur répertoire.

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La foule s’est emballée pour les pièces « Immune » et « Things I’ve Done ». Mon coup de coeur de la soirée reste « La pieuvre » interprétée en contrastes, tantôt en douceur par la chanteuse en solo, tantôt avec intensité avec le reste du groupe. En rappel, Groenland ferme la soirée avec le cover de la pièce « Oblivion » de Grimes, suivi par une prestation originale de « Our Last Shot » à laquelle Jonathan Charette ajoute une qualité rugueuse des plus intéressantes, gracieuseté de la guitare empruntée à Safia Nolin.

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Enfin, c’est un duo gagnant qui a réussi la double épreuve de ravir son public et de rediriger la pluie loin de nos têtes.

Pour le reste des photos du spectacle, c’est ici!

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Magnifique retour de RHYE à Montréal

Pour clore notre journée pluvieuse et humide de lundi soir, nous laissions le son électro du groupe canado-danois Rhye nous transporter vers un lointain brumeux et mélancolique. Précédé de l’excellent quatuor indie-pop Haerts le Théâtre Corona Virgin Mobile a littéralement fait vivre plus d’une émotion à son public conquis par ces deux prestations enivrantes.


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L’an dernier, dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal, j’avais assisté à la performance du groupe au Métropolis. C’était avec beaucoup d’attentes que j’espérais voir une prestation à couper le souffle, et pourtant j’avais été déçue. Par le manque de contact avec le public, par le non-respect des gens dans la salle qui parlaient sans cesse et par le manque de surprises du groupe sur scène. Étant adepte du son unique de Rhye et de la voix androgyne de Michael Minosh je tentais donc l’expérience une seconde fois lundi soir.

 

Nous présentant encore une fois les morceaux de l’album Woman paru en 2013, Michael Minosh et son compatriote danois Robin Braun ont su cette fois-ci nous surprendre. Chaque chanson a été remaniée et repensée pour le spectacle : les mesures prolongées, un ajout d’instruments intéressant, de l’improvisation et un tempo beaucoup plus sensuel… tout pour nous garder accrochés et intrigués du début à la fin. Le public n’a pas eu de difficulté à être vendu au concert, applaudissant et criant son amour au groupe dès le tout début.

L’arrivée sur scène s’est faite délicatement, laissant chaque instrument jouer à lui seul quelques notes au ralentit pour nous faire finalement entendre la pièce Verse. À la fois surprenant et intriguant, le spectacle commençait en lenteur nous replongeant dans notre journée pluvieuse. Plus ou moins certain de lui-même, Micheal claquait des doigts et dansait avec un peu de retenu. On sentait qu’il ne contrôlait pas tout ce qui se passait au niveau technique. Enfin, quelques petits défauts sonores plus tard, la chanson The Fall a fait éliminer toutes craintes chez le chanteur qui nous a lancé «it’s fucking great to be back in Montreal. One of the best city in the world!». Ça y est, le spectacle débutait pour de bon et le public en redemandait!

Le groupe a par la suite enchaîné chacun des morceaux de l’album, s’excusant pratiquement de n’avoir pas de nouveau matériel pour nous. Qu’à cela ne tienne, le public dansait sous le son électro des succès comme Open qui a a mis la foule en délire et qui a été concoctée de façon encore plus poignante! Notre coup de coeur personnel est pour la chanson Last Dance joué de façon complètement instrumentale où le trombone ajoutait énormément de rythme et de punch à la pièce. Le public n’a cessé d’acclamer Claire, la tromboniste, avec raison. Tout le monde est resté captivé et le public a mis un énorme sourire sur le visage des musiciens.

La finale s’est faite de façon grandiose. Demandant au public «do you want to go up or to go down?», celui-ci a choisi la première option avec euphorie. Respectant le voeu de son public, le groupe a joué Hunger où le trombone a encore une fois donné un air de fête dans la salle. Finalement, il fallait aussi «go down» pour terminer le tout. Et, c’est avec la pièce It’s Over qu’on ne retrouve pas sur Woman, que cela s’est produit. Le groupe a demandé le silence complet à la salle qui a finalement coopéré pour laisser les musiciens conclure a cappella et surtout sans micro la délicate chanson. On entendait uniquement que le grésillement des emplis, on pouvait sentir les gens respirer à nos côtés et les frissons qui se transmettaient d’une personne à l’autre.

Malgré le manque de mise en scène notable, Rhye a su nous garder captif et nous surprendre par ce qu’ils font de mieux: composer et jouer de la musique.

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La première partie a été assurée par le groupe Haerts où un son pop-indie-électro a littéralement fait danser toute la salle. Nini Fabi est arrivée sur scène dans un complet aux allures masculines, vêtue de noir des pieds à la tête lui donnant un air de grandeur. Il n’a fallu que de quelques notes pour que cette grandeur se transpose en une puissance maîtrisée et que Haerts crée un réellement engouement dans la salle.

Dès la seconde chanson, Hemiplegia, Nini Fabi s’est emparée du tambourin et automatiquement, toute la salle a embarqué dans cet univers pop dansant. Le tout s’est facilement poursuivi lors de la chanson Heart et d’autant plus avec le single Wings. La chanteuse a remercié la foule de l’accueillir en faisant l’éloge au Théâtre Corona Virgin Mobile: «this is really the most beautiful theater we get to play».

Nous avons été ébloui tout au long de cette première partie par la voix haute perchée et unique de Fabi, qui nous rappelle par moment celle de Lykke Li. Électrique, puissante et poignante, nous avons été captivés par la chanteuse qui mettait coeur et énergie dans sa prestation. Celle-ci avait un excellent contact avec le public, une belle connexion et on la sentait heureuse d’être présente pour Rhye, mais également d’être à Montréal: «I’m the most excited tonight, it’s a very happy day. We love your city so much!»

Le tout s’est conclu sur la pièce All The Days où les gens ont réellement créée une ovation au groupe. Nous avons été conquis, rien de moins. Il s’agit définitivement d’un groupe à revoir en concert, mais cette fois pour un spectacle complet!

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Braids au Ritz P.D.B. : Une présence attendue

Après une absence de presque un an sur la scène montréalaise, Braids faisait salle comble mercredi soir au bar Le Ritz P.D.B. (ancien Il Motore). La formation originaire de Calgary maintenant basée à Montréal nous présentait le répertoire de son nouvel album : Deep in the Iris.

La première partie de la soirée était assurée par Noni Wo, un quatuor montréalais à saveur électro-pop. Je ne suis malheureusement arrivée que pour apprécier leur dernière pièce mais les quelques notes entendues m’ont plus! Écoutez ici :

 

 

Sur scène, Raphaelle Standell-Preston s’accompagne à la guitare et, armée de son contrôleur midi, reproduit avec fidélité les effets de ses vocalises hallucinantes. Taylor Smith, guitare à l’épaule, s’occupe tant qu’à lui de lancer les séquences, faire le tweeking des sons, ajouter le petit piquant à la sauce et même quelques accords de piano ici et là. L’étoile du match selon moi? Le troisième membre et non le moindre, j’ai nommé monsieur Austin Tufts à la batterie. Son jeu est tout simplement incroyable. Alliant beats complexes avec un son bien blender dans leur électro-rock planant, le band est passé maître dans l’art des transitions musicales bien placées et des montées lentes et savoureuses.

 

 

Braids nous a d’abord offert ses chansons les plus langoureuses pour finir sur une note plus dansante avec l’excellente Blondie suivie de Miniskirt qui était leur premier single. L’acoustique de la salle a su rendre justice à leur set-up particulier, déchargeant une bonne dose de basses.

Un point négatif? L’éclairage. Le Ritz n’offre pas le top en la matière. Le band jouait sous deux gros projecteurs, comme si on assistait à une pièce de théâtre. J’aurais apprécié, et je ne suis certainement pas la seule, une ambiance un peu plus tamisée, intimiste.

Néanmoins, Braids a, une fois de plus, livré la marchandise. Vous les avez manqué? Pas de panique, ils seront de retour le 5 juin prochain en première partie de Purity Ring au Métropolis.

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Francouvertes 2015 : 1ère demi-finale!

C’est le 16 février dernier qu’a débuté la 19e édition des Francouvertes et depuis, 21 auteurs-compositeurs-interprètes de la relève ont foulé les planches du Lion d’Or pour faire leurs preuves auprès du public et du jury. Suite aux 7 soirées de préliminaires, 9 demi-finalistes ont été sélectionnés et c’est hier qu’avait lieu la première des trois demi-finales. Pour ouvrir le bal, c’est Rosie Valland, The Urban Indians et Dylan Perron et Élixir de Gumbo qui s’affrontaient.

Rosie Valland

Rosie Valland s’est présentée sur scène avec deux musiciens pour briser la glace des demi-finales. L’artiste a proposé une prestation très musicale où on pouvait rapidement comprendre son univers et sentir ses influences. Comme elle le mentionne dans sa vidéo de présentation, la façon dont elle présente ses chansons est très spirituelle et elle laisse toute la place à ses compositions. Rosie Valland a joué un total de six chansons, toutefois, il manquait tout de même un peu d’interaction entre celles-ci pour complètement faire embarquer le public.

The Urban Indians

C’est The Urban Indians qui avait terminé en première position lors du classement des préliminaires et qui avait suscité une grande curiosité de la part du public. Le band, aux influences et aux sonorités très montréalaises, a présenté hier soir un rock lourd et planant qui, à plusieurs reprises, prévalait par contre sur la compréhension des paroles. Les quatres membres du groupe ont joué pratiquement sans interruption quelques chansons de leur projet sans vraiment interagir avec le public, encore une fois. Musicalement parlant, il ne fait aucun doute que le band est « rodé au quart de tour » et la rythmique est impeccable. Bien distinguer les paroles aurait vraiment ajouté un plus à leur prestation!

Dylan Perron et Élixir de Gumbo

Le groupe, provenant de la région de l’Abitibi, a fait lever la foule avec son folk-traditionnel pour la dernière prestation de la soirée. Après deux premières chansons acoustiques pour attirer l’attention du public, le band a finalement montré de quoi il était capable et en a fait danser plus d’un! Banjo, violon, contrebasse, guitare et mandoline composaient l’essentiel des sons qu’on pouvait entendre sur scène, quelques membres du groupe s’échangeant même les intruments. Les notes bluegrass, les interventions comiques à la Fred Pellerin et les sonorités irréprochables leur ont valu la première place du classement après cette première soirée!

Le classement après cette première soirée de demi-finale est le suivant :

1- Dylan Perron et Élixir de Gumbo

2- Rosie Valland

3- The Urban Indians

Les prochains demi-finalistes a se présenter sur scène seront Anatole, YOKOFEU et PONI (14 avril) et C-Antoine Gosselin, Émile Bilodeau et Samuele (15 avril). Visitez le francouvertes.com pour plus de détails!

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The Best Foot Forward ou comment oublier l’hiver

C’est par un frisquet moins trente degrés que quatre musiciens de l’Accent d’Amérique ont chaleureusement accouché de leur nouvel opus: An Introduction Guide To Festive Culture. L’accouchement s’est bien déroulé et The Best Foot Forward, feu Generator, offre aux oreilles le mélange d’une voix rauque typiquement hardcore tintée de rythmes latins. L’énergie endiablée de cet album s’est transportée, l’instant d’une trop courte soirée, au Cercle en basse-ville de Québec. De quoi oublier février qui nous rentre dans les souliers.

Et s’ils ont la prétention de parler de culture festive en titrant leur ouvrage, c’est qu’ils donnent au public une leçon digne de grands maîtres de la festivité. Un sourire fendait le visage des quatre artistes réunis devant près de 200 mélomanes en quête de les découvrir ou de les redécouvrir. Et comme la musique n’est pas assez, les yeux curieux pouvaient se poser sur les oeuvres d’une photographe exposant sa version encadrée des musiciens du groupe. En regardant les photos, il était facile de comprendre que leur groove, qui m’avait tant plus à l’époque de Generator, allait coller à la peau du public dansant. L’ambiance était suave et la festivité palpable. Leurs chansons défilant les unes après les autres auraient fait danser les plus frileux du village et fait fondre toute la neige accumulée sur les trottoirs de St-Joseph. Les protagonistes de The Best Foot Forward savent transmettre leur passion du rythme au public et c’est avec succès qu’ils nous l’ont démontré jeudi dernier. Questionnés à la fin du spectacle, tous les pieds présents avaient hâte de prendre congé; ils étaient épuisés. Ils en redemandent depuis, toutefois, et conseillent à leurs confrères pieds de se déplacer la prochaine fois afin de constater par eux-mêmes la festivité et le bonheur contagieux de The Best Foot Forward.

Heureusement, ils ne nous laissent pas trembloter seuls en attendant ce retour sur les planches, nous offrant tout récemment cette nouvelle vidéo tournée au Pantoum/Le Phoque. Gourmand d’en voir plus? Mon petit doigt me dit que les caméras défilant durant leur lancement pourrait calmer éventuellement votre faim.

An Introductive Guide To Festive Culture se vend ici.