Browsing Tag

musique

À la une, Articles, Nos Playlists, Remix et covers,

Covers #1: de U2 aux Beatles

Parfois, ça fait du bien d’entendre ses tounes préférées être chantées par d’autres artistes. C’est pourquoi je suis un grand fan des reprises (ou covers en bon français). Je vous partagerai alors mes reprises préférés ainsi que mes nouvelles trouvailles à toutes les 2 semaines ici-même.

01. Love is Blindness, The Damn Truth

Les rockers montréalais The Damn Truth (que j’adore) ont décidé de donner un gros boost de rock et d’attitude à ce classique de U2. Si vous n’en avez pas assez, sachez que Jack White a aussi fait sa version en 2013.

***

02. Shape of You, Walk Off The Earth

Le succès de l’heure, c’est Ed Sheeran qui le détient avec « Shape of You ». C’est donc sans surprise que le band à multiples covers Walk Off The Earth se soit lancé là-dessus. La beauté de ce cover n’est pas seulement l’audio, mais surtout l’execution visuelle! (et le bébé)

***

03. Le Chat du Café des Artistes, Charlotte Gainsbourg

On recule en 2009 pour écouter une reprise tirée de l’excellent album IRM de Charlotte Gainsbourg. Une superbe reprise qui rend belle justice à l’original. Jean-Pierre Ferland doit en être très fier!

***

04. You Are the Sunshine Of My Life, Jack White

Y’a-t-il quelque chose que Jack White n’est pas capable de faire? Le voici ici entrain de reprendre merveilleusement bien ce beau classique de Stevie Wonder… avec les Muppets!

***

05. Womanizer, Lily Allen

Ce qui est le plus trippant dans les covers, c’est quand on réussi à s’éloigner le plus possible du style original, tout en gardant le même rythme. Ici, Lily Allen réussi à donner sa couleur au succès de Britney Spears. 

***

06. Electric Feel, Jason Joseph & The Spectacular

L’autre côté intéressant d’écouter des covers, c’est de découvrir de nouveaux talents. En voici un pour vous: Jason Joseph qui reprend le succès de MGMT dans un style plus reposé, aux influences soul et funk. Vraiiiiiment bon!

***

07. While My Guitar Gently Weeps, Regina Spektor

Une femme que j’adore qui reprend une chanson d’un band que j’adore. Comment ne pas aimer ce que j’entends?

À la une, Actualité musicale,

Nelly Furtado est de retour et change complètement de style

Si vous faites un bond en arrière d’environ 10 ans, vous allez tomber directement sur le méga-hit de Nelly Furtado « Promiscuous » avec Timbaland. À cette époque, c’était toute une surprise de voir la star de « I’m Like a Bird » faire un virage à 180° pour passer du pop-folk à la musique urbaine. Bien que sa collaboration avec Timbaland a poussé sa carrière encore plus loin et donné naissance à des hits planétaires, j’étais personnellement (un peu) déçu de la voir abandonner la pop pour le hip-hop, car je trippais beaucoup sur son chant et sa voix.

Eh bien, voilà qu’aujourd’hui en 2017, Nelly Furtado prépare son comeback… et ça ne sonne pas du tout comme du Timbaland. En fait, on s’éloigne considérablement du Nelly Furtado de 2006 et ça me rend vraiment heureux.

Pour vous donner une idée, juste avant d’enregistrer son nouvel album, Furtado a collaboré brièvement avec Dev Hynes (aka Blood Orange) sur l’album Freetown Sound de Blood Orange, sorti l’an dernier. Si vous avez écouté l’album, vous allez rapidement me répondre que c’était sur la toune « Hardon Collider ». Pour ceux qui n’ont jamais entendu cette toune, faites-moi plaisir et cliquez ici. Vous allez ca-po-ter.

Pour la suite qui s’annonce très excitante, Nelly a décidé de continuer dans la même voie. Le nouvel album (son 6e en carrière) s’appellera The Ride et sortira le 31 mars 2017. J’ai vraiment hâte d’entendre le nouveau matériel et je suis surtout très content de sa nouvelle direction musicale. (Tsé, on s’entend que The Bigger the Better en 2012 c’était pas ben bon)

Écoutez son single « Pipe Dreams » juste ici. (Ça vous donne pas hâte à la suite??)

À la une, Articles,

New School of hip-hop, vol. 1

Je vous l’avais promis, voici donc la première édition des playlists « New School of hip-hop »! Aujourd’hui, je vous présente un pot-pourri de mes tounes hip-hop préférées qui se classent dans cette jeune ère nouvelle.

01. ALACLAIR ENSEMBLE – SAUCE POIS

On part ça en feu avec de la bonne bouffe créole! Voici l’hymne au griot: Sauce Pois, une toune qui donne très faim gracieuseté d’Alaclair Ensemble.

***

02. A TRIBE CALLED RED – R.E.D. (avec YASIIN BEY, NARCY & BLACK BEAR)

Le trio A Tribe Called Red nous vient d’Ottawa, mais les membres du groupes sont tous originaires des Premières Nations. Cela donne une couleur très riche à leurs mélodies, pusiqu’ils mélangent la musique pow wow aux rythmes dansants pour ainsi créer des beats totalement uniques. Voici le clip de leur toune « R.E.D. », tourné à Cape Town.

***

03. DAS RACIST – YOU OUGHTA KNOW

Reculons en 2010 pour écouter l’hilarante chanson très entraînante « You Oughta Know » d’un groupe qui n’existe malheureusement plus, Das Racist.

***

04. RUN THE JEWELS – TALK TO ME

La collaboration la plus explosive de l’ère du « New School », c’est selon moi Killer Mike + EL-P pour créer le duo Run The Jewels. La recette? des beats qui fessent et un flow de feu! La nouvelle toune « Talk to me » est un single tiré de leur 3e album (déjà!): RTJ3.

***

05. JIDENNA – LONG LIVE THE CHIEF

C’est dans un épisode de Luke Cage sur Netflix que j’ai entendu cette chanson-là pour la première fois. J’ai capoté. Si vous avez vu la série, vous allez reconnaître la chanson. Sinon, cliquez sur play et découvrez !

***

06. NF – INTRO 2

Voici NF: un jeune rappeur qui n’a pas besoin de parler de drogues ni utiliser de mots vulgaires pour écrire du hip-hop. « Intro 2 », c’est carrément l’ouverture de son 2e album « Therapy Session » qui est sorti en 2016. Je vous invite à le découvrir dans cette chanson où il explique où il en est rendu aujourd’hui.

À la une, Actualité musicale, Articles, Nos Playlists,

Découverte de la semaine: Aurora

Découverte de la semaine:
AURORA

****

vrai nom: Aurora Aksnes
de: Stavanger, Norvège
style: Indie-pop, synth-pop

à écouter si vous aimez: Lykke Li, Austra, BROODS, Alt-J


Même si elle est déjà entrain d’écrire son 2e album, il n’est pas trop tard pour embarquer dans le bateau. Je suis tombé par hasard sur la voix d’Aurora en procrastinant sur Youtube cette semaine… et ç’a été un véritable coup de foudre. Du haut de ses 20 ans, Aurora balance les émotions de ses chansons entre l’émouvant et l’intimité à travers des mélodies qui nous transportent… ailleurs. Sa musique est d’une qualité si impressionnante que je me questionne pourquoi n’ai-je pas entendu parler d’elle plus tôt!

Je vous invite donc à découvrir AURORA à travers 5 chansons, ainsi qu’un bonus.

01.

02.

03.

04.

05.

BONUS.

Et puis? N’êtes-vous pas sous le charme vous aussi?

À la une, Articles, Nos Playlists,

Les joyeux lundis #2: Austra, Vincent Vallières, Arcade Fire

***

ÉCOUTEZ TOUTE LA PLAYLIST ICI ►

***

Cette semaine, un certain Donald Trump a inspiré Arcade Fire à créer de la nouvelle musique, Austra a lancé un nouvel album vendredi, Vincent Vallières nous présentait un nouveau single et puis, bien, j’ai aussi fait de jolies découvertes!

Voici alors ma sélection pour cette semaine.

NOUVEAUTÉ
UtopiaAustra
(indie-pop)

Austra, un groupe que j’adore, a lancé son nouvel album vendredi dernier.

***

NOUVEAUTÉ
I Give You PowerArcade Fire
(indie-pop)

Arcade Fire ont décidé de répondre à la journée du 20 janvier.

***

NOUVEAUTÉ
Bad LuckVincent Vallières
(folk, pop francophone)

Ça fait TOUJOURS du bien d’entendre du Vincent Vallières! Ceci est un extrait de son prochain album.

***

DÉCOUVERTE
Slow D’s, Lully
(électronique, r&b)

Mais qui est Lully?! C’est merveilleux ce que j’entend! J’adore ce beat!!

***

COUP DE ❤
Undertow, CUT_
(indie-pop)

D’après-moi, vous allez aimer CUT_ après avoir écouté cette chanson. Si vous en voulez plus, ils ont fait une belle reprise de Papaoutai il y a deux ans.

***

COUP DE ❤
Lauren, Men I Trust
(chill-pop)

Une petite vibe à la Daft Punk dans la basse, avec une petite voix douce pour nous bercer un peu.

***

◄◄ FLASHBACK
Breezeblocks, alt-J
(indie-folk, indie-pop)

Parce qu’il ne faut pas oublier ses classiques, j’vous invite à reculer en 2012 pour réécouter cette sublime chanson d’alt-J.

***

ÉCOUTEZ TOUTE LA PLAYLIST ICI ►

***

On se revoit lundi prochain pour une nouvelle sélection musicale!

À la une, Articles, Nos Playlists,

Les joyeux lundis #1: Paupière, KROY, The xx, Run The Jewels…

Tout le monde sait que le lundi, c’est le jour le plus plate de la semaine. Qui ne souhaite pas de rester couché dans le lit lorsque le cadran sonne à 6h30? Nous aussi, on est pareils. Pour rendre les lundis matins agréables, nous avons décidé de préparer une petite sélection musicale chaque semaine, question d’avoir au moins un petit cadeau matinal les lundis.

Alors chaque semaine, revenez nous voir ici alors qu’on vous sert une petite sélection de nouveautés, coups de coeur et même quelques souvenirs avec votre petit café matinal.

En vedette cette semaine…
Découverte: Molly Burch – Try (lo-fi, folk)
Découverte: Katie Gately – Tuck (électro)
Découverte: SOULS – Bad Girl (pop avec un sample d’une blues obscur de Ozella Jones, 1936)
Coup de coeur: Paupière – Rex (pop franco)
Coup de coeur: Run The Jewels – Down (hip-hop)

Playlist Spotify >>

Playlist Youtube >>

À la une, Actualité musicale, Articles, Nos Playlists,

Les meilleures tounes de 2016

Que ce soit le retour du groupe mythique A Tribe Called Quest après plus de 18 ans d’absence, les départs des légendes David Bowie, Leonard Cohen et Prince, ou la révélation québecoise KAYTRANADA qui remporte le prix Polaris, on peut dire que les 12 derniers mois étaient très mouvementés et chargés dans le monde musical. Pour souligner cette année riche en émotions et en découvertes, on vous a préparé une sympathique petite liste de nos 50 tounes préférées et coups de coeur de 2016 – sans aucun ordre précis.

Quoi de mieux pour bien démarrer la nouvelle année??

ÉCOUTEZ ICI:

  • PLAYLIST SPOTIFY

  • PLAYLIST YOUTUBE

LISTE COMPLÈTE EN ORDRE ALPHABÉTIQUE:

A Tribe Called Quest – We The People….
A Tribe Called Red – R.E.D.
ANOHNI – Drone Bomb Me
Alaclair Ensemble – Ça que c’tait
Alice Jemima – Liquorice
Anderson .Paak – Am I Wrong (feat. ScHoolboy Q)
Angel Olsen – Shut Up Kiss Me
Banks & Steelz – Giant
Banks – Trainwreck
Basia Bulat – Fool
Beyoncé – Hold Up
Bishop Briggs – River
Black Mountain – Mothers Of The Sun
Bon Iver – 33 “GOD”
Carly Rae Jepsen – Higher
Chairlift – Ch-Ching
Charlotte Cardin – Dirty Dirty
David Bowie – Lazarus
Dead Obies – Aweille!
Drake – One Dance
Edward Sharpe & The Magnetic Zeros – Hot Coals
Frank Ocean – Pink + White
Fred Fortin – Tête perdue
Glass Animals – Life Itself
Heartstreets – Crawling South
Jack Garratt – Fire
KAYTRANADA – LITE SPOTS
KROY – River
Klô Pelgag – Samedi soir à la violence
Koriass – Zombies
La Bronze – Rois de Nous
Leonard Cohen – You Want It Darker
Les Hay Babies – Motel 1755
Låpsley – Hurt Me
Marian Hill – Mistaken
Matt Holubowski – The King
Milk & Bone – Poison (feat. Deebs)
Miloux – Me and Mine
PUP – DVP
Paupière – Jeunes instants
Phantogram – You Don’t Get Me High Anymore
Pixx – Baboo
Plants and Animals – No Worries Gonna Find Us
Radiohead – Burn the Witch
Rihanna – Love On The Brain
Santigold – Banshee
Sia – Cheap Thrills
Soft Hair – Lying Has To Stop
Solange – Cranes in the Sky
SonReal – Can I Get A Witness
The Weeknd – Starboy (feat. Daft Punk)
The xx – On Hold
Valaire – Apata Palace (feat. Pierre Kwenders)

À la une, Actualité musicale, Albums, Articles, Nos Playlists,

Nos 16 albums préférés de 2016

albums2016

Nous sommes en fin d’année, il est alors temps de faire des listes! Puisqu’il est très difficile de faire un décompte de nos albums préférés de l’année qui s’achève, on vous présente nos 16 albums faforis de 2016, pêle-mêle, sans ordre précis. (Nous vous avons même préparé une playlist pour tout écouter en bas de la page. Oui, on est nice de même.)


david-bowie-blackstar-2016-billboard-1000

Blackstar
David Bowie

L’ultime album du Thin White Duke, paru deux jours avant le décès de l’emblème androgyne, a frappé fort. Autant par ce que cet album est une mine d’univers sonores plus fantasques et oniriques les uns que les autres que par tout ce qui y est véhiculé. La légende, combattant depuis plus d’un an le cancer savait bien ce qui l’attendait. Au travers les sept morceaux de Blackstar (l’unique album où n’apparait pas le visage de l’artiste sur la couverture), Bowie confronte la mort de manière grandiose, encore narquois par moment. Il faut absolument visionner les vidéos issus de la chanson titre et de Lazarus, ceux-ci se complétant horriblement bien. Blackstar est déjà un album iconique. – KB

Chansons à écouter absolument : « Lazarus » et « Girl Loves Me »

***

youwantitdarker

You Want It Darker
Leonard Cohen

En novembre, la faucheuse frappe encore et vient chercher Leonard Cohen, l’un des plus grands auteurs contemporains. Moins d’un mois après avoir lancé You Want It Darker, un album que tout amateur aura entendu comme un adieu. Serein, calme et réfléchi, le créateur de l’immortelle Hallelujah était prêt et, assisté à la réalisation de son fils Adam, il livre un album parfait où sa voix caverneuse épouse des mélodies presque biographiques, revisitant les époques de sa, autant au Québec qu’en Grèce, sur l’île d’Hydra. « I wish there was a treaty between your love and mine », finit-il. Leonard Cohen, grandiose, quitte dans une beauté immense. – KB

Chansons à écouter absolument : « Treaty » et « It Seemed The Better Way »

***

angel-olsen

My Woman
Angel Olsen

Le 3e album d’Angel Olsen, My Woman, est de loin son meilleur en carrière. Angel quitte ses sonorités folk et embarque dans un dream-rock assumé. Un album qui se distingue par ses deux actes: la première moitié est entraînante et divertissante : on embarque très facilement dans sa vibe « rock des années 60 ». Alors qu’on se dirige tranquillement vers la seconde moitié, la durée des chansons se rallonge et la progression lente nous transporte dans la douleur de l’artiste. C’est seulement à la toute fin, avec la poignante balade « Pops », qu’Angel se vide enfin le coeur avec sa voix empreinte de peine… et ça nous rentre dedans. Un très bel album qui se balance majestueusement entre la joie, la tristesse et l’espoir. – JA

Chansons à écouter absolument: « Shut Up Kiss Me » et « Sister »

***

kaytranada999

99.9%
KAYTRANADA

Kevin Celestin, mieux connu sous le pseudonyme de KAYTRANADA, a remporté le prix Polaris en septembre dernier pour son premier album en carrière, intitulé 99,9%. Un prix grandement mérité pour un album qui nous provient tout droit de Saint-Hubert. Une fois qu’on démarre l’écoute de 99.9%, il est très difficile d’en décrocher. L’album entier est pratiquement une longue chanson à plusieurs vagues, contenant un très beau mélange de R&B, de hip-hop et de « lounge électronique », habilement soutenu par des collaborations de qualité comme BADBADNOTGOOD, Little Dragon et Anderson Paak. Un album qui coule bien, de la première toune à la dernière. – JA

Chansons à écouter absolument: « Lite Spots » et « Got it Good »

***

ivblackmountain

IV
Black Mountain

Avec IV, Black Mountain s’amuse à créer de longues mélodies rock progressives, voire pratiquement cosmiques, où ils transportent l’auditeur dans un trip presque Black Sabbath-esque. L’album démarre avec Mothers of the Sun, une pièce de huit minutes où le band nous transporte dans leur trip en ouvrant progressivement ses ailes. Car effectivement, les pièces fortes de cet album sont celles qui durent plus de huit minutes. C’est dans celles-ci qu’on embarque totalement dans cette transe de rock progressif où les guitares s’installent et nous emportent calmement vers les premières paroles prononcés par le duo de chanteurs, Stephen et Amber. On se croirait dans un univers parallèle du rock classique des années 70, avec des influences de vos bands préférés comme Kiss, Fleetwood Mac ou même Led Zeppelin. – JA

Chansons à écouter absolument: « Mothers of the Sun » et « (Over and Over) The Chain »

***

nickcaveandthebadseeds

Skeleton Tree
Nick Cave and the Bad Seeds

Un autre album que l’aura de la mort entoure. Huit pièces lourdes, bourdonnantes et déchirantes que l’Australien rend de manière très profonde. Son fils Arthur étant tragiquement décédé alors que les Bad Seeds commençaient de nouvelles sessions d’enregistrement, Nick Cave a été plongé dans une noirceur qu’il a décidé, non sans terrible souffrance, d’épouser. Le documentaire One More Time With Feeling, complémentaire à l’album, est absolument excellent et reste longtemps dans les pensées. Un album d’une puissance inouïe. Nick Cave and the Bad Seeds seront au Métropolis le 29 mai 2017. – KB

Chansons à écouter absolument : « Girl In Amber » et « I Need You »

***

chairlift-moth

Moth
Chairlift

Pour de la bonne pop-indie, ne cherchez pas plus loin. Moth est un excellent album pop, avec des refrains super accrocheurs et des mélodies hyper diversifiées. Sur l’un, on peut entendre un rythme avec des claquements de doigts contagieux (Ch-Ching) alors que plus tard, on se laisse emporter dans un groove saccadé (Ottawa to Osaka). Mis à part la belle production léchée de l’album, c’est surtout la belle voix versatile de Caroline Polachek qui brille à travers les dix chansons de l’album, surtout dans les pièces les plus calmes, comme Crying in Public et Unfinished Business. – JA

Chansons à écouter absolument: « Ch-Ching » et « Moth to the Flame »

[Mise à jour: le duo annonce le 17 décembre qu’il se sépare. « Moth » sera donc malheureusement leur dernier album.]

***

ultramarr

Ultramarr
Fred Fortin

Ici, on se penche du côté concret des choses. Un album terre à terre, d’une grande poésie du réel, qu’offre Fred Fortin. Bien installé sur la scène musicale québécoise, l’auteur-compositeur-interprète est touchant, volatile inusité à la voix charmante, et Ultramarr ne s’épuise jamais. Les textes varient entre le léger du quotidien et l’omniprésence des sentiments amoureux, en passant parfois par un mal-être dont Fortin sait se moquer habilement. Parmi ce qui s’est produit de mieux au Québec en 2016, sans l’ombre d’un doute. – KB

Chansons à écouter absolument : « Tête perdue » et « Grippe »

***

letoilethoracique-klopelgag

L’Étoile Thoracique
Klô Pelgag

Après un excellent premier album (L’Alchimie des Monstres), Klô a mis la barre très haute. Eh bien, trois années plus tard, avec L’étoile Thoracique, elle réussit à atteindre la barre et même à la dépasser. Son univers unique et éclaté est de retour, et il ne s’essouffle pas une seconde. Pour la conception de cet album, Klô s’est entourée de 20 musiciens pour composer la musique. C’est d’ailleurs son frère Mathieu qui a aidé à concocter les orchestrations. Rajoutez à ça les textes imagés et poétiques de Klô et vous obtenez un album délicieux pour les oreilles. – JA

Chansons à écouter absolument : « Les instants d’équilibre » et « Samedi soir à la violence »

***

phantogramthree

Three
Phantogram

Phantogram, c’est comme du bon vin. Plus les années passent, plus ils sont meilleurs. Avec Three, le duo New Yorkais est au sommet de leur art. Ici, Phantogram nous présente un album avec un son beaucoup plus pop qu’avant. Les mélodies sont captivantes et nous restent longtemps dans la tête, puisque Sarah alterne aisément entre le chant et le rap, alors que Josh s’amuse à nous surprendre avec les coupures de rythmes. – JA

Chansons à écouter absolument: « You Don’t Get Me High Anymore » et « Run Run Blood »

***

charlottecardinep

Big Boy
Charlotte Cardin

J’ignore si le choix d’inclure un EP dans cette liste est légitime, mais je ne peux pas passer à côté de ce disqueLe petit album de 18 minutes de Charlotte Cardin vaut grandement la peine d’être écouté. Charlotte nous invite dans son univers où elle se livre et nous raconte ses désirs amoureux ainsi que toutes les autres émotions qui en découlent. Avec ce magnifique EP, la Montréalaise nous démontre qu’elle est prête pour la grande scène. – JA

Chansons à écouter absolument: « Dirty Dirty » et « Les échardes »

***

plantsandanimals

Waltzed In From The Rumbling
Plants & Animals

Le 4e album du groupe montréalais (qui mérite d’être beaucoup plus populaire!!) est probablement leur album le plus achevé en carrière jusqu’à aujourd’hui. On sent que la longue pause entre le dernier album et celui-ci a été très bénéfique. Sur Waltzed In From The Rumbling, on ne se retrouve pas dans un univers étranger, puisque leur signature de folk-indie est toujours là. Cependant, les meilleurs moments de l’album sont lorsqu’ils nous surprennent en changeant de cap à mi-chemin (comme sur Je voulais te dire) ou pour se diriger vers des finales imprévisibles (comme sur la balade So Many Nights). Un excellent album pop-progressif, fait par un band bien de chez nous. – JA

Chansons à écouter absolument: « No Worries Gonna Find Us » et « So Many Nights »

***

lemonadebeyonce

Lemonade
Beyoncé

Beyoncé a étonné tout le monde le 23 avril dernier lorsqu’elle a droppé, sans aucun avertissement, son nouvel album Lemonade sur internet, accompagné d’un impressionnant moyen-métrage musical portant le même titre. Dans cet excellent long-jeu (où des noms comme Jack White, James Blake et Robert Plant ont collaboré!!), Beyoncé livre des chansons où la pop rencontre le funk, le soul, le R&B et le blues à travers des textes traitant de vengeance, d’infidélité et de force féminine. Détrompez-vous: ceci n’est pas « un autre album de pop-hits » pour la radio; ceci est un album puissant, mettant en scène une Beyoncé féroce et totalement assumée. Avec Lemonade, la Queen B vient de gagner la course de la musique pop américaine et laisse tous les autres concurrents loin derrière elle. – JA

Chansons à écouter absolument: « Hold Up » et « 6 Inch (avec The Weeknd) »

***

amoonshapedpool

A Moon Shaped Pool
Radiohead

Oh, wow. Comment rester de marbre devant un nouvel album de Radiohead? Thom Yorke et sa bande récidivent et arrivent avec A Moon Shaped Pool, qui s’éloigne de King of Limbs avec un son plus riche et avec des arrangements musicaux très intéressants. Notamment sur le succès Burn The Witch, les violonistes jouent en col legno, c’est-à-dire en utilisant le dos de l’archet (le bois) pour frapper les cordes, ce qui donne un effet de percussion et donne un ton plus féroce à la chanson. D’ailleurs, cette chanson, ainsi que tout l’album, rassemble des textes profonds et dramatiques, dont seul Thom Yorke a le talent créatif. – JA

Chansons à écouter absolument: « Burn the Witch » et « Identikit »

***

anohni

Hopelessness
Anohni

Plus connue sous le nom (changé depuis) d’Antony Hegarty, Anohni a fait paraitre en mai dernier un album sombre et désillusionné du nom de Hopelessness (le fait de ne plus avoir d’espoir). En rage devant les multinationales, le traitement honteux de l’environnement et la politique de partout, elle emprunte une musique électronique savante et corrosive et chante, de sa voix digne d’un autre univers, les démons du monde contemporain. D’une tristesse évidente, il n’est pas question ici de laisser poindre l’espoir à l’horizon. C’est un coup de gueule acerbe et vindicatif qui servira de mise en garde, si ça n’est de constat viscéral et urgent. – KB

Chansons à écouter absolument : « 4 Degrees » et « Crisis »

***

warpaintheadsup

Heads Up
Warpaint

Les filles de Warpaint, qui nous ont habitués à leur pop calme et apaisante, nous arrivent aujourd’hui avec un album où elles ont décidé d’ajouter des teintes plus rythmées et dansantes à leurs mélodies. Pas beaucoup, mais juste un brin, pour donner un petit « oumf! » tout en gardant le même esprit de tranquillité. Les textes gravitent toujours autour des grands thèmes comme l’amour et l’amitié, mais ce sont les différences de ton utilisées qui viennent ajouter une couche de sincérité aux émotions véhiculées vocalement et musicalement par le quatuor. Heads Up est comme une rêve doux où les filles nous partagent leurs craintes et leurs secrets dans un ouragan de trip-pop réconfortant. – JA

Chansons à écouter absolument: « Whiteout » et « Heads Up »

PLAYLIST SPOTIFY

Écoutez les albums sur notre playlist Spotify ici:
(l’album Lemonade n’est pas disponible sur le service)

MENTIONS HONORABLES:

  • We Got It from Here… Thank You 4 Your Service, A Tribe Called Quest
  • Bottomless Pit, Death Grips
  • Emily’s D+Evolution, Esperanza Spalding
  • How to be a Human Being, Glass Animals
  • S’armer de Patience, Ivy
  • Il, Jean-Michel Blais
  • Caissier Concierge, Julien Gagné et Basta
  • The Life of Pablo, Kanye West
  • ANTI, Rihanna
  • Fixion, Trentemøller
  • Paradise, White Lung
  • Dreamland, Wild Belle
À la une, Actualité musicale, Albums, Articles, Critiques, Découverte,

JULIEN GAGNÉ et BASTA – Caissier Concierge (critique)

Près d’un an après Contre-Courage, opus de cinq titres aux sons variés mais à l’unicité certaine, traitant de perte, d’amour, de peur et du désespoir d’un travailleur épuisé, arrive Caissier Concierge, un album plus long (sept chansons, cette fois), plus précis, plus mature et d’une puissance inouïe. Julien Gagné et Basta (le nouveau nom de la formation) nous servent ici un EP sérieux qui shake les stabilités les plus intrinsèques des classes des plus hauts placés, des plus riches, et ce, dès la première chanson. Intitulée Caissier Concierge 1, celle-ci n’hésite pas à faire un clin d’œil à La tour, pièce de l’album précédent. Elle place le contexte comme ouvrant une histoire qui se dévoilera à mesure de chanson. Sans être un album thématique à part entière, le fil conducteur y est manifeste : la résilience.

S’il faut parler du vrai, c’est ici qu’on le fait avec la plus grande honnêteté, dépourvu des effets de styles qui éloignent l’attention des mots, quand les mots ne la valent pas. Julien Gagné, syndicaliste passionné, parolier depuis une adolescence que l’on sent bien loin derrière, transformée en rigueur, en écoute de soi et en urgence, affronte la vérité avec aplomb et conviction, même si cette vérité est parfois difficile à digérer : « Aussi brillant que tous les planchers qu’il a essuyés, et que le Conseil des Arts et tous les refus qu’il lui a fait essuyer » admet-il, cynique ou ironique, dans le premier morceau. Le fait est qu’il est probablement question, admettant que l’on prenne les paroles au pied de la lettre, du dernier album que Julien Gagné et Basta comptent nous offrir. Et c’est dommage.


(crédit photo : Kevin Brazeau)

Pièce par pièce

Caissier Concierge 1 : Minimaliste au plus haut point, l’ouverture de l’album se fait façon basse et voix. Simple, parlée, autobiographique comme la plupart des chansons de Gagné, le rappel d’un rêve effrité et la volonté d’évasion d’un travailleur entouré de déchets, humains ou autres, trouvent facilement écho chez quiconque s’est déjà fait chier dans une job dégradante. On annonce que ce sera la dernière fois que le caissier concierge s’adressera à nous… écoutons-le autant que le veston ignore la moppe : beaucoup.

J’essaie encore : Angoisse d’un insomniaque éternellement anxieux, la chanson fait tout de même taper du pied, comme le pendule d’une horloge dont le son refuse le sommeil à l’entendeur. La frustration de ne pas s’affranchir de ses démons tapisse aussi le récit qui parfois s’envole, cauchemardesque et cru. Julien Gagné, dont la voix flirte avec l’univers post-punk par ses cris qui ne veulent pas être beaux mais bien virulents, crache une tourmente poétique dont plusieurs passages sauront marquer l’imaginaire dès la première écoute…

« Le désordre au milieu
D’une dernière cigarette
Le souvenir de la fête
Mais y avait pas de fête
Dehors il pleut des cordes
Pour monter jusqu’au ciel
Quand on trouve la vie belle
Certains se pendent avec »

Chez toi comme chez moi : Cette pièce à la progression impressionnante a de quoi rendre jaloux celui ou celle qui tente de poétiser une séparation. Les musiciens, impeccables, et la mélodie, en osmose avec le propos, suscitent immanquablement le frisson. Une histoire d’une triste beauté, aussi habilement déballée que les textes les plus émouvants de Desjardins, piano à l’appui et violoncelle tout en lamentations douces… et puis « la tempête s’amène » : plus le parolier le répète, plus on le sent. Et elle s’amène effectivement dans une catharsis cacophonique – qu’on voudra réécouter et réécouter.


(crédit photo : Fanny Basque)

Les bons sentiments : Récit d’une prise de conscience difficile, expliqué comme à un ami, franc et sarcastique par moments, au rythme entrainant et libérant vers la fin un fiel plus rock, complètement désillusionné : « les hommes entre dans le monde avec leurs souliers sales pour dire « C’est à moi! », pour tout gâcher ». Bien qu’il apporte une certaine légèreté la chanson, on pourra néanmoins questionner le choix du tambourin, qui fait une apparition brève et quelque peu maladroite (c’est peut-être juste moi, aussi). Les bons sentiments n’en perd pas de son impact et, peut-être, cela aide en fait à l’excellent contraste musical entre les deux extrémités de la pièce.

Le concret : Une lourde ligne de basse accueille peut-être la plus belle mélodie de l’album, servie au violoncelle par Julien Thibault. Tantôt surréaliste, tantôt festive et « jumpy », la cinquième pièce arrive au parfait moment, procure un regain d’énergie bienvenu, soutenu par une guitare électrique corrosive, et prend des allures d’ode à la résistance. Les paroles sont vites apprises et on se fera un bonheur virulent de les scander avec les membres de Basta qui les beuglent allègrement : « Ressusciter Allende! Une vraie révolution qui n’est pas scrappée par les États-Unis ». Cri du cœur, force et juste assez de rancœur devant un monde terne qui encourage le terne.

Un abri : Plus douce, plus intime, habillée d’une autre magnifique mélodie – elles sont toutes de Jean-Pascal Carbonneau, camarade créatif de Julien Gagné depuis plusieurs années et qui est à la basse tout au long de Caissier Concierge – l’avant-dernier morceau est empreint d’espoir. Le leadeur de la formation est toujours aussi habité par ce qu’il raconte et c’en est désarmant d’humilité. Grand texte.

Caissier Concierge 2 : On ferme les livres avec un retour musical et lyrique à la première pièce de l’album. Julien Gagné, nouvellement père, dédie cet EP à son enfant, et s’adresse à lui ici de manière lucide et émouvante, sans compliquer les mots : « Tu verras, fiston, que ton papa était un homme exceptionnel, presque aussi grand que toi, le plus grand caissier concierge ». Encore une fois, la résilience est présente, superbe et courageuse. Ça clôt l’album de manière viscérale, dans le plus grand amour possible, et Basta s’installe pour une dernière fois, fait rêver encore.


(crédit photo : Daniela Margina)

Julien Gagné et Basta, on en n’a que peu entendu parler, et pourtant, le matériel qui sort de ces têtes-là est tout simplement renversant. Il est difficile, dans le spectre culturel du Québec actuel, de confronter notre confort ridicule et d’admettre qu’on se nourrit du vide et de la répétition. Il est bien plus simple d’oublier que certains auteurs tentent de révolutionner la musique par la parole. Ici, c’est sans compromis.

L’album est disponible sur la page bandcamp de la formation (http://juliengagneetbasta.bandcamp.com), pour le prix de base de 7$. L’écoute sur place des chansons est entièrement gratuite.

 

Caissier concierge, de Julien Gagné et Basta – ★★★★½

À la une, Actualité musicale, Articles,

Un chanteur doit mourir (Leonard Cohen, 1934 – 2016)

La première fois que j’ai entendu parler de toi, c’est il y a très longtemps. T’étais le chanteur préféré de ma mère (avec David Bowie – c’est dire comme 2016 la fait chier). Tu ne m’intéressais pas. Tu m’endormais et je ne savais pas t’écouter, je ne savais pas te comprendre. La lenteur et la lourdeur de tes chansons me laissaient tiède. I guess que ça se comprend. J’étais tout petit. Mais bon, t’étais le chanteur préféré de ma mère… One of us cannot be wrong, et c’était elle. T’allais réapparaître quelque part, comme doivent réapparaitre un jour les artistes et les œuvres qui marqueront la vie d’une personne.

cohen01

Je t’ai vraiment rencontré une fois au cégep. C’est là que commencent les dizaines de souvenirs t’étant rattachés… et au moment d’écrire ceci, l’époque dont je parle date d’à peine cinq ans. Dans le même profil que moi, y’avait Julien Gagné, un gars bourru, auteur-compositeur-interprète dont l’image typique était alors un chapeau, une guit’classique et une smoke… en plus de lunettes. Bref, lui et moi, on se lie d’amitié. Il fait preuve d’un grand cœur, parce que même si je suis en création littéraire et que j’écris tout le temps, je suis pas mal ignorant pour ce qui est des grands auteurs, des grands artistes de ce monde. Je connais Brel, mettons. Pas Dylan, pas Waits, pas Ferré, pas Cave and the Bad Seeds… pas toi.

Julien m’invite régulièrement chez lui, pour jouer au jeux vidéo et pour me faire découvrir l’art. Ça le gossait tellement, quand je lui disais que je savais que tu étais excellent, mais que ton matériel ne me rejoignait pas et m’endormait. Il ne se tannait néanmoins pas pour toujours me faire découvrir de tes chansons. Il avait lui-même traduit Chelsea Hotel No.2 : tu étais son favori à lui aussi. J’ai écouté de tes grands textes, toujours impassible. Ça a duré plus d’un an. Éventuellement, il est déménagé de chez ses parents. J’avais 19 ans et l’année suivante, je suis allé le rejoindre, lui et Fanny, dans le Ninja appart’. Pose pas de question. Lors des soupers entre colocs, ta musique est celle qui jouait le plus souvent. New Skin for the Old CeremonySongs of Love and Hate et Songs of Leonard Cohen, je les ai apprivoisés durant cette époque-là.

Puis il y a eu un déclic : ben oui, c’est lui, le meilleur de la gang. Et je me suis mis à t’écouter, à lire tes textes plus en profondeur – Everybody knows qu’ils en ont. Je sais ce que tu penses : le monde s’en fout ben, de moi pis de ma rencontre avec ta musique. Tout ce que je veux dire, c’est que l’amour n’est pas acquis. Ni pour les gens ni pour les choses. Ça se pratique, l’amour, mais du moment où on le connait, Ain’t no cure.

Je découvre encore aujourd’hui ta musique – faut dire qu’il y en a beaucoup et qu’on peut s’immerger longtemps dans tes sons folk, traditionnels à la Juive ou à la Grecque, tes accents rock et tes slows tout droit sortis de l’éternité. Ta dernière trilogie, Old IdeasPopular Problems et You Want It Darker, m’accompagnent souvent et déjà, je peux dire que ton ultime album m’a imprégné de ta force, de ta grandeur. Il n’y a pas mot que tu ne savais épouser. Tes textes, d’une précision impeccable, même dans l’abstrait d’une poésie romantique ou existentielle, émouvront toujours. Ta voix devenue plus grave que ton blues résonnera infiniment entre les murs de la Tower of song. Tu avais un regard clair sur la vie, une humanité que personne n’égale, un sens du devoir patriotique admirable, un sentiment d’appartenance à ta communauté (à tes communautés, en fait) remarquable, une pensée plus ardente que Love itself, la plus merveilleuse plume qu’il m’ait été donné de lire…

cohen03

A singer must die. Mais tu étais prêt, tu l’as dit. Tu voulais pouvoir chanter une fois vieux et tu l’as fait. Tu as recommencé à fumer quelques temps avant de nous quitter et c’est fucking parfait, parce que tu le voulais et que ça te faisait du bien. Tu as écrit de tes plus belles chansons avant de prendre ta retraite et tout l’amour qui t’est porté est figé dans le temps. Tu as inspiré, sans doute, des milliers de poètes, d’auteurs, de chanteurs, d’humains partout dans le monde, laissé une marque immense en Israël, au États-Unis, au Québec et sur le reste du globe. Personne ne t’oublie.

Nous gardons de toi qu’il n’est pas de douleur que les mots et le temps ne surmontent et qu’on peut se relever des souffrances les plus internes, que les amours passent et qu’on ne s’en lasse pourtant pas, parce que l’amour, plus que tout malheur, on en tire les plus belles poésies, et que celles-ci ne nous quittent jamais. Nous retenons que l’on échoue à répétition, Beautiful losers que nous sommes, mais que l’on doit se résilier à vivre au travers les années avec ces défaites dans la peau, et que, toujours, on peut trouver, enfouie dans la Darkness, une saveur d’humour, parfois cynique, mais humour tout de même…

I have to die a little
Between each murderous thought
And when I’m finished thinking
I have to die a lot
There’s torture and there’s killing
And there’s all my bad reviews
The war, the children missing
Lord, it’s almost like the blues

De toi, nous ne gardons pas que l’essence. Nous gardons tout. So long, Leonard Cohen.

http://www.youtube.com/watch?v=zQI3uG0ss5c

À la une, Articles,

Le « New School of hip-hop »

OLD SCHOOL

cypress_hill All eyez on me Naughty By Nature

On parle souvent du bon vieux hip-hop en utilisant les mots « Old School » pour désigner cette époque où Naughty by Nature, Cypress Hill et Biggie Smalls dominaient la scène urbaine. La ligne qui trace la fin du « old school » n’est pas claire, mais on peut facilement catégoriser les Tupac et Dr. Dre comme « Old » et les Danny Brown et les Drake comme « new » school.

NEW SCHOOL

Comment ça? Pourquoi? Parce que le style a changé. Les « beats » et les paroles ne sont plus les mêmes. La production des « samples » a évolué. La culture hip-hop est plus populaire, probablement depuis la montée de Dr. Dre au palmarès avec « The Last Episode » et surtout Eminem en 2000 avec son très controversé album Marshall Mathers LP.

mac_miller_good_am  220px-die_antwoord_tenion_cover_art deadobies

Ce qui est intéressant dans l’univers du « new school », c’est le mélange de cultures et de genres. Le hip-hop d’aujourd’hui nous provient de partout: Californie, Brooklyn, Cape Town, Montréal.. C’est palpitant de découvrir toutes ces voix et ces styles qui nous étaient cachés avant l’arrivée de l’internet haute-vitesse et du streaming. Depuis, les styles se mélangent et se multiplient.

Je vous invite donc à découvrir le monde du NEW SCHOOL alors que je fouillerai le web pour vous pour cette toute nouvelle tribune. On se revoit la semaine prochaine!

À la une, Articles, Critiques,

Made in Montréal: The Holds

Cette semaine:
The Holds
Vous aimerez si vous aimez: Black Keys, Alabama Shakes, Gary Clark Jr.

Faites la connaissance de The Holds, un groupe de 5 musiciens (Ryan Setton, Justin Wiley, Eric Hein, Alex Lebel et Andre Galamba) qui partagent chacun leurs passion pour le rock. Ayant tous déjà touché à divers projets montréalais au courant des dernières années, les 4 gars se sont finalement retrouvés ensemble pour créer des chansons originales.

Ensemble, ils forment un heureux mélange de rock teinté d’influences 60’s et 70’s en passant par Stevie Wonder, Otis Reading et les Rolling Stones. Le résultat est très concluant sur leur premier EP éponyme regroupant 5 chansons entrainantes qui nous accrochent dès les premieres notes. Si le groupe garde la cadence pour la suite des choses, on peut s’attendre à un avenir très prometteur pour The Holds.

Le lancement du EP aura lieu le 29 janvier prochain au O Patro Vys.

Site Web officiel